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Le métier de bibliothécaire #Saison 1

Chose promise, chose due, je prends enfin le temps dans ma vie sulfureuse de bibliothécaire d’écrire un petit article sur ce métier.
Le 13 février, je vous ai posé des questions sur les clichés qui vous viennent à l’esprit quand on évoque ce métier.
Voici quelques unes de vos réactions :

Les bibliothécaires sont toujours habillés « vintage » .. mais que fait cristina cordula ?

mon bibliothécaire me fait penser au paresseux dans Zootopia… un grand corps un peu voûté. Il ne faut pas être pressé quand on s’adresse à lui mais il est très serviable et dévoué.

Avec les nouvelles technologies le livre va-t-il survivre ?

Est ce qu ils ont lu tous les livres de la bibliothèque ?

Tout d’abord je tiens à vous remercier d’avoir évité le cliché du chignon, du cardigan en laine et des lunettes. Je suis sûre que vous y avez tous pensé. Ensuite il y a aussi également très souvent le fameux « CHUUUT » qui revient en tête de liste quand on évoque notre profession. Et pour tout vous dire après avoir travaillé 2 ans dans un CDI de collège, je le maîtrise à la perfection. Cependant, ce n’est pas ma fierté car maintenant les Médiathèques sont des lieux vivants et de convivialité où il est permis et même conseillé de parler. Le chut n’a donc plus toute sa place dans cet ambiance plus décontractée.

Maintenant, je vais donc répondre à vos interrogations.

Les bibliothécaires sont toujours habillés « vintage » .. mais que fait cristina cordula ?
En ce qui me concerne, j’aime beaucoup la mode. Comme vous le savez déjà où allez le découvrir, si je n’avais pas été bibliothécaire, je serais Styliste. Durant mes études de mode, je passais beaucoup de temps à la bibliothèque à la recherche d’inspiration, j’en ai trouvé, mais pas pour la mode. Enfin, si j’aime toujours la mode mais l’appel des livres a été plus fort !!!

mon bibliothécaire me fait penser au paresseux dans Zootopia… un grand corps un peu voûté. Il ne faut pas être pressé quand on s’adresse à lui mais il est très serviable et dévoué.
Je suis petite et plutôt pleine d’énergie. Bon, je ne me tiens pas toujours très droite, ça doit être parce qu’on est souvent penché au dessus d’un livre ? non ?
Comme ton bibliothécaire, j’aime prendre soin des lecteurs.

Avec les nouvelles technologies le livre va-t-il survivre ?
Avec tous les blogueurs lecteurs, je pense que le livre a encore de belles heures devant lui. Les gens sont très attachés au livre. Jeter un livre est quelque chose d’intolérable pour de nombreuses personnes. La symbolique du livre est encore très forte.
Les murs de la bibliothèque n’étant pas extensibles, le bibliothécaire est amené à jeter des livres. Ce n’est pas toujours évident, même pour le bibliothécaire chevronné. ça s’appelle le désherbage. Certaines bibliothèques organisent des ventes avec les livres désherbés. Personnellement je ne trouve pas ça correct. Dans ma petite Médiathèque (qui n’est quand même pas si petite !) je donne les livres désherbés sauf ceux qui sont déchirés, abîmés ou obsolètes bien sûr.

Pour le côté sacré du livre, je pense qu’il serait temps que les mentalités changent. Surtout quand certaines personnes apportent des cartons de dons et que ce ne sont que des vieux livres avec les pages pleines de champignons qui sentent le moisi, moi je n’ai aucune pitié, tout part à la poubelle. Franchement les gars ! économisez-nous ce travail, faites ça vous-même, vous n’irez pas en enfer car vous avez jeté un livre. Et on en revient au bibliothécaire vouté ! vous nous bousillez le dos avec vos cartons de dons moisis 🙂

Est-ce qu ils ont lu tous les livres de la bibliothèque ?
Alors celle-ci est la question la plus posée quand on travaille en bibliothèque. Souvent sur le ton de la blague, mais parfois également en toute innocence. Parfois ça passe moins bien quand on te sort : « ça doit être super votre boulot, être payé à lire toute la journée. »
Qu’on se le dise tout de suite, le bibliothécaire lit principalement le soir chez lui sur son canapé, dans son lit comme tout le monde, ou le week-end et pendant ses vacances. Je lis en moyenne 50 romans par an, donc je vous laisse faire le calcul. je travaille depuis 2010 en bibliothèque, ça fait presque 10 ans donc 500 romans. J’ai 30 ans donc si on compte que j’ai commencé à lire des romans à 7 ans, je suis à 1150 grand maximum. Je lis également beaucoup de Mangas. D’ailleurs, j’ai presque lu tous ceux de ma Médiathèque. C’est rigolo ! la prochaine fois qu’on me posera la question je pourrais donc répondre fièrement : j’ai lu tous les mangas !

