Coups de coeur·Jeunesse

La tête sous l’eau, Olivier Adam (2018)

CVT_La-Tete-Sous-lEau_7949Quand j’ai ouvert « La tête sous l’eau » je m’apprêtais à verser un océan de larmes comme ce fût le cas avec « Je vais bien ne t’en fais pas » du même auteur. Je me suis tellement bien préparée psychologiquement que finalement je n’en ai pas versé une seule (de larme). J’ai passé un excellent moment la tête sous l’eau car une fois ouvert, impossible de le reposer. Trop de suspense les amis !

La tête sous l’eau, c’est l’histoire d’une famille qui en a ras le bol de Paris et qui part vivre en Bretagne. Enfin, ce sont les parents qui décident, car leur deux enfants ne semblent pas partager leur enthousiasme. Plus particulièrement, Léa qui est amoureuse et vit ce départ comme un déchirement. Au fil des pages, le lecteur découvrira des lettres d’amour de cette jeune fille adressé à un destinataire inconnu dont on présume qu’il s’agit de son premier amour laissé à Paris. Jusqu’au jour où Léa disparait. La famille est anéantie. Son frère semble avoir trouvé une échappatoire dans le surf et passe tout son temps libre à écumer les vagues. (bon je ne sais pas si ça se dit comme ça étant donné mes piètres prouesses en surf, voir article précédent)

J’ai adoré la construction de ce roman, l’intrigue entrecoupée par les lettres de Léa donne  de la force au récit et surtout l’envie folle de tourner les pages pour en savoir plus. J’aime beaucoup le style d’Olivier Adam et j’ai pris plaisir à le retrouver. Il s’agit d’un roman jeunesse, mais je vous encourage à le lire pour abolir la frontière entre roman pour ados et roman pour adulte. D’ailleurs, les ados peuvent tout à fait lire je vais bien ne t’en fais pas ! Non mais !!!

C’est un coup de coeur et ma 3eme lecture pour les 1% de Rentrée littéraire

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Contemporains

Je vais bien, ne t’en fais pas, Olivier Adam

Un petit roman bouleversant

Les lecteurs assidus de ce blog connaissent la relation étrange que j’entretiens avec Olivier Adam. C’est un auteur que j’aime beaucoup mais comme vous le savez déjà, je suis quelqu’un d’optimiste et si vous avez déjà ouvert un livre d’Olivier Adam, vous savez que ce n’est pas la qualité première de l’auteur. J’aime la nostalgie, le désespoir et la mélancolie qui se dégagent de son oeuvre.  J’en ressors bouleversée à chaque fois et parfois même en me disant : quelle horreur ! Pas pour le style d’écriture bien évidément mais plus pour les pauvres gens qui vivent dans ses romans. Des gens brisés auxquels nous ne souhaitons absolument pas nous identifier mais une réalité qui existe bel et bien. Une réalité sans fard.
J’avais adoré Les lisières selon moi le roman le plus abouti de l’auteur, je me suis donc décidée à lire : Je vais bien ne t’en fais pas. Pari risqué puisque j’avais adoré la version cinématographique de Philippe Lioret, petite séance de rattrapage pour ceux qui ne connaitraient pas encore ce film. Le film qui m’a fait le plus pleurer de toute ma vie et un de mes films préférés (la liste est longue et assez éclectique).

Le roman est aussi poignant que le film. Malheureusement connaissant déjà toute l’intrigue, celui-ci a un peu perdu de son intensité à mes yeux. Je vais bien, ne t’en fais pas d’olivier Adam ne comporte pas beaucoup de pages mais vous boulerversera par le poids de ses mots et de son écriture. Une ambiance pesante et mélancolique voir glauque, certains passages donnent la nausée. C’est l’histoire d’une fille qui vivait dans l’ombre de son frère (son frère était son exemple dans la vie) et qui sans lui a perdu pied.
C’est également une belle histoire d’amour entre un père et sa fille. Finalement je suis cruelle car il y a quand même une belle leçon d’amour dans ce petit roman d’Olivier Adam.

Note sur l’échelle livresque : 8/10

Coups de coeur·Mangas/Manhwa·Science-fiction

L école emportée, Kazuo Umezu (1972) Tome 1

Un beau jour, une école disparait

Genre littéraire : manga

Thèmes abordés : science-fiction, enfance, peurs, violence

L école emportée  et moi, avons fait connaissance à la bibliothèque au rayon manga, le hasard d une belle rencontre. Je posais ma main sur lui et je suis repartie avec. Au début j ai pensé que c était un manga pour jeune lecteur mais après quelques scènes de violence… je me suis ravisée.

L’histoire : Un beau matin, l ecole du jeune Sho disparait. à l intérieur de l établissement, c est la panique. Tout le monde est en alerte et se demande ce qui se passe. Tout ce qui se trouve dans les environs de l école à disparu. Les téléphones et la télé ne fonctionnent plus. Plus tard, nous apprendrons que c est le système électrique au complet qui est H.S
Au début, les professeurs essayent de rester maitre de la situation mais très vite, ils cèdent à la panique. Un professeur va meme jusqu à se suicider, incapable de faire face à la situation.

Mon avis : un très bon manga malgrè qu il soit daté (1972). je n ai qu une hate, lire la suite ! J ai beaucoup aimé le personnage principal, ce jeune écolier sho qui devient un héro par la force des choses. Il réalise qu il a été grossier avec sa mère et s en veut terriblement de l avoir quitté en étant faché. En effet, le matin de l incident, après une enième dispute, il annonce tout de go qu il quitte son foyer au grand désespoir de sa mère. Il regrette cet acte et réalise qu il n était finalement pas si mal chez lui.

Ce que j ai particulièrement apprécié, c est que finalement ceux qui s en sortent le mieux dans l histoire sont les enