Contemporains·Coups de coeur·littérature japonaise

La papeterie Tsubaki, Ito Ogawa (2018)

CVT_La-Papeterie-Tsubaki_7138Hatoko surnomée Poppo a 25 ans, suite au décès de l’Aîné, sa grand-mère maternelle qui l’a élevée, elle revient à Kamakura ville de son enfance. Celle-ci, écrivain public et gérante de la papeterie Tsubaki a initié Hatoko à son métier. Elle n’a pas toujours été tendre avec elle, ce qui explique peut-être son départ. La jeune-femme vient faire son deuil dans la ville où elle a grandi. Elle décide de prendre la succession de l’Aîné. Elle devient à son tour écrivain public. Hatoko va se fondre dans la peau des personnes qu’elle rencontre pour écrire des lettres à leur image.

Un roman qui nous fait voyager au japon et nous fait découvrir le métier d’écrivain public dans ce pays. un métier, qui est très codifié. Le choix des outils d’écritures, du papier et de l’encre enverra un message très différent au destinataire de la lettre. Hakoto s’investit pleinement dans ce nouveau travail, chacune de ses lettres est unique et demande beaucoup de travail et d’investissements de sa part.
J’ai aimé ce récit pour son côté très documentaire qui nous permet de mieux comprendre ce métier méconnu d’écrivain public et l’importance de celui-ci au japon un pays très attaché aux traditions.
Au fil des pages, vous découvrirez de très beaux portraits et vous en apprendrez d’avantage sur Poppo et sa relation particulière avec sa grand-mère. Au fil des lettres, Poppo apprendra à connaître autrui, mais également essaiera de trouver sa propre écriture, son propre chemin. Un gros coup de coeur.

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Ma 5eme lecture dans le cadre du Challenge 1% de rentrée littéraire. (Plus qu’un livre à lire et j’aurais atteint mon objectif 1%)

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littérature japonaise

La ballade de l’impossible, Haruki Murakami

la ballade de l'impossibleSuite à mon voyage au Japon, je me suis plongée dans ce roman pour découvrir la littérature de ce pays. Je connais et apprécie beaucoup Ryu Murakami, un autre auteur japonais qui n’a en commun avec celui-ci que le nom. Deux auteurs radicalement opposés, Ruy Murakami a un style plus trash, Haruki un style contemplatif. Je n’avais encore jamais lu de roman d’Haruki Murakami, c’est désormais chose faite ! Bien que très différent de mon auteur japonais Fétiche, j’ai beaucoup aimé cette lecture.

Le roman raconte une partie de la vie de Watanabe, des bribes de son adolescence et plus particulièrement le début de sa vie d’adulte à l’université. C’est très dur pour moi d’écrire cet article, car il se passe beaucoup de choses dans ce roman, mais en même temps tout paraît très lent. Certaines choses sont insignifiantes et n’apportent rien à l’histoire, mais pourtant ces choses m’ont parues nécessaires. Bon on dirait que je parle chinois alors une fois n’est pas coutume, je vous copie le résumé de ce roman :

Dans un avion, une chanson ramène Watanabe à ses souvenirs. Son amour de lycée pour Naoko, hantée comme lui par le suicide de leur ami Kizuki. Puis sa rencontre avec une jeune fille, Midori, qui combat ses démons en affrontant la vie. Hommage aux amours enfuies, le premier roman culte d’Haruki Murakami fait resurgir la violence et la poésie de l’adolescence.

Un roman que j’ai beaucoup aimé et qui me donne envie de lire d’autres livres de l’auteur, et plus généralement la littérature japonaise.

Et vous ? êtes-vous adepte de littérature japonaise ? ou d’Haruki Murakami ? des trésors à conseiller ?

 

 

 

Coups de coeur·Mangas/Manhwa

Le bonheur c’est simple comme un bento de Yuzu, Aoi Umetero Tome 1 (2018)

Le_bonheur_cest_simple_comme_un_bento_de_yuzu-nobiLe temps, le travail, tout ça, ça me déprimait un peu. J’ai flashé sur ce petit manga. La petite-fille sur la couverture m’a fait sourire et je suis donc repartie avec sous le bras ! Quelle excellente idée. Les bento de Yuzu, c’est le remède anti-déprime, un concentré de bonne-humeur qui fera renaître votre beau sourire, du soleil, une vraie cure de luminothérapie !