Voilà voilà c’est fini ! J’espère que cet article en amènera un autre. Il n’y a pas de questions bêtes et j’y réponds avec plaisir 😉 (Plus elles sont bêtes et plus c’est drôle en fait ! )

Qu’avez-vous toujours voulu savoir sur les bibliothèques sans oser le demander ? Rendez vous prochainement pour Le métier de bibliothécaire #saison2

Contemporains

Nos richesses, Kaouther Adimi (2007) Prix renaudot des lycéens et Prix du style

137380_couverture_Hres_0Dans nos richesses, Kaouther Adimi nous livre le très beau portrait d’Edmond Charlot, un homme qui a voué sa vie aux livres.
Ce livre très documenté et écrit sous forme de journal intime retrace la vie d’Edmond Charlot depuis la création de sa librairie en Algérie en 1936 à sa mort.

De retour de Paris et inspiré par la librairie d’Adrienne Monnier, Edmond Charlot, agé de vingt ans décide d’ouvrir « Les vraies richesses », une librairie, maison d’édition en référence à Jean Gionot. Il souhaite publier et faire connaître des jeunes écrivains de la Méditerranée. Parmi ceux-ci un nom que nous connaissons tous : Albert Camus.

J’ai beaucoup aimé ce livre principalement pour le style de l’auteur et la forme choisie. Le lecteur a l’impression de plonger dans la vie d’Edmond et de le connaître intimement. Un homme qui n’a pas eu une vie facile et qui malgré tous les obstacles qui se sont présentés a continué à défendre sa librairie et ses auteurs coûte que coûte. Même en pleine guerre et quand il n’y avait plus de papier pour faire imprimer ses ouvrages, il a continué à encourager ses auteurs. Nos richesses est un très beau portrait d’un homme qui a dévoué sa vie aux livres. Un sujet qui ne pouvait que me passionner et une lecture dont je ressors bouleversée mais également pleine de courage. Un livre qui donne envie de se consacrer pleinement à tous nos projets, même les plus fous, mais surtout d’y croire jusqu’au bout.

Challenges/Swap

SWAP LIVRES ET GOODIES

Bonjour à tous !

Aujourd’hui je viens vous présenter une nouvelle aventure 😉 LE SWAP LIVRES ET GOODIES organisé par Djihane du Chouette Blog Les instants volés à la vie

Voici le logo :
19048446_10211549095715048_594697550_o

et le billet qui explique tout ce que vous devez savoir.

Pour ceux qui se demandent ce qu’est un swap. Swap signifie échange en anglais. Le but est de préparer un colis pour un(e) blog(ueuse) et en échange votre partenaire vous concocte un joli colis de son côté.

J’ai déjà participé à deux swap : Un SWAP sur le thème d’Alice au pays des merveilles
et un SWAP Gourmand très sympa avec Séverine qui avait donné lieu à une après-midi gourmande en sa compagnie, un chouette moment ! 😉

Je suis à la recherche d’un(e) partenaire pour le budget petit ou moyen. Laissez-vous tenter !

Coups de coeur·Jeunesse

Songe à la douceur, Clémentine Beauvais (2016)

Un énorme coup de coeur !

couv-songe-a-la-douceur-620x987Songe à la douceur est un roman jeunesse en vers libres. J’ai découvert ce livre dans l’émission « La grande librairie » consacrée à la littérature jeunesse. Avant de voir cette émission, J’avais déjà entendu beaucoup de bien de cet auteur et je suis donc contente de l’avoir lu. C’était magique. J’ai adoré son livre. J’aurais pu le lire d’une traite mais j’avais envie de le savourer, j’ai donc pris mon temps et j’ai dégusté chaque passage.

Songe à la douceur est une adaptation du roman de Pouchkine Eugène Onéguine.
Tatiana est une jeune fille passionnée de lecture qui préfère le monde romanesque à la vie. Sa soeur Olga sort avec Léonard qui se fait appeler Lensky, c’est un jeune homme passionné qui fait du Slam. Un jour, celui-ci débarque avec un de ces amis : Eugène, un garçon qui plait beaucoup aux jeunes-filles mais ne s’intéresse pas à elles, ni à l’amour. C’est un garçon mystérieux et sans passion. L’exact opposé de Lensky.
Au début du Roman, nous retrouvons Tatiana et Eugène adultes. Ils se croisent dans le métro. Petit à petit,l’auteur nous livre leur histoire passée et présente.

