Coups de coeur

L’amour des loving, Gilles biassette (2015)

L’amour plus fort que tout !

40eedf0fdabe3928abf88e5170f09aa7_400x400J’ai été contacté par Marion Craheix des éditions Baker Street qui m’a proposé un partenariat. Baker street est une maison d’édition spécialisée dans la littérature anglo-saxonne. Pour les curieux qui souhaitent plus d’information vous pouvez vous rendre ici 

l amour des loving gilles biassetteMarion m’a proposé de lire Freddie Friday d’Eva Rice mais après une visite sur leur site, j’avais très envie de lire L’amour des Loving. C’était le coup de foudre pour plusieurs raisons. Premièrement pendant mes études, j’ai fait tout un travail sur Obama et son élection.J’apprécie beaucoup l’histoire de l’Amérique et plus spécialement le thème de la ségrégation raciale. Pour que vous compreniez un peu mieux, je vais vous parler du roman. John Bouvier est journaliste fraîchement recruté à l’Alexandria Chronicle, il doit faire le portrait d’une personnalité de l’état de Virginie : Harry connors, un homme politique républicain qui a oeuvré et pris part à l’Amérique ségrégationniste. John n’est pas enchanté à l’idée de faire un article sur cet homme. Celui-ci, se livre pourtant à lui et petit à petit le guidera de surprise en surprise. Il lui parlera de l’histoire des Loving. Un couple mixe dont le seul crime fût l’amour. 

L-amour-des-loving.jpegL’auteur nous livre trois histoires : celle du journaliste John Bouvier, celle d’Harry Connor et celle des Loving.
Un roman inspiré de faits réel regroupé par l’auteur pour donner plus de force à son roman. Trois histoires qui ont toutes un point commun : la perception des noirs. Dans l’Amérique de Harry Connor jeune, il ne fait pas bon être noir. À la même époque les Loving forment un couple mixte. Richard est blanc, mildred noire. Ils ont un enfant ensemble et en attendent un second. Ils aspirent à un bonheur simple, une vie de famille comme tout le monde. Ils décident de se marier mais les mariages mixtes sont interdits. Ils sont donc condamnés pour leur crime : celui de s’aimer.
Il y a également l’Amérique de Barack Obama, celle de notre journaliste : une Amérique qui a élu un président noir. Une élection qui tire un trait sur le passé ségrégationniste. L’auteur profite de cette nouvelle pour nous faire une pîqure de rappel avec l’histoire d’Harry Connor et des Loving. Il fût un temps où les noirs ne pouvaient pas prendre le bus avec les blancs. Ne pouvaient  pas aller aux mêmes restaurants. Ne partageaient pas les mêmes écoles, ni les mêmes églises. Un temps où les noirs et les blancs ne se mélangeaient pas. Pourquoi? Personne n’a vraiment la réponse, pas même Harry Connor qui finalement dans son vieil âge a affirmé son soutien à Barack Obama.

Un livre qui se lit d’une traite et qui est très intéréssant. J’ai beaucoup aimé cette lecture. Un roman qui abrite en son sein une magnifique histoire d’amour mais traite également de secrets. Le coup de foudre pour ce roman s’est transformé en coup de coeur.
Si vous êtes intéressés, vous pouvez faire un tour sur la présentation de celui-ci ici.

à noter Jeff Nichols a adapté ce livre au cinéma, le film a été présenté au festival de Cannes cette année.

Contemporains

La petite marchande de souvenirs, François Lelord (2013)

La vie d’un Médecin Français Expatrié au Vietnam à la fin des années 1990

la petite marchande de souvenirs François LelordGenre littéraire : Roman Contemporain

Thèmes abordés : Vietnam, Hanoï, Expatriés, Français, médecin

Histoire : Dans une Hanoï endormie qui commence à peine à s’ouvrir au monde, Julien, un jeune médecin français, qui n’a connu ni guerre, ni révolution, découvre chaque jour un peu plus un peuple marqué par l’Histoire. Il travaille à l’ambassade de France mais son temps libre il l’occupe à parcourir le pays et à apprendre sa langue.
Aux abords du Lac de l’Epée, il croise souvent une jeune fille en chapeau conique, Minh Thu, Lumière d’Automne, qui tente de vendre des souvenirs aux premiers touristes pour nourrir sa famille. Une complicité naît entre eux, mais ils savent que tout les sépare. Au contraire, tout devrait rapprocher Julien de Clea, une collègue britannique détachée pour un an à l’Institut Pasteur de Saigon, qui rêve d’un avenir avec lui.
Peu avant Noël, une mystérieuse épidémie se déclare dans le service du Professeur Dang, vétéran des guerres révolutionnaires, qui a pris Julien en affection.
Tandis que la ville lentement se referme, Julien et Clea partent en expédition sur la piste des premiers malades, pendant que Lumière d’Automne, bravant l’interdiction de vendre, finit par être arrêtée par la police…
Vivre un grand amour et rester en vie, Julien n’est pas sûr d’y parvenir, mais il a appris de son père à toujours choisir la voie difficile

Mon avis : Je remercie Livraddict et les Editions JC Lattès qui m’ont permis de découvrir ce livre. En lisant cette quatrième de couverture, j’ai été tout de suite emballée par le sujet. Je ne suis pas particulièrement passionnée par le Vietnam, mais je trouvais que c’était une bonne occasion de découvrir par l’intermédiaire de cette fiction, un pays que je connais mal.

