Coups de coeur

Murène, Valentine Goby (2019)

Murène, c’est un coup de coeur. Murène c’est un coup de poing.
François Sandre est un jeune homme de 22 ans qui croque la vie à pleine dent, il ne tient pas en place et travaille dans le bâtiment, il vient de rencontre Nine. Les premières pages de ce roman, l’auteur nous plonge dans leur histoire d’amour et la passion dévorante qui les unie. Et puis, c’est le drame. François Sandre a un accident. Il est retrouvé dans la neige le corps calciné, presque mort, mais pas tout à fait encore. Il va être amputé et devra apprendre à vivre (ou survivre) avec ce nouveau corps qui est désormais le sien.

Un roman dur, mais nécessaire qui dépeint parfaitement une époque : le milieu des années 50 en France et le sort réservé aux amputés. Les parents de François travaillent dans un atelier de couture et très vite François est comparé à un stockman (Un mannequin de couture sans bras.)

L’auteur met en lumière les discriminations dont sont victimes les amputés et plus terrible encore, au sein même de ses amputés, il y a d’autres discriminations entre les mutilés de guerre et amputés suite à un accident.

Un très beau portrait d’homme qui renaît de ses cendres et devient Murène.

Mangas/Manhwa

Silent voice, Oima Yoshitoki (2013)

Un manga à dévorer !

Pour les mangas, c’est comme pour les séries TV, j’aime bien prendre mon temps, grappiller un épisode par-ci par-là. Quand j’ai commencé Silent voice, j’ai été tout de suite happée par l’histoire. Je ne pouvais pas lacher cette série. Silent voice est un véritable page-turner.

Silent voice est souvent décrit comme un manga sur le handicap et plus particulièrement la surdité. C’est un univers que je connais mal, j’avais peur que ça tombe dans le cliché mais ce n’est pas du tout le cas. Les personnages ne sont pas du tout stéréotypés et réservent pleins de surprises.

Au début de ce manga, Shoa est un vrai petit con à qui on donnerait bien des giffles. Le genre de garçon que j’ai toujours détesté à l’école. Celui qui se croit le meilleur et se moque de tout le monde et plus particulièrement des faibles. Shoko, une jeune fille sourde vient d’arriver dans son école et est sa nouvelle victime. La pauvre jeune fille est victime de brimades et devient le bouc-émissaire de la classe.

Un très beau manga sur le thème de la différence mais également sur le harcèlement scolaire. Une belle leçon de vie à mettre entre vos petites mains et surtout à conseiller à nos ados !

à noter que c’est une série terminée (7 tomes)

enorme-coup-de-coeur

Contemporains

Les affreux, Chloé Schmitt (2012) Matchs de la rentrée littéraire Priceminister

Les affreux est un roman qui porte bien son nom

Genre littéraire : Roman contemporain

Thèmes abordés : Vivre après un AVC, Manque de considération, Handicap, violence

Histoire : Alfonse est contrôleur à la RATP. Un matin alors qu’il se lave les dents, il est victime d’un AVC. Sa femme partie à la boulangerie le retrouve inconscient. Chapitre après Chapitre Alfonse nous livre ses pensées. Pensées dont il est prisonnier puisqu’il ne peut plus communiquer que par des cris.

Mon avis : Tout d’abord, je tiens à remercier Priceminister pour ce livre que j’ai reçu dans le cadre des Matchs de la rentrée littéraire 2012. Je suis très contente de cette participation !

Je n’avais encore jamais lu de livre sur le sujet mais celui-ci m’a  fait penser à deux films. Tout d’abord, « le scaphandre et le papillon » de Julian Schnabel qui est tiré d’un livre de Jean-Dominique Bauby, Journaliste victime d’un AVC et qui a dicté son livre en clignant des yeux. Chaque clignement correspondant à une lettre.

Pour visualiser la bande-annonce, c’est par ici

J’ai vu ce film, il y a quelques temps et j’avais beaucoup aimé. C’est triste mais il y a quand même de l’espoir. Tandis que dans les affreux de Chloe Schmitt, il n’y a pas une once d’espoir. Si un petit passage mais sinon tout est très sordide.