J’ai beaucoup aimé ce roman pour sa poésie et le style de l’auteur. La plume de Clémentine Beauvais est magnifique et j’imagine que ce roman a demandé beaucoup de travail. les mots sonnent et je pense que pour profiter de toute cette poésie, songe à la douceur devrait être lu à voix haute. D’ailleurs dans l’émission de la grande libraire, une jeune-fille a lu un extrait et c’est ce passage qui m’a fortement donné envie de le lire.
Songe à la douceur aborde de manière très juste la période de l’adolescence et du premier amour mais également l’amour à l’âge adulte. L’auteur livre également différentes façon s d’aborder l’existence, avec passion et fougue par l’intermédiaire du personnage de Lensky et de façon plus pessimiste avec le personnage d’Eugène.

Merci à l’auteur qui m’a donné envie de découvrir l’oeuvre originale de Pouchkine. J’ai également envie de découvrir les autres romans de Clémentine Beauvais. Je suis sous le charme. LISEZ LE ! VITE !

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Album pour enfants

Nouvelle rubrique : Rose a lit

Bonjour à tous !

Aujourd’hui est un jour spécial ! Je viens vous présenter une nouvelle rubrique. Depuis plus d’un an, j’ai la chance inouïe d’être maman. Un vrai bonheur qui change une vie  😉 vous comprendrez quand vous serez mère et vous comprenez tout à fait si vous l’êtes déjà. Comme je suis passionnée (obsédée) par les livres, j’ai décidé quand j’étais enceinte (Oui, les femmes enceintes ont souvent des lubies) que tous les mois, j’achèterai un livre à ma fille. Comme toute passionnée, j’ai eu du mal à me stopper donc il y a des mois où le un livre est devenu plusieurs livres. Rose a un peu plus d’un an et voici sa bibliothèque :

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J’ai donc décidé de vous faire partager ses découvertes dans une nouvelle rubrique qui s’intitule « Rose lit« .

Voici le logo qui accompagnera chaque article
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J’ai pensé que cette rubrique pourrait aider de nombreux parents. En effet en littérature jeunesse le meilleur côtoie parfois le pire. La production de ce secteur est énorme et il est parfois très difficile de faire un choix devant le nombre d’ouvrages proposés. Difficile également de savoir quel livre est adapté à l’âge de votre enfant. J’espère vous aider dans vos choix en vous livrant les réactions de ma fille.

à très bientôt pour de belles découvertes

Contemporains·Coups de coeur

Les lisières, Olivier Adam (2012)

Olivier Adam se livre

les lisièresGenre littéraire : Contemporain

Thèmes abordés : Secret de famille, séparation, divorce

Histoire :  Paul, écrivain vivant en Bretagne, vient de se faire quitter par sa femme. Il vit très mal cette rupture et supporte mal de ne pas pouvoir voir ses enfants tous les jours. Suite à une grave maladie dont est victime sa mère, il décide de retourner dans la banlieue où il a passé son enfance. Il retrouve ses anciennes connaissances et force est de constater que la dure réalité a rattrapé tous les rêves et ambitions de ceux-ci.

Mon avis :Je ne voulais pas lire ce livre. J’avais peur de retrouver ce romancier et sa dépression. Cependant, quelqu’un m’a mis ce livre entre les mains en me disant : « il est magnifique » alors je me suis laissée tenter. N’allez pas croire que je suis une fille facile ! loin de là. Il faut dire que j’avais quand même envie de le lire pour me faire mon idée.

Finalement je ne suis pas déçue. Ce livre est LE PLUS ABOUTI de l’auteur. Evidemment comme les autres, c’est un livre qui dérange puisqu’il aborde des sujets difficiles : le chômage,la haine pour les étrangers,la montée du Front national,la politique, la dépression, l’amour, la séparation (divorce) et les secrets de famille.
J’ai aimé de nombreux passages. J’ai trouvé qu’olivier Adam dressait un portrait très juste de notre société et de nos classes moyennes. (dont je fais partie tout comme vous surement qui lisez ce modeste blog sans prétention.)