Après lecture de ce livre, j’en sais donc un peu plus sur ce pays et ses habitants. J’ai quand même trouvé que le livre manquait de détails et parlait d’avantage des expatriés que des véritables vietnamiens. J’ai donc été un peu déçue. J’ai beaucoup aimé le personnage de Lumière d’autonome. C’est la seule personne du roman qui m’a réellement touchée.

J’ai aimé détester Cléa, une britanique dont Julien devrait être amoureux car il est plus proche d’elle culturellement que Lumière d’Autonome. J’ai également détesté Julien dès les premiers lignes. Un homme qui aiment faire souffrir les femmes, qui m’a paru très antipathique.Fort heureusement, j’ai poursuivi ma lecture et je l’ai découvert plus humain au fil des pages.

Je n’ai pas trop accroché au début du roman mais petit à petit, j’ai voulu en savoir plus. Grand bien m’en a pris, j’ai adoré les dernières pages du livres. J’ai été très touchée par la fin de ce roman et j’ai eu du mal à le refermer.

Cependant ce livre n’est pas un coup de coeur pour moi. Il est très différent des romans que j’ai l’habitude de lire, c’est peut être pour ça que je n’ai pas pu l’apprécier à sa juste valeur. N’hésitez pas à le lire pour vous faire votre propre avis.

Note sur l’échelle livresque : 7/10

Contemporains

Les affreux, Chloé Schmitt (2012) Matchs de la rentrée littéraire Priceminister

Les affreux est un roman qui porte bien son nom

Genre littéraire : Roman contemporain

Thèmes abordés : Vivre après un AVC, Manque de considération, Handicap, violence

Histoire : Alfonse est contrôleur à la RATP. Un matin alors qu’il se lave les dents, il est victime d’un AVC. Sa femme partie à la boulangerie le retrouve inconscient. Chapitre après Chapitre Alfonse nous livre ses pensées. Pensées dont il est prisonnier puisqu’il ne peut plus communiquer que par des cris.

Mon avis : Tout d’abord, je tiens à remercier Priceminister pour ce livre que j’ai reçu dans le cadre des Matchs de la rentrée littéraire 2012. Je suis très contente de cette participation !

Je n’avais encore jamais lu de livre sur le sujet mais celui-ci m’a  fait penser à deux films. Tout d’abord, « le scaphandre et le papillon » de Julian Schnabel qui est tiré d’un livre de Jean-Dominique Bauby, Journaliste victime d’un AVC et qui a dicté son livre en clignant des yeux. Chaque clignement correspondant à une lettre.

Pour visualiser la bande-annonce, c’est par ici

J’ai vu ce film, il y a quelques temps et j’avais beaucoup aimé. C’est triste mais il y a quand même de l’espoir. Tandis que dans les affreux de Chloe Schmitt, il n’y a pas une once d’espoir. Si un petit passage mais sinon tout est très sordide.

Alfonse n’a pas eu de chance. Il a eu un AVC. On pourrait se dire : « le pauvre » mais son cauchemar ne fait que commencer. Il devient le souffre-douleur de tout le monde. Dans un première temps, celui de sa femme puis ensuite celui de son frère qui le maltraite physiquement. Je ne vous dévoile pas ce qui se passe dans la dernière partie mais je peux vous assurer que ce pauvre homme n’a vraiment pas de chance du tout…

J’ai beaucoup aimé la plume de Chloé Schmitt. J’ai ressenti toute la colère et le désespoir d’Alfonse. Un livre écrit un peu comme on parle. Ce qui est original puisque le personnage ne parle pas… C’est le monologue qu’il se fait dans sa tête.  Pour vous faire une idée voici quelques phrases que j’ai relevées :

« C’est ça le problème de toujours reporter au lendemain… Parfois le lendemain, il se pointe jamais!.. »

« On souriait con y’a pas à dire ! … On savait pas encore. Y a bien que les cons pour être heureux ! « 

« Plus on grandit, plus on se rapproche du plafond, moins y a de place pour rêver. »

« Grandir et crever. Même avec plein de choses au milieu, c’est pas une vie! … »

« Le suicide est une idée qui ne finit jamais que par elle-même »

« l’héroïsme m’était vite passé, je resterais pendouillant. »

Vous l’aurez donc compris et comme je le dis fort souvent en ce moment : « Ce livre n’est vraiment pas une tranche de rire« . Bon je l’avoue quand même, un passage m’a fait beaucoup rire. Les amis d’Alfonse, l’ammènent dans un club de strip-tease et ce passage est vraiment formidable. Glauque mais drôle.

