Classiques

L’auberge de la Jamaïque, Daphné Du Maurier (1936)

Un de mes projets pour 2015 est de lire plus de classique 

Je me suis donc attaqué à un classique de la littérature anglaise : L’auberge de la Jamaïque de Daphné du Maurier

Lauberge-de-la-Jamaïque-de-Daphné-Du-MaurierUn roman qui m’a charmé et dont j’ai achevé la lecture conquise. Pour ceux qui ne connaitrait pas encore ce roman l’histoire se passe en Cornouailles. Le personnage principal est Mary Yellan, jeune fille devenant femme, orpheline confiée à sa tante Prudence qui vit à l’Auberge de la Jamaïque : un lieu maudit dont personne ne semble vouloir s’approcher. Mary Yellan arrivera chez sa tante et fera la connaissance de son oncle, un ivrogne colérique qui trempe dans de sombres affaires. Elle trouvera sa tante complètement transformée, vieillie et terriblement affectée par les choses qui se passent dans cette auberge. Mary Yellan va tout faire pour percer le mystère qui plane sur l’auberge de la jamaïque.

Ce roman est considéré comme un roman policier teinté d’aventuresL’auteur fait une très bonne description des endroits et le lecteur se sent parfaitement dans l’ambiance. Une ambiance pesante et sombre, comme le secret qui entoure le lieu. Le lecteur veut savoir ce qui se passe dans cette auberge et quel est le secret de son patron.

C’est également une belle histoire de vie de femme. Mary Yellan est une femme forte et courageuse, une héroïne à laquelle on s’attache et dans laquelle je me suis reconnue… tout du moins je l’ai enviée, enfin pas pour tout ce qui lui arrive mais pour le courage avec lequel elle surmonte tous les obstacles qui se présentent.

58324983Je ne connaissais pas du tout Daphné Du Maurier et je pense donc lire un peu plus de son oeuvre. J’ai lu sur le blog Yspaddaden que Rebecca est son chef-d’oeuvre. Assurément le prochain livre de l’auteur que j’ouvrirai.

Et vous? Aimez-vous Daphné Du Maurier? 

Classiques·Contes

The Pearl (la perle), John Steinbeck

Une perle qui change la vie

Genre littéraire : roman

Thèmes abordés : Perle, Richesse, discrimination,ségrégation ratiale, Mexicain, Américain

Histoire : kino, un mexicain trouve une perle qui va changer sa vie. Il se rêve en homme riche et est loin de s’imaginer à quel point cette découverte va bouleverser son existence.
Peu avant sa découverte, son bébé se fait piquer par un scorpion, le médecin du village ne veut pas soigner l’enfant sous prétexte que Kino n’a pas de quoi payer. Quand celui-ci découvre que Kino a trouvé la perle du monde, il accourt pour soigner l’enfant comprenant qu’il a tout a y gagner. Peu à Peu la perle apporte son lot de malédiction.

Mon avis : J’ai lu ce livre en V.O, je suis donc plutôt fière de moi. J’ai beaucoup aimé cette histoire même si avant de commencer, nous savons où l’auteur veut en venir : « l’argent ne fait pas le bonheur« . Comme je partage ce point de vue, j’ai bien aimé cette lecture. Mais ce livre ne se résume pas à cette petite phrase.

La première partie du roman aborde la ségrégation raciale qui existe entre mexicains et hommes blancs. Il y a clairement une critique de ces hommes blancs par l’intermédiaire du médecin qui ne veut pas soigner l’enfant d’un homme qui n’a pas d’argent. Kino ose demander de l’aide au docteur mais il n’est clairement pas habituel qu’un homme de sa condition frappe à la porte du médecin. Il y a d’un côté les hommes blancs (riches) et d’un autre côté les mexicains (pauvres).

Nous suivons donc les aventures de Kino et sa famille. Nous assistons à sa plus grande gloire (la découverte de la perle), nous partageons ses doutes et ses espoirs de vie meilleure. Peu à peu, nous comprendrons que c’est un aller sans retour et nous assisterons impuissant à sa chute brutale et violente.