Yuzu est une petite fille qui adore cuisiner, mais elle a un pouvoir magique. Elle est capable grâce à sa cuisine de faire renaître des sentiments oubliés. Quand elle rencontre des clients, un petit coup de boule, lui permet d’entrer dans l’esprit de la personne et de lui cuisiner un repas sur mesure. Je sais que dit comme ça, vous allez vous dire ? mais qu’est-ce qu’elle me raconte la joanna ? Je vous promets que c’est super ! Pour finir de vous convaincre, la série ne compte que deux tomes ! ça ne va pas vous ruiner 😉

Je vous conseille d’acheter les deux parce que voilà, le tome 2 manque à ma vie, car comme je ne savais pas trop si j’allais aimé, je n’ai pris que le 1. Une erreur ! J’ai hâte de mettre la main sur le deux.

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Mangas/Manhwa

Flying Witch, Ishizuka Chihiro (2012)

Un manga tout mignon et plein de douceur

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Makoto est une jeune fille étourdie qui a un sens de l’orientation qui laisse à désirer. Accompagnée de son chat et de (très) nombreux cartons contenant ses effets personnels, elle part vivre chez ses cousins Kei et Chinatsu. Kei a le même âge, Chinatsu est beaucoup plus jeune qu’eux. Sous ses airs de jeunes filles banales, Makato est en réalité une sorcière. 

Le premier tome de cette série a su me toucher particulièrement pour son personnage principal haut en couleur. Comme vous le savez déjà je suis allergique à la sorcellerie, Harry potter m’est tombé des mains, mais dans ce premier tome, la sorcellerie n’est clairement pas au premier plan. Je pense que cet aspect sera développé dans les prochains tomes. J’ai aimé le côté étourdi et gaffeuse de Makoto. Le dessin m’a également beaucoup plu, les traits sont fins et épurés. Des illustrations simples et pleines de douceur. L’histoire en elle-même n’est pas folle mais j’ai pris plaisir à suivre le quotidien de cette jeune-fille et son arrivée à la campagne chez ses cousins. Une histoire de vie qui se déguste plus qu’elle ne se dévore. 

Mangas/Manhwa

La photographe Tome 1, Kenichi KIRIKI

Un énorme coup de coeur pour ce magnifique manga !

la-photographe-1-komikkuLa photographe est un manga un peu particulier puisque le Mangaka nous propose par l’intermédiaire de son personnage principal : Ayumi de partir à la découverte de Tokyo. à mi chemin entre le manga et le guide de tourisme intimiste, ce manga m’a transporté des
les premières pages dans une ville que je rêve de découvrir.
Ayumi est une jeune fille de 16 ans qui se passionne pour la photographie, elle fait partie du club photo de son lyc20161102_125052.jpgée et nous invite à découvrir sa ville à travers son objectif. Elle se rend dans différents lieux et nous raconte l’histoire actuelle mais aussi plus ancienne de l’endroit qu’elle nous fait visiter. Des bonnes adresses sont également indiquées ainsi que certaines traditions japonaises. Ayumi nous fait également découvrir des auteurs japonais connus ainsi que des mangakas. J’ai pris note de certains noms et je compte bien lire ces références.

Un livre qui me servira à préparer mon voyage au japon et que je prendrai dans mes bagages. à la fin du tome, il y a des pages vierges pour prendre des notes.  Un gros coup de coeur. Je conseille donc ce manga à tous ceux qui veulent découvrir Tokyo et également la culture japonaise. Un manga qui peut également intéresser les passionnés de photos ou ceux qui s’intéressent à ce sujet.