La montée du front national,le chômage, l’ insécurité de l’emploi autant de sujets qui ne sont pas forcément drôles mais qui sont évoqués avec beaucoup de justesse. Je me suis reconnue dans ces différentes personnes issues des classes moyennes. Le fait de galérer à trouver un emploi et de pouvoir le perdre juste parce qu’on a été moins souriant, moins productif mais surtout parce qu’ils savent qu’il y en a 10 autres qui cherchent du boulot derrière… La difficulté d’obtenir un CDI même à Simply (pour ceux qui ne connaissent pas, c’est une enseigne du type : intermarché, carrefour, auchan etc..).

Les lisières est aussi un roman qui aborde le secret de famille et les blessures que peuvent engendrer ses secrets.

Ensuite, j’ai trouvé très convaincant le portrait qu’il dresse de lui même (de l’écrivain). Parce qu’il ne faut pas se voiler la face Paul, c’est Olivier. Bien sur certainement pas entièrement mais en grande partie. Le fait qu’il ne fait plus partie des classes moyennes dont il est issu mais ne se sentent pas non plus appartenir aux hautes sphères. C’est un peu comme ces étrangers qui chez eux sont vus comme des français et en France sont perçus comme des étrangers. Ils ne se sentent plus chez eux nulle part. Pour olivier Adam, c’est pareil sauf que c’est une histoire de classes sociales. Il est rejeté par les siens. Il souffre d’un manque de considération, un manque de reconnaissance. Personne ne comprend bien son métier. Ils ont du mal à accepter que leur fils étale sa vie et celles de ses proches dans ses romans. Ils trouvent ça malsain.
Il se rejette lui même de « la haute société ». L’élite parisienne dont il pourrait faire parti mais dont il se sent différent. Il est en lisière du monde. Le japon est son eldorado, une terre d’asile où il pourrait couler des jours heureux.

Les lisières est un livre qui permet de mieux comprendre Olivier Adam et son oeuvre. à vous procurez d’urgence si vous vous intéressez à cet auteur.

Note sur l’échelle livresque : 8,5/20

En lisant ce livre j’ai pensé : qu’olivier Adam devenait un peu plus optimiste voir même drôle. Il est sur la bonne voie !

Si vous souhaitez lire un autre roman sur les secrets de famille, Jetez vous sur UN SECRET de Philipe GRIMBERT

Challenges/Swap·Contes·Jeunesse

Les Chroniques de Narnia,Tome 2, le lien, la sorcière blanche et l’armoire magique, C.S Lewis

« Toujours l’hiver mais jamais Noël »

Genre littéraire : Roman Jeunesse/Fantastique/Conte

Thèmes abordés : Mondes magiques, Autre-monde, féerie, magie

Histoire : Pendant la seconde guerre mondiale, quatre frères et soeurs (Lucy, Susan, Edmund et Peter) sont envoyés chez un professeur afin de se mettre à l’abri des raids aériens. Il habite une grande demeure et  les enfants en font vite leur aire de jeux. Lors d’une partie de Cache-cache Lucy fera une étrange découverte : Une pièce de la maison est vide et sans décoration, au fond de la pièce trône une vieille armoire. Lucy vient de trouver la cachette idéale mais est loin de se douter que celle-ci mène vers un autre monde… Un monde où c’est toujours l’hiver mais jamais Noël !

Mon avis : J’ai pris grand plaisir à lire ce conte. J’ai lu le tome 1 et j’ai enchaîné immédiatement sur le second. J’ai trouvé qu’il y avait moins d’humour que dans le premier volume et ça m’a un peu attristé… Rassurez-vous de nombreux passages m’ont quand même fait sourire.
Un deuxième opus plus sérieux donc !
à noter que ce livre peut être lu indépendamment du premier puisqu’il s’agit d’une toute autre histoire. Bien sur vous retrouverez certains personnages du premier tome tel que Aslan, le lion ou encore la sorcière Blanche.
Même si ma préférence va au tome 1 de Narnia, je lirai avec grand plaisir les autres épisodes 😉 parce qu’on a tous un enfant qui sommeille en nous et qu’il est très agréable d’entrer dans des mondes magiques.

Ce livre s’adresse : aux petits et grands enfants

Note sur l’échelle livresque : 7/10 parce que j’ai nettement préféré le premier

En lisant ce livre j’ai pensé : que c’était un joli conte de Noël

Livre lu dans le cadre du challenge un mot, des titres organisé par Calypso. Le mot était blanc donc blanche pour moi 😉