Ce livre s’adresse à :  ceux qui aiment les livres avec une morale forte

Note sur l’échelle livresque : 9/10 coup de coeur

En lisant ce livre j’ai pensé : que je lirai d’autres Steinbeck, ça y est je suis fan. Rappelez-vous, je vous ai déjà parlé « Des souris et des hommes« 

Challenges/Swap·Classiques

Bel-ami, Guy de Maupassant (1885)

Bel-ami, la vie d’un opportuniste

Genre littéraire : Roman réaliste

Thèmes abordés : Opportunisme, arriviste, journalisme, amour, séduction

Histoire : Georges Duroy vient d’arriver à Paris, il est sans le sou. Il travaille pour la compagnie des chemins de fer mais gagne un salaire misérable qui ne lui permet pas de vivre comme il l’entend. En effet, il veut mener la grande vie et se rêve en homme riche. Un heureux hasard va mettre sur sa route un de ces anciens camarades devenu journaliste pour « la vie Française« . Celui-ci l’embauchera et le prendra sous son aile au journal. Georges Duroy en bon opportuniste se servira des femmes auprès desquelles il fait l’unanimité avec sa moustache et son physique de jeune premier.

Mon avis : J’ai apprécié ce livre, je l’ai savouré. C’est pourquoi je poste mon billet si tard et je vous prie de m’en excuser.
Au début du livre j’aimais beaucoup Geroges Duroy et son ambition. Le fait qu’il soit parti de rien et qu’il arrive à gravir les échelons.

Cependant dans la seconde partie du livre, je me suis mise à le détester. Pourquoi ? parce que je n’aime pas les hommes prêt à tout pour réussir et employant des manières peu scrupuleuses. Il ne réussit pas par son talent mais simplement grâce à son charme et ses relations. Le Georges Duroy des premières pages n’a rien à voir avec le Georges Duroy de la fin. Maupassant nous démontre ici que la soif de richesse et de pouvoir pervertissent les hommes. Une morale qui malgré les siècles écoulés est toujours très actuelle.

Ce livre s’adresse à : ceux qui ne l’ont pas encore lu car c’est un classique de la littérature française. (pour ceux qui ont une liseuse (ereader) vous n’avez pas d’excuses parce que le livre est gratuit et disponible sur le site de la BNF ou sur le site du Gutenberg project)

Note sur l’échelle livresque : 6,5/10

En lisant ce livre j’ai pensé : Qu’il était très bien écrit et que Georges Duroy était un homme détestable

Livre lu dans le cadre du challenge un mot des titres organisé par Calypso. Il fallait lire un livre avec le mot : « beau« .Vous pouvez lire le récapitulatif ici

Le mot pour la prochaine session est « Blanc » pour participer c’est soit sur livraddict, soit sur le blog de Calypso

Classiques·Coups de coeur

Des souris et des hommes, John Steinbeck (1937)

Les aventures de Lennie Small et Geroges Milton dans les vergers de Californie

Genre littéraire : Roman

Thèmes abordés : Travaux des champs, hommes, amitié, californie

Histoire : Le décor : l’Amérique, plus précisément les exploitations agricoles de Californie. Georges Milton et Lennie Small sont amis d’enfance. Ils travaillent comme journaliers dans de grandes exploitations. Leur rêve : posséder un jour leur lopin de terre et vivre tel qu’ils l’entendent.

Mon avis :  Des souris et des hommes est avec les raisins de la colère, l’un des romans les plus connus de John Steinbeck. C’est un classique de la littérature américaine. Je n’ai pas encore lu les raisins de la colère mais il a rejoint la longue liste des classiques que je dois lire dans ma vie (enfin elle est dans ma tête alors souvent remise à zéro, il faudra que je pense à la coucher sur papier…)
J’ai beaucoup aimé Steinbeck, c’est simple et sincère. Vous allez peut être rire mais ça m’a fait penser à Marcel Pagnol. Marcel Pagnol est amoureux de son coin de pays et j’ai ressenti cet amour de la terre chez Steinbeck. Steinbeck, c’est la californie des années 30 et les exploitations agricoles. C’est aussi des personnages dont on ne sait pas grand chose mais auxquels nous nous attachons profondément.
Lennie small contrairement à son nom est un gros gaillard simplet mais gentil, un bon bougre si je puis dire. George Milton, son ami d’enfance vif d’esprit mais pas si fort le traîne comme un boulet, Il ne veut se contraindre à l’abandonner. Lennie lui cause bien du soucis, mais il le prend sous son aile et lui promet qu’un jour ils auront un lopin de terre et que celui-ci pourra s’occuper des lapins. Atteindront-ils cet objectif ?
Une histoire d’amitié qui ne peut laisser indifférent.