Je préfère quand même lire un livre de quelqu’un qui a vraiment vécu cette situation, je trouve qu’il y a plus d’intérêt. Ce que je reprocherais à ce roman, c’est le côté trop « désespoir » mais c’est un parti pris de l’auteur.
Alfonse est vu comme un monstre mais finalement les vrais monstres de ce roman sont les affreux qui ne le considèrent plus comme un homme. 

Le second film que je ne peux que vous conseiller sur le sujet est Mar adentro d’Alejandro Amenabar avec Javier Bardem. Ce film retrace l’histoire vraie de Ramon Sampedro devenu tétraplégique à la suite d’un accident. J’ai préféré celui-ci mais l’autre (« le scaphandre et le papillon« ) se rapproche d’avantage du roman « les affreux« . Le film d’Alejandro Amenabar traite de manière très juste l’euthanasie où le droit de choisir sa mort.  Vous trouverez la bande-annonce ci-dessous

Je sais que ce ne sont pas les sujets les plus gais du monde mais je pense qu’il est important de se faire une opinion dessus.

Ce livre s’adresse : à ceux qui aiment les romans écrits comme parlés. (tout le monde n’aime pas forcément mais c’est un style que j’apprécie)

Note sur l’échelle livresque : 14/20

En lisant ce livre j’ai pensé : que c’était bien écrit. J’apprécie beaucoup le style de chloé Schmitt, c’est un premier roman très prometteur. 

Le lien pour vous procurez le livre 

Romance

13, rue thérèse, Elena Mauli Shapiro (2012)

La vie de Louise Brunet : une jeune femme ayant vécu la grande guerre, revue et corrigée par un professeur Américain

Genre littéraire : Roman

Thèmes abordés : Amour, souvenirs, sexe, épistolaire

Histoire : Josiane, secrétaire dans une université trouve dans son appartement une boite contenant des souvenirs de l’ancienne propriétaire : Louise Brunet. Elle va cacher cette boite dans le bureau d’un professeur Américain. Dans ce roman nous connaîtrons L’histoire de Louise Brunet telle que Trevor (le professeur américain) l’imaginera à partir des objets et lettres découvertes dans la boite

Mon avis :

Avant de vous raconter plus en détail ce que j’ai pensé de 13, rue Thérèse, je tiens à dire un grand merci à l’équipe de livraddict et aux  éditions Michel Lafon pour ce beau bébé.

Pour commencer 13, rue Thérèse est un livre objet qui fait qu’on a très peu envie que le livre papier disparaisse. La couverture est sympathique, bien que je préfère la version anglaise et américaine (que vous pouvez trouver sur le splendide site dont je vais gentiment vous donner le lien plus tard).
Dans ce livre, vous trouverez, des photos, des lettres et des photos d’objets contenu dans la boite que Trevor va découvrir : la boite « à trésor » de Louise Brunet. J’ai beaucoup aimé parcourir ce livre et regarder les différentes photos et lettres avant de commencer ma lecture. Pour vous faire une idée, vous pouvez consulter les documents sur le site de l’auteur et spécialement dédié au livre. Un site au design très soigné qui vaut le coup d’oeil.

J’ai lu ce livre dans le métro et je dois avouer que certains passages ne se prêtaient pas particulière à une lecture publique. Voyez-vous ce que je veux dire ? Je veux parler de passages du genre « son sexe tendu… » , j’ai donc décidé de ne plus trop lire ce livre dans le métro après cette découverte. Pour tout vous dire, en voyant la couverture et en lisant le résumé, je m’attendais à une histoire d’amour gentillette d’où ma surprise! Enfin n’ayez crainte, il n’y a que 2 ou 3 pages de ce type… C’est juste que je n’étais pas prévenue. Après j’en redemandais 😉

Je dois avouer qu’au début de ma lecture, je ne comprenais pas bien qui était le narrateur et je n’ai compris qu’à la moitié du livre que Trevor imaginait la vie de Louise Brunet par l’intermédiaire de ses documents. (Oui je suis peut être un peu longue à la détente… )
J’ai trouvé les passages sur le cousin Camille et la vie des militaires pendant la guerre très intéressants. J’ai même eu une petite larme à l’oeil.
J’ai beaucoup aimé la fin que je n’ai pas vu venir et qui est surprenante.  J’ai adoré suivre la vie de Louise Brunet (enfin la vie revue et corrigée de Louise Brunet par Trevor) qui est une femme très libre pour son temps.
J’ai bien aimé également les références au Français, le fait que le professeur soit américain et décrive des expressions Françaises aux lecteurs.

