Contemporains·Coups de coeur

Cent millions d’années et un jour, Jean-Baptiste Andrea (2019)

Dans cent millions d’années et un jour, Jean-Baptiste Andrea nous propose une expédition dans les alpes mais également au coeur de l’enfance du narrateur. Le personnage principal, paléontologue part à la recherche d’un mystérieux fossile dont il est le légataire. Un vieux concierge vient de décéder. Les habitants de l’immeuble voyaient en lui un homme terne et sans intérêt, les enfants venaient dans sa loge pour écouter sa fantastique histoire. L’histoire d’un jeune homme pris dans une tempête qui fait une découverte extraordinaire, celle d’un squelette gigantesque : celui d’un dragon. Stan, le paléontologue rêve de découvrir ce mystérieux squelette et décide de partir en expédition embarquant avec lui son ancien assistant Umberto désormais accompagné lui-même de son assistant Peter. Un guide de montagne complétera l’équipe.

Après avoir eu un gros coup de coeur pour Ma reine, j’ai été ravie d’apprendre que l’auteur publiait un nouveau roman. Je me le suis donc procuré et j’ai beaucoup aimé ce nouveau livre. Cette fois-ci l’auteur raconte l’histoire d’un homme et de sa passion pour son métier. C’est d’ailleurs un sujet qui m’a beaucoup plu car j’exerce moi-même un métier passion : bibliothécaire. Souvent quand on exerce un métier passion, les gens trouvent ça fantastique et ne voient pas tout le travail qu’il y a derrière pour y arriver.
Stan n’est pas soutenu par son père durant son enfance, il souhaite que son fils reprenne la ferme familiale.

L’expédition est vue comme une lubie, un caprice avant la retraite de Stan. Pourtant, comme Stan, je suis persuadée que quand on a une intuition, il faut la suivre jusqu’au bout et que c’est grâce aux curieux que le monde avance.
Cent millions d’années et un jour, c’est un livre inclassable à mi chemin entre le roman d’aventure, le récit de voyage et le roman d’apprentissage. Je suis ravie quand je tiens entre mes mains ce genre de roman, car je fais partie des gens qui détestent les étiquettes et qui aiment les surprises.

Un style unique plein de poésie à découvrir d’urgence si ce n’est pas déjà fait !

Coups de coeur·Jeunesse

Sauveur & fils saison 1, Marie-Aude Murail

sauveur et fils saison 1Sauveur & fils, c’est l’histoire d’un psychologue pour ados prénommé sauveur qui élève seul son fils Lazare,8 ans. J’ai beaucoup aimé le style de l’auteur qui ne s’encombre pas de détails inutiles, ni de longues descriptions. Le lecteur est tout de suite plongé dans l’action. Nous avons notre oreille dans un coin du cabinet de Sauver Saint-yves, par l’intermédiaire de son fils qui écoute par une porte sans être vu. C’est un peu malsain d’écouter les problèmes des gens, mais, on en redemande et on ne peut que s’attacher à cette ribambelle de personnages qui défilent dans le cabinet de ce grand psy black au coeur tendre. Les dialogues s’enchaînent et nous happent dans l’histoire. Il y aura forcément quelque chose qui vous plaira dans sauveur & fils car qu’on se le dise : finalement on est tous un peu voyeur et on adore laisser trainer notre oreille aux portes.
Et puis, ce n’est pas que du voyeurisme. Il y a aussi tout un suspens autours de Sauveur et son fils.