Ce livre s’adresse : aux amoureux de la terre et à ceux qui souhaitent découvrir les ranchs des années 30 en Californie

Note sur l’échelle livresque : 8/10 coup de coeur pour ce classique

Ce que les autres blogueurs en pensent :

Le grenier de Masha

Aline1102

En lisant ce livre j’ai pensé : je dois lire d’autres livres de Steinbeck

Challenges/Swap·Classiques·Recueils de nouvelles

Contes du jour et de la nuit,Guy de Maupassant (1885)

Le challenge un mot, des titres est bénéfique remet au gout du jour les grands classiques

Genre littéraire : Contes et nouvelles

Thèmes : Amour, Deuil, Relations homme-femme, Vengeance, Mort, adultère

L’histoire : Difficile de faire un résumé puisqu’il s’agit de contes, les thèmes sont variés. Plusieurs histoires mettent en scène des personnages sur leur lit de mort. Une autre histoire raconte la vengeance d’une mère. D’autres histoires abordent l’adultère.

Mon avis : J’ai bien aimé ces contes. Premièrement parce que c’est une forme de lecture que j’apprécie. Quelques fois, nous avons envie de lire mais sans nous investir dans un roman de 300 pages. Les contes et les nouvelles sont là pour satisfaire cet appétit de lecture. Les contes et les nouvelles sont souvent mis de côté par les lecteurs et je trouve dommage de se priver de ce genre qui se prête très bien à la vie moderne.
Enfin, je dois dire que je n’avais pas ouvert un livre de Maupassant depuis l’école primaire. Bon je sais ce que vous allez dire : ça craint ! et en plus je n’ai pas d’excuses. Il va falloir que je relise un peu mes classiques. Pour ceux qui connaissent les contes du jour et de la nuit, j’ai adoré l’histoire de la parure. Une femme  du peuple se fait prêter un bijoux précieux par une amie riche et le perd. Elle est donc très embêtée et n’ose pas en parler à la propriétaire du joyau. Elle va s’endetter pour remplacer l’objet égaré. la chute de cette histoire est surprenante. Procurez vous de ce pas les contes du jour et de la nuit pour en savoir plus.

J’ai beaucoup aimé les réflexions toujours très pertinentes face à la mort. Par exemple dans l’histoire de la roche aux guillemots. Des chasseurs ont pour habitude de se retrouver à cet endroit pour chasser des oiseaux qui viennent chaque année (comme eux) en ce même lieu. Un jour, un des chasseurs ne vient pas. Il se présente le lendemain  avec un homme vêtu de noir. Deux jours de chasse s’enchaînent et il avoue enfin qu’il doit absolument partir. Son beau-fils est mort et il doit ramener son corps pour célébrer ses obsèques. Un chasseur lui répondra que dans son état, un jour de plus ne changera rien à l’affaire. Un mort peut bien attendre sagement, au point où il en est…

Enfin j’ai beaucoup aimé l’histoire sur le fait qu’on ne se voit pas vieillir. En effet, un homme revoit une femme qu’il a aimé dans sa jeunesse, il ne la reconnait pas. Quand elle lui dit qui elle est, il se dit qu’elle a bien vieilli. Il finit par se rendre compte que lui aussi a subi les ravages du temps.

Ce livre s’adresse à : Tout ceux qui n’ont pas encore lu Maupassant. Un petit livre très accessible à tous et à tout âge sur des thèmes universels.

Note sur l’échelle livresque : 7/10

Ce que les autres blogueurs en pensent :

En lisant ce livre j’ai pensé : on a quand même fait du chemin en ce qui concerne la condition de la femme.

Livre lu dans le cadre du Challenge un mot, des titres de Calypso sur son blog Aperto-Libro

Il fallait lire un titre contenant le mot Jour

Classiques·Romans autobiographiques

Comme un roman, Daniel Pennac

Un essai qui se lit comme un roman

Genre littéraire : Essai

Thèmes abordés : Lecture, Littérature, éducation

L’histoire : (enfin plutôt le sujet) Pourquoi les jeunes sont ils allergiques à la lecture? Comment y remédier? Comment donner envie aux élèves de lire ?
Dans ce premier chapitre nous nous retrouvons dans la chambre d un adolescent qui doit lire un livre pour l’école. Il n’arrive pas à lire. Ces parents se posent des questions : comment ce garçon qui aimait tant qu’on lui conte des histoires n’apprécie plus la lecture? Daniel Pennac nous explique qu’avant de vouloir faire comprendre un livre aux élèves, il faut leur redonner envie de lire. Lire l’histoire sans chercher à comprendre, juste pour l’histoire en elle même et non pour toutes les analyses et interprétations. Il explique concrètement comment il a redonné envie de lire à une de ses classes. Un jour, il décide de lire le Parfum à ses élèves, puis il enchaîne par d’autres livres. Finalement les adolescents n’ont pas la patience d’attendre le prochain cours pour connaitre la suite de l’histoire et courent acheter le livre lu par le professeur. Ils ont retrouvé gout à la lecture.

Mon avis : J’ai adoré ! J’ai souvent vu des commentaires sur cet ouvrage sur des blogs et ça m’a donné envie de le lire. Cependant la seule partie que les blogueurs retiennent c’est la partie sur les droits des lecteurs (qui doit faire 10 pages tout au plus) et je trouve dommage de se limiter à ça… C’est vrai que c’est intéressant mais je ne pense pas que ce soit la partie la plus importante du livre.  J’avais l’impression que c’était un livre qui présentait les lecteurs assidus que nous sommes. Un livre qui décrit les maniaqueries du lecteur mais ce n’est pas du tout ça. c’est bien plus ! et bien plus intéressant.

Ce livre s’adresse : aux professeurs de Français qui s’arrachent les cheveux parce qu’ils ne savent plus comment s’y prendre avec leurs élèves

Note sur l’échelle Livresque : 7/10

Ce que les autres blogueurs en pensent :

Itzamna 

Bouquins

En lisant ce livre j’ai pensé : Une lecture instructive

Classiques·Coups de coeur·Jeunesse

L’oeil du loup, Daniel Pennac (1984)

Relecture de l’oeil du loup surement 15 ans après (ça ne me rajeunit pas tout ça)

Genre littéraire : Littérature enfantine

Thèmes abordés : Loup, Enfant, Afrique, Alaska, Zoo, Amitié

L’histoire : Le jeune garçon était là, immobile, fixant le loup. Le loup jouait la carte de l’indifférence, Ignorant le garçon. Un jour cependant et voyant l’insistance de l’enfant le loup lui rend son regard. Le loup n’y voit que d’un oeil. Son oeil malade raconte son histoire, le jeune garçon va la lire dans cet oeil.
Excusez-moi pour la répétition du mot oeil mais c’est quand même le vif du sujet 😉
Le deuxième partie de l’histoire raconte l’histoire du garçon.

Mon avis : J’avais lu ce livre dans ma jeunesse (qui n’est pas si loin quand même) et j’en gardais un bon souvenir. Cependant une nuit, impossible de me rappeler ce qui se passait dans ce livre. Je me souvenais seulement de ce garçon qui fixait un loup. J’ai donc décidé de relire ce livre.
Dans un premier temps j’avais peur de gâcher ce bon souvenir parce que relire un livre est une opération dangereuse. N’ayant aucun souvenir, c’était déjà quand même moins risqué mais comme il s’agit d’une histoire d’enfant, j’avais peur de ne pas retrouver tout ce qui m’avait touché à l’époque. J’avais peur de gâcher un bon souvenir de lecture juste par pure curiosité. J’avais peur de ne pas retrouver mon innocence enfantine et d’entrer avec mes gros sabots d’adultes dans un domaine qui m’est interdit. Il faut croire que j’ai gardé mon âme d’enfant car la magie a opérée. J’ai adoré. Vous allez rire mais j’ai même faillit verser une larme.
Daniel Pennac est un très bon conteur, à l’image de ce jeune garçon qui regarde le loup. Une histoire simple mais tellement bien racontée qu’elle en devient magique et merveilleuse.

Ce livre s’adresse : aux jeunes lecteurs qui seront très heureux de dévorer leur premier roman

Note sur l’échelle livresque : 8/10

En lisant ce livre j’ai pensé : j’ai mis 1h à le lire mais quand j’étais enfant j’ai du y passer 3 ou 4 bonnes heures butant sur chaque mots, j’imagine 😉