à noter que l’Auteur de ce livre a vraiment trouvé cette boite dans son appartement. L’auteur nous livre donc ici sa vision de Louise Brunet. Le mystère reste entier et il existera autant de Louise Brunet que de lecteur de ce livre. 

Ce livre n’est pas un coup de coeur mais une lecture agréable que je vous recommande pour vos froides soirées d’hiver qui ne vont pas tarder à poindre.

Ce livre s’adresse : Aux jeunes-filles et femmes

Note sur l’échelle livresque : 7/10

En lisant ce livre j’ai pensé : que j’aimais bien les livres avec des documents (photos,lettres etc..) et qu’il en faudrait plus des comme ça.

Documentaires

Ces petits hasards qui bouleversent la science, Marie-Noëlle Charles (2012)

Un livre dont le personnage central n’est autre que le Hasard

Voici un livre lu dans le cadre d’un partenariat avec les agents littéraires mobilisés au service des livres peu médiatisés. Si vous ne les connaissez pas encore, je compte sur vous pour faire un petit tour sur leur site

Je tiens donc à les remercier  et remercier également la maison d’édition Le Papillon Rouge Editeur pour cette belle lecture que je recommande chaudement à toutes et à tous.

Genre littéraire : Enquête/Documentaire

Thèmes abordés : Hasard, Science, Inventeur, Découverte, Invention

Histoire : Le hasard serait-il le plus grand des inventeurs ? L’auteur, Marie-Noëlle Charles, nous propose pour réponse à cette question de revenir sur de grandes découvertes et inventions rendues possible par le hasard. Heureux hasard qui peut se manifester de multiples façon, rêve prémonitoire, observation fortuite, oubli ou encore erreur de manipulation.

Mon avis : Ces petits hasards qui bouleversent la Science est une excellente enquête, très bien documentée et qui peut et doit être lu de tous. Ce livre séduira le scientifique comme le plus littéraire d’entre nous puisqu’il ne s’agit pas d’un livre de science pur et dur mais d’un livre où le personnage principal n’est autre que le hasard.

Le roman se compose de 50 parties, chacune d’elle retrace une découverte ou une invention.J’ai apprécié les titres originaux de chaque partie qui donnent envie de découvrir quelle sera l’invention ou la découverte traitée. À titres d’exemples, L’anti-bourreau des coeurs pour le pacemaker (pile, stimulateur cardiaque) ou encore Monsieur X pour Wilhelm Conrad Roentgen a qui nous devons la découverte des rayons X. C’est un nuage qu’on emprisonne relate l’invention de la Montgolfière.

De nombreuse autres inventions et découvertes vous serons dévoilées dans cet ouvrage. Entre autre vous pourrez découvrir l’invention du micro-onde, du stéthoscope, du phonographe, du téléphone, des allumettes, du caoutchouc et du verre feuilleté pour les pare-brises de voitures.

De nombreuses découvertes médicales sont également présentées telles que la chimiothérapie, le test papanicolalou (frotis vaginal), l’IRM, la vaccination et l’aspirine.

Enfin de grandes découvertes telles que l’attraction terrestre, la preuve irréfutable que la terre est ronde par l’intermédiaire du pendule de Foucault et la découverte des Amériques.

Chaque histoire est illustrée par une ou deux photos que j’ai trouvé très bien choisies. J’ai bien aimé découvrir le portrait de ces inventeurs ou encore leur découverte. Elles apportent un témoignage supplémentaire et un côté ludique à l’ouvrage.

J’ai pris beaucoup de plaisir à lire ces histoires, j’en connaissais déjà certaines mais je découvrais quand même la majeure partie. J’ai appréciée le fait que l’on parle des inventeurs et de leurs vies personnelles. Certains ont réussi à tirer profiter de leurs découvertes d’autres sont morts dans la misère et le plus grand anonymat.

Pour conclure, ces petits hasards qui bouleversent la Science de Marie-Noëlle Charles deviendra à coup sûr votre livre de chevet. Livre qui vous aidera à vous coucher moins bête mais aussi vous permettra de relativiser toutes vos petites gaffes de la journée. Oui! Parce qu’avec ce livre vous découvrirez que le hasard et les gaffes ont permis de très grande découvertes. Vive donc la maladresse. (à petite dose quand même!)

Ce livre s’adresse : aux littéraires comme aux scientifiques

Note sur l’échelle livresque : 10/10

En lisant ce livre j’ai pensé : que finalement j’aime autre chose que la fiction et qu’il serait intéressant de lire de temps en temps des livres documentaires