à lire absolument si vous aimez les histoires de vie et de famille.Je veux vraiment lire la Saison 2, et 3 et 4 !!!

coup de coeur

Coups de coeur·Romans autobiographiques

Seuls les enfants savent aimer, Cali (2018)

seulslesenfantsVous ne le savez peut-être pas, mais en dehors de la lecture j’ai une autre grande passion : les concerts. Et plus particulièrement, les concerts de Cali. Mes amis me demandent : »Tu vas encore voir Cali en concert? » tu n’en as pas marre ?  » Non car chaque concert est unique et que j’adore cet artiste qui donne beaucoup à son public. Merci beaucoup Cali pour ces moments de bonheur, car comme le dit une autre de mes idoles Didier Van Cauwelaert : « les heures de bonheur, on les a pour la vie, mais les heures de perdues ne se rattrapent jamais. »

Dans ce livre, il n’est pas question de bonheur mais de la perte d’un être cher. à l’âge de 6 ans Cali a perdu sa maman. Sa mère était également son institutrice. Il n’assistera pas à l’enterrement, il reste seul à la maison et observe les silhouettes toutes de noirs vêtus à la fenêtre. Son petit papa comme il l’appelle dans ce roman n’est plus que l’ombre de lui même, il noie son chagrin au bar du village. « Tu me manques à crever, maman. Jusqu’à quand vas-tu mourir ?  » demande le petit Bruno. Un enfant ne peut pas perdre sa maman. Ce n’est pas possible.
« La mort n’existe pas. Le désespoir, lui, je peux le toucher. C’est une matière visqueuse, une mauvaise sentinelle postée sur le chemin. Elle me surveille. Depuis ton départ, chaque jour crée une distance nouvelle. Tout est de plus en plus loin de toi. Ralentir, oui ralentir… Ne pas m’enfuir. à quoi bon prendre le large, maman? Ma vie, je veux te l’offrir entièrement.« 

Plus qu’un récit sur le deuil, Seuls les enfants savent aimer, c’est un rendez-vous avec les souvenirs d’enfance, l’école, les amis, le premier émoi et les colonies de vacances. Des thèmes déjà présents dans les textes de Cali chanteur. Un roman émouvant, déchirant, triste, mais aussi lumineux et joyeux. Un récit plein de sentiments, à l’image de la vie. Merci Cali pour ce beau roman.

J’aime autant le Cali écrivain que le Cali chanteur, ne t’arrêtes pas en si bon chemin, j’ai hâte de lire ton roman sur ta fugue !
Seuls les enfants savent aimer est un coup de coeur

coup-de-coeur

 

Non classé

Les virevoltants, Leila Meacham (à paraître aux éditions Charleston en Avril 2015)

Capture_d_e_cran_2015_02_12_a_12.02.23La petite Catherine Ann perd ses parents dans un accident de voiture. Elle va être confiée à sa grand-mère Emma qui vit modestement. Habituée à un certain train de vie en California, elle va débarquer dans un état (le texas) qu’elle ne connait pas, chez une grand-mère qu’elle ne connait pas beaucoup plus. Sous le choc de tout ces bouleversements, la petite fille va s’enfermer dans un mutisme. Pour faire face à ce problème, Emma va avoir une idée de génie : elle trouve en ses petits voisins John et Trey des protecteurs pour cette petite fille qui comme eux est Orpheline. John n’est pas vraiment Orphelin, il a un père mais celui-ci est souvent absent et est un alcoolique notoire. Situation qui va souder ses trois enfants.

Les virevoltants de Leila Meacham, c’est une histoire qui commence très bien, des pages qui se tournent toute seule. J’ai beaucoup aimé suivre l’enfance et l’adolescence de Cathy, John et Trey. Malheureusement la suite du roman ne m’a pas convaincue. En effet les projets des adolescents vont voler en éclat suite à différents secrets et la romance va se transformer en drame. Plus personne ne sera plus vraiment heureux. Ce roman est en quelque sorte un plaidoyer qui dit : Les triangles amoureux, c’est mal et vous n’en sortirez pas indèmne. Aucun des trois !
Comme vous le savez déjà, j’aime l’espoir. et hélas à partir de ce moment on sait que tout est foutu.

J’ai poursuivi ma lecture et j‘ai pris du plaisir à lire la dernière partie ou l’on retrouve un personnage : Le shérif. Il mène une enquête qui vous tiendra en haleine jusqu’aux dernières pages.  

à la fin de son roman Leila Meacham dit clairement qu’elle préfère les fins qui ressemblent à la vraie-vie aux fins hollywoodienne. Pour ma part j’ai trouvé son livre très hollywoodien. à un moment j’avais même l’impression d’être en train de lire le scénario d’un téléfilm. Je ne trouve pas que cette histoire fasse vraie sauf toute la première partie sur l’enfance et l’adolescence que j’ai beaucoup aimé.

Ce livre fait partie de mes Lectures en tant que lectrice CharlestonJe remercie Les Editions Charleston pour cet envoi. J’espère que le livre trouvera son public, malheureusement il ne m’était pas destiné.

lectrice charleston

Jeunesse

E=MC2 mon amour, Patrick Cauvin (1983)

Une histoire d’amour à l’américaine !

e=mc2 mon amourLauren King est Américaine. Daniel Michon adore le cinéma hollywoodien. Lauren vit à Paris. Daniel en banlieue. Elle est surdouée. Il est rêveur. Ils ont 11 ans. Un jour, ils vont se rencontrer grâce aux intestins défaillant de la mère de Daniel. C’est dans une ville thermale que leur histoire d’amour va naître. Deux enfants qui ont bien l’intention de s’aimer comme des grands.

J’ai beaucoup aimé ce livre. D’ailleurs, je crois que je l’avais lu dans ma jeunesse. Pas étonnant puisqu’il s’agit d’un roman jeunesse. Malheureusement il y a beaucoup de références à de vieux acteurs hollywoodiens tel que Humphrey Bogart, Robert Redford et Lauren Bacall. Références que je n’avais déjà pas à l’époque. Maintenant je connais un peu le cinéma d’avant ma naissance mais je doute que la nouvelle génération ne les connaissent (ces fameux acteurs). Un livre qui a peut être pris un coup de vieux justement à cause de ces nombreuses références et qui peut faire décrocher le jeune public à sa lecture.

J’ai beaucoup aimé la plume très particulière de cet auteur.
Un roman touchant, plein d’intelligence, d’humour et surtout d’amour. Un livre qui fait du bien en cette saison.

à savoir qu’il y a une suite intitulé « Pythagore, je t’adore« . Je lirais surement ce livre à l’occasion. 

Livre lu dans le cadre du challenge un mot, des titres organisé par Calypso. Le mot était AMOUR
Challenge-Un-mot-des-titres

N’hésitez pas à vous inscrire pour la prochaine session

Album pour enfants

Fraisie, la magie de la Pâtisserie, Rosalys (2012)

Un album à croquer

fraisie la magie de la patisserie rosalysGenre littéraire : Album/Première lecture

Thèmes abordés : Enfance, rêve, pâtisserie, magie

Histoire : Fraisie est une petite fille dont les parents sont les heureux propriétaires d’une pâtisserie. Passionnés par leur métier, ils souhaitent que tout comme eux, leur petite fille réalise ses rêves et exerce un métier qu’elle aime.

Mon avis : Avant de donner mon avis sur ce livre, je souhaite remercier  l’équipe de livraddict et l’Auteur Rosalys sans qui je n’aurais surement jamais découvert ce livre.

J’ai beaucoup aimé le thème de cet album, à savoir : réaliser ses rêves. Depuis que je suis enfant j’ai pour philosophie de réaliser mes rêves dans la mesure du possible bien entendu… Je sais que la vie n’est pas un rêve et qu’il faut faire avec, mais je trouve qu’il faut donner de l’espoir aux enfants. Cet album délivre donc un bien beau message : Tout est possible quand on est passionnée.
Je trouve que Rosalys a de bonnes idées, ses illustrations sont clairement son point fort. J’ai beaucoup aimé ses dessins. On aurait presque envie d’un livre grand format tellement ces illustrations acidulées sont magnifiques, On en mangerait ! Pour un album de pâtisserie c’est très réussie puisqu’il donne aux lecteurs envie de déguster aussi bien des yeux que de la bouche. J’aurais bien croqué dans tous ces petits gâteaux.

Son point faible : l’écriture, on sent bien un style mais il y a quand même quelques maladresses qui ont dérangé ma lecture.

Pour finir sur une note positive, cet album aux touches Kawaii (mignon en japonais) ravira les petits et grands enfants. Je vous laisse et surtout n’oubliez pas de réaliser vos rêves parce qu’on a qu’une vie et qu’en plus ça passe vite !

Note sur l’échelle livresque : 7/10

En lisant ce livre : j’ai retrouvé mon âme d’enfant

Contemporains

La petite fille dans le placard, Marie Lincourt (2007)

Une petite fille privée de son enfance, une histoire vraie qui ne devrait jamais se répéter

Genre littéraire : récit dramatique (tiré d’une histoire vraie)

Thèmes abordés : Enfance, Violence, Mauvais traitements

Histoire : Laurence, petite fille de six ans est mise au placard pour cause de rougeole. Elle partageait sa chambre avec son frère, ses parents ont eu peur pour leur petit garçon et ont enfermé leur fille dans un placard inutilisé. Entre une mère qui ne lui prête aucune attention, un père qui ne veut pas mettre en colère sa femme, une tante violente et sa maladie, la fillette lutte pour survivre. Seule Grannie, sa grand-mère paternelle semble s’intéresser à elle.  Grannie s’engage dans un combat pour obtenir sa garde. Elle refuse de voir sa petite fille mourir à petit feux dans ce placard et rêve de lui offrir une enfance normale.

Mon avis : La petite fille dans le placard est un livre qui ne peut laisser indifférent. Laurence, lolo partage avec nous son calvaire dans ce placard. Elle nous livre avec ses mots d’enfants ses souffrances,  souffrances qu’aucun enfant ne devrait connaitre.

Sa mère ne s’intéresse pas à elle, elle a eu cet enfant seulement pour retenir son mari qui voulait la quitter pour une autre. Elle voit sa fille comme une rivale, comme une des maîtresses de son mari. Quand elle ne l’ignore pas elle la traite de traînée.  Le plus clair du temps et quand elle n’est pas seule, c’est sa tante qui s’occupe d’elle, celle-ci la maltraite. Son père n’ose plus montrer d’affection pour sa fille, sa femme est jalouse. La petite fille est donc seule dans son placard sans personne pour la rassurer. Sa grand-mère vient lui rendre visite en soudoyant sa tante avec de l’argent. En effet la mère de Laurence n’apprécie pas la grand-mère et refuse de la voir chez elle. Celle-ci est donc contrainte de rendre visite à la fillette seulement en son absence.
Vous l’aurez donc compris La petite fille dans le placard n’est pas un livre que l’on amène à la plage et qu’on lit en sirotant un cocktail. C’est l’histoire d’un drame familial, une enfance brisée par des parents tortionnaires.

J’ai un peu de mal à lire les histoires vraies, surtout quand elles sont aussi difficiles que celle-ci. J’ai eu une enfance des plus normale et je m’en réjouis bien sur, j’ai donc du mal à lire ce malheur et à comprendre comment des parents peuvent faire des choses pareilles à leur propre enfant.

Pour conclure, un livre très bien écrit , court mais intense qui ne peut laisser indifférent et dont on ne sort pas indemne. D’autant plus quand on sait que des Laurence, il y en a beaucoup et que certaines ne s’en sortiront jamais.

Ce livre s’adresse : aux adultes

Note sur l’échelle livresque : 7/10

Ce que les autres blogueurs en pensent : 

Lylou bouquine

Spider95

En lisant ce livre j’ai pensé : j’ai vraiment du mal avec les histoires vraies sordides.

Livre lu dans le cadre du Challenge un mot, des titres de Calypso. Pour voir ce que les autres participants ont lu, c’est par ici !
Rejoignez nous pour la  Session 10

Livre lu également dans le cadre du challenge la plume au Féminin organisé par Opaline