Alfonse n’a pas eu de chance. Il a eu un AVC. On pourrait se dire : « le pauvre » mais son cauchemar ne fait que commencer. Il devient le souffre-douleur de tout le monde. Dans un première temps, celui de sa femme puis ensuite celui de son frère qui le maltraite physiquement. Je ne vous dévoile pas ce qui se passe dans la dernière partie mais je peux vous assurer que ce pauvre homme n’a vraiment pas de chance du tout…

J’ai beaucoup aimé la plume de Chloé Schmitt. J’ai ressenti toute la colère et le désespoir d’Alfonse. Un livre écrit un peu comme on parle. Ce qui est original puisque le personnage ne parle pas… C’est le monologue qu’il se fait dans sa tête.  Pour vous faire une idée voici quelques phrases que j’ai relevées :

« C’est ça le problème de toujours reporter au lendemain… Parfois le lendemain, il se pointe jamais!.. »

« On souriait con y’a pas à dire ! … On savait pas encore. Y a bien que les cons pour être heureux ! « 

« Plus on grandit, plus on se rapproche du plafond, moins y a de place pour rêver. »

« Grandir et crever. Même avec plein de choses au milieu, c’est pas une vie! … »

« Le suicide est une idée qui ne finit jamais que par elle-même »

« l’héroïsme m’était vite passé, je resterais pendouillant. »

Vous l’aurez donc compris et comme je le dis fort souvent en ce moment : « Ce livre n’est vraiment pas une tranche de rire« . Bon je l’avoue quand même, un passage m’a fait beaucoup rire. Les amis d’Alfonse, l’ammènent dans un club de strip-tease et ce passage est vraiment formidable. Glauque mais drôle.

Je préfère quand même lire un livre de quelqu’un qui a vraiment vécu cette situation, je trouve qu’il y a plus d’intérêt. Ce que je reprocherais à ce roman, c’est le côté trop « désespoir » mais c’est un parti pris de l’auteur.
Alfonse est vu comme un monstre mais finalement les vrais monstres de ce roman sont les affreux qui ne le considèrent plus comme un homme. 

Le second film que je ne peux que vous conseiller sur le sujet est Mar adentro d’Alejandro Amenabar avec Javier Bardem. Ce film retrace l’histoire vraie de Ramon Sampedro devenu tétraplégique à la suite d’un accident. J’ai préféré celui-ci mais l’autre (« le scaphandre et le papillon« ) se rapproche d’avantage du roman « les affreux« . Le film d’Alejandro Amenabar traite de manière très juste l’euthanasie où le droit de choisir sa mort.  Vous trouverez la bande-annonce ci-dessous

Je sais que ce ne sont pas les sujets les plus gais du monde mais je pense qu’il est important de se faire une opinion dessus.

Ce livre s’adresse : à ceux qui aiment les romans écrits comme parlés. (tout le monde n’aime pas forcément mais c’est un style que j’apprécie)

Note sur l’échelle livresque : 14/20

En lisant ce livre j’ai pensé : que c’était bien écrit. J’apprécie beaucoup le style de chloé Schmitt, c’est un premier roman très prometteur. 

Le lien pour vous procurez le livre 

Coups de coeur·Romance

Didier Van Cauwelaert, La Demi-pensionnaire (1999)

  Parce que j’ai toujours du temps à accorder à Didier (Van Cauwelaert)

Genre littéraire : Roman

 Thèmes abordés : Amour,Amitié, handicap, héritage

 L’histoire : (alors si je me souviens bien) C’est l’histoire d’un jeune homme qui travaille à la Sacem et qui se retrouve à jouer le rôle d’un autre. Tout commence, le jour où une femme d’un certain âge vient le trouver sur son lieu de travail et le convainc de devenir le remplaçant d’un jeune militaire décédé dans de tragique circonstance. Il est convié à un diner et ne sait à quoi s’attendre. Il fait la rencontre d’une jeune femme (ancienne maîtresse du militaire), ait séduit et se rend compte à la fin du repas qu’elle est en fauteuil roulant.

Mon avis : (qui n’est pas très objectif puisque je suis une lectrice assidue de Didier Van Cauwelaert)

Nous entrons dans une histoire hors norme, loin des clichés et idées reçues. Une histoire d’amour et d’amitié. Un homme qui en jouant à être un autre finit par se trouver lui même.

Entrer dans un roman de didier van cauwelaert, c’est comme ouvrir une surprise , on ne sait à quoi s’attendre. De l’humour, de l’amour, du suspens et de la magie, j’adhère et j’adore.

Ce livre s’adresse : à toute personne qui veut faire entrer un peu de magie dans sa vie 

Note sur l’échelle livresque : 10/10 Coup de coeur

 Ce que les autres blogueurs en pensent :

Les carnets de lecture de pimprenelle

Mes lectures

Si vous avez aimé ce livre, vous aimerez peut être : L’éducation d’une fée de Didier Van Cauwelaert