Contemporains·Coups de coeur

Journal d’un vampire en pyjama, Mathias Malzieu (2016)

Journal-dun-vampire-en-pyjamaMathias Malzieu : un vampire poétique à l’humour dévastateur

Je remercie les Editions Albin Michel pour cet envoi. Mathias Malzieu est un écrivain que j’apprécie beaucoup. Je l’ai découvert par l’intermédiaire de son groupe Dionysos car pour ceux qui ne le savent pas encore, j’adore la musique. Le rock en particulier et le Bird’N’Roll plus précisément. Je me suis rendue à de nombreux concerts du groupe. J’apprécie leurs textes mêlant romantisme, folie, humour et poésie. Dionysos, c’est tout un univers à chaque album et de la joie à chaque show. Je remercie donc également Mathias Malzieu (et son groupe) pour le bonheur qu’il me procure par son énergie, ses textes et mélodies.

En novembre 2013, un peu avant la sortie de son film « la mécanique du coeur » mathias malzieu découvre qu’il est atteint d’une maladie rare : l’aplasie médullaire. Il doit être transfusé régulièrement en attendant une hypothétique greffe de moelle. Avec cette maladie, Mathias se transforme en Vampire, il a besoin de sang pour survivre. 

Dans ce roman autobiographie, l’auteur nous livre jour après jour son quotidien de vampire (malade) avec humour, fantaisie et poésie. Certains passaJournal d'un vampire en pyjama-mathiasmalzieuges sont plus sombres car évidement être malade n’a rien de drôle mais Mathias fait face à cette épreuve avec son bouclier fétiche : l’humour. Il se moque de Dame Oclès qui le suit partout avec son épée. Mathias a le don de voir le monde avec des lunettes qui le rendent plus beau. Il a tout un univers et voit les choses comme dans un film fantastique. C’est ce qui me plait dans ce livre et chez Mathias Malzieu : Cette capacité à s’émerveiller et rendre sa vie plus belle avec son imagination. Il traverse une épreuve difficile mais relativise toujours. Bien sûr, il a peur de ne pas s’en sortir mais il garde toujours espoir en faisant ce qu’il fait de mieux : la musique et l’écriture. Il lit également beaucoup de poésie et plus particulièrement Walt Whitman un poète américain que j’ai maintenant très envie de découvrir.
L’art à donc joué un rôle important durant son combat contre la maladie.Il remercie les soignants ces « super-héros du quotidien » et lance un appel au don.

Ce journal est également une Ode à l’amour, et comme vous le savez déjà j’adore l’amour donc mon petit coeur a fait boum boum. Une belle preuve d’amour adressé à Rosy son amoureuse qui a su vivre cette aventure à ses côtés. Un message d’amour également adressé à ses proches (son père et sa soeur) mais également ses amis qui n’ont pas quitté le navire quand il prenait l’eau. En effet, Mathias explique que la maladie a vite fait le tri entre les amitiés sincères et les autres.

Tour à tour, vampire, hamster et eggman, la maladie n’a rien de glamour mais avec l’humour et la fantaisie tout passe toujours mieux. Telle est la conclusion de ce roman autobiographique qui finit bien. 

Challenges/Swap·Contemporains

Blanche comme le lait, rouge comme le sang, Alessandro D’Avenia (2010)

Un roman sang faute !

9782253164593-TJ’ai lu ce roman dans le cadre du challenge Un mot, des titres organisé par calypso. Pour cette session, il fallait lire un livre  contenant le mot sang. J’ai donc choisi de lire ce roman dont je n’avais jamais entendu parler mais qui s’est présenté à moi comme une évidence. J’ai été séduite par la 4eme de couverture qui pour une fois ne dévoile pas tout le roman de but en Blanc. Blanc, ce mot est présent tout le long du roman. Une couleur qui fait peur à Léo, le narrateur de ce roman, un ado de seize ans. Comme tout bon lycéen qui se respecte, les profs sont pour lui une espèce à éradiquer. Travaillant moi-même dans un collège, j’ai bien ri à la description des profs et aussi au fait que souvent les élèves ont du mal à s’imaginer qu’on puisse avoir une vie en dehors de l’établissement. Léo a également une obsession pour le rouge. Rouge représenté par Béatrice, une jeune fille que Léo admire de loin mais qui pour lui est dans son cœur. Malheureusement un jour, Béatrice ne vient plus en cours. Léo va tout faire pour la revoir car elle est son rêve. Dans ce roman, nous suivons donc la vie de Léo pendant une année scolaire remplie d’émotion.

J’ai trouvé ce roman très poétique et très bien écrit. Je vous recommande donc sa lecture. J’ai aimé Léo cet adolescent qui m’a fait écho. J’ai aimé sa conception de l’amour. Le fait que rien ne l’arrête et qu’il soit prêt à tout malgré les nombreux obstacles qu’il rencontre. L’auteur parle de la théorie des âmes sœur dans Le banquet de Platon. Pour ceux qui ne connaissent pas, c’est une histoire selon laquelle les êtres humains possédaient quatre jambes, quatre bras et deux têtes. Zeus qui avait peur de leurs pouvoirs auraient séparé ces êtres en deux. Les deux êtres ainsi séparés errent sur terre à la recherche de leur partie manquante. J’aime beaucoup cette théorie, je la trouve jolie et j’y crois. Ce roman est plein d’humour, de poésie, de romantisme, de sentiments et d’amour. Tous les ingrédients qui me sont chers pour faire un bon roman. Ce n’est pas un coup de cœur mais j’ai beaucoup aimé cette lecture. (il n’y a qu’a compter le nombre de fois ou j’ai écris j’aime !)