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Challenges/Swap·Contemporains

Chansons populaires de l’ère Showa

Une chanson (pas) douce (du tout)

Chansons-populaires-de-l-ere-Showa-de-Ryu-MurakamiVoici un roman lu dans le cadre du challenge un mot, des titres organisé par Calypso rédactrice du blog Aperto Libro
Il fallait lire un livre contenant le mot chanson. Comme j’aime beaucoup Ryû Murakami, j’ai choisi de découvrir un de ces romans que je n’avais pas encore lu.

Comme à son habitude, Ryû Murakami nous embarque dans un univers sombre, glauque au possible.
Le pays des bisounours est bien loin. Il faut avoir les nerfs solides pour lire ce roman du début à la fin.
Six jeunes asociaux se retrouvent le soir pour passer des soirées ensembles. On ne peut pas vraiment parler d’amitié, ils se retrouvent pour ne pas être seul mais finalement font peu de choses ensembles. Ils ricanent compulsivement. Ensuite, un rituel s’installe, ils font des soirées karaokés. En rentrant d’une de ces soirées. Un des jeunes tue sauvagement une femme dans une ruelle sous seul prétexte qu’il n’aime pas l’odeur de transpiration qu’elle dégage.
Cette femme fait partie d’une association de femmes. Des femmes qui se sont regroupées sous seul prétexte qu’elles portent toutes le même prénoms: Midori.
Les femmes ne pensent qu’à une chose : Venger leur amie.Une guerre est alors déclarée entre les deux groupes.
Ce roman est un enchaînement de violence qui finit en un terrible bouquet final.

J’ai moyennement aimé ce livre tellement j’ai trouvé le comportement des différents personnages idiots. Il y a de nombreuses scènes insupportables à lire. J’ai du mal à me faire un avis sur ce livre. Je reste un peu dans
l’expectative.

Note sur l’échelle livresque : 6/10

Pour ceux qui sont curieux de découvrir l’auteur je recommande Love and pop que j’ai beaucoup aimé.

Challenge-Un-mot-des-titres

Mangas/Manhwa

Kamakura Diary Tome 1, Akimi Yoshida (2013)

Une saga familiale 

kamakura diary akimi yoshida tome 1Au japon, 3 soeurs habitent la même maison. Un beau matin, elles apprennent la mort de leur père. Cette annonce ne semble leur faire ni chaud, ni froid, pour cause voilà des années qu’elles n’ont pas vu leur père. Celui-ci étant parti avec une autre femme quand elles étaient petites. Leur mère les a confié à leur grand-mère et s’est fait la malle peu de temps après.
Sachi l’aînée des trois est infirmière ne se rendra pas à la veillée funéraire prétextant qu’elle travaille de nuit. Ses deux soeurs, Chika et Yoshino s’y rendront. La veuve de leur père est trop éplorée pour venir les chercher à la gare. Elles feront donc la connaissance de Suzu qui vient les accueillir. Suzu est leur demi-soeur. Leur père l’a eu avec la femme pour laquelle il a quitté leur mère. Cette femme est morte d’une maladie et leur père s’est remarié avec une autre. Suzu a donc perdu ses deux parents. Sachi propose à Suzu de venir vivre avec elles.

Vous l’aurez donc compris, le thème principal de ce manga est la famille. Thème que j’apprécie mais pourtant ce manga ne m’a pas trop emballé. Je le trouve trop larmoyant. Comment-est ce possible ? autant de morts et de personnes victimes de maladies… Oui parce que vous verrez si vous le lisez, vous n’êtes pas au bout de vos peines. Une véritable hécatombe vous attend !

Je tiens quand même à préciser que le début de ce manga m’a beaucoup plu. En effet j’ai pris plaisir à découvrir ses trois soeurs aux caractères très différents. J’ai aimé rencontrer Suzu, cette fille devenue adulte avant l’heure qui s’est occupée de son père jusqu’à son dernier souffle.
Je n’ai jamais été très portée sur les sagas familiales, je ne pense donc pas lire la suite de ce manga. Je n’ai pas trop apprécié les dessins. Je trouve que les personnages sont un peu fades graphiquement. J’ai trouvé les dialogues très bien construit, on est plus attiré par le texte que le dessin.

Note sur l’échelle livresque : 6/10