Pardonnez mon jeu de mot un peu nul dans le titre 😉

Note sur l’échelle livresque : 8,5/10

Challenge-Un-mot-des-titres

Contemporains·Coups de coeur·Mangas/Manhwa·Science-fiction

L’enfant qui venait d’un livre, Didier Van Cauwelaert, Soy, Patrick serres

Un enfant très touchant ! Un livre à vous procurer de toute urgence !

Genre littéraire : Romanga (un roman, un manga et des tableaux)

Thèmes abordés : Enfance, famille, science-fiction, fiction, maladie

Histoire : Louise rêve d’être actrice mais doit se contenter d’être hôtesse au salon du livre jeunesse. à la fermeture, elle se retrouve avec un petit garçon perdu sur les bras. Il dit s’appeler Zederem. Il tient dans ses mains un manga dont le héros sur la couverture lui ressemble étrangement. Louise se pose des questions : Qui est donc ce petit garçon ? et où sont ses parents ? De multiples péripéties mènent à la réponse.

Avis : L’enfant qui venait d’un livre est un projet très intéressant qui réunit 3 arts à savoir : la peinture, le manga et la littérature. Un genre nouveau est naît de ce projet : Le romanga.
Le livre se découpe en deux parties : une partie manga (Patrick Serres) et une partie livre (Didier Van Cauwelaert) avec les tableaux de l’artiste Soy.
Vous pouvez commencer l’histoire par le manga ou par le livre indifféremment ou tout simple lire un peu des deux.
J’ai beaucoup aimé ce livre  même s’il fut vite lu. C’est un livre très touchant dont on ne ressort pas indemne. On pourrait croire au premier abord que le livre s’adresse à un jeune public. Le nombre de page (le livre n’est pas très épais)et le fait qu’il y ait un manga et des peintures pourtant l’enfant qui venait d’un livre est destiné à un public adolescent/adulte.
J’ai bien aimé le manga même si j’ai trouvé que les dessins faisaient un peu vieillot… J’ai adoré les tableaux de soy, je ne connaissais pas du tout cette artiste et ça m’a donné envie d’en savoir plus à son sujet. Evidemment étant une fan de Didier Van Cauwelaert j’ai été séduite par son texte.

De l’humour, des sentiments, de l’humanité et surtout de l’espoir, pourquoi de l’espoir? parce que ce livre traite d’un sujet difficile : la maladie chez l’enfant.

En effet ce livre a été écrit et est vendu pour aider les enfants souffrants de dystonie musculaire : une maladie génétique qui s’attaque aux muscles et finit par les détruites. N’hésitez plus c’est pour la bonne cause ! Si ce n’est pas un coup de coeur littéraire vous pourrez toujours vous consoler en vous disant que votre argent sauvera peut-être une vie !

Note sur l’échelle livresque : 9/10 Coup de Coeur

Ce que les autres blogueurs en pensent :

En lisant ce livre j’ai pensé : Que c’était un bien joli projet !

Ce livre a été lu dans le cadre du Challenge un mot, des titres de Calypso. Il fallait lire un livre contenant le mot : Enfant.

Challenges/Swap·Contemporains·Coups de coeur

Oscar et la dame Rose, Eric Emmanuel Schmitt

Un livre plein d’humour et de sentiments

Genre littéraire : roman

Thèmes abordés : maladie, vie, amitié, dieu, amour

L’histoire : Oscar, un petit garçon atteint d’un cancer apprend que son traitement ne fait aucun effet. Il ne lui reste plus que quelques semaines à vivre. Une dame de compagnie de l’hôpital (une dame rose) lui conseille d’écrire à dieu.

Mon avis : Au risque que vous croyez que j’adore tout en ce moment (et assez souvent il est vrai !), j’ai Adoré. Un livre vite lu mais plein d’émotions, on l’entame  en riant de bon coeur. On en vient même à oublier la gravité du sujet :  un pauvre petit garçon qui ne connait rien de la vie va bientôt mourir. à la fin on verse une petite larme ou un océan de larmes suivant notre niveau de sensibilité.
On s’attache à Oscar mais aussi à la Dame Rose. Ce livre est une ode à la vie. Une fois celui-ci refermé, il faut s’en souvenir et profiter de chaque instant parce qu’on sait quand la vie commence mais on ne sait jamais quand est-ce qu’elle s’achève.
Parce qu’Eric Emmanuel Schmitt écrit bien mieux que moi je lui laisse la parole :

« Nous oublions que la vie est fragile, friable, éphémère. Nous faisons tous semblant d’être immortel »

« La souffrance physique on la subit.La souffrance morale on la choisit. »
méditez bien la dessus les amis 😉

Note sur l’échelle livresque : 9/10 coup de coeur

Ce que les autres blogueurs en pensent :

Un chocolat dans mon roman

Le blog d’une ptitelfe

Livralire livre à vivre

Ce livre s’adresse :  à tous

En lisant ce livre j’ai pensé : la vie est courte, il faut en profiter au maximum.

Livre découvert par l’intermédiaire du Baby challenge Livraddict littérature contemporaine(pour ceux qui ne connaissent pas il s’agit d’un forum de lecteurs très sympathique)
Ce challenge m’a fait découvrir ce livre que je ne connaissais absolument, sans lui je serai passé à côté d’une magnifique histoire ! Une chose est sure, je pense continuer à lire les livres d’Eric Emmanuel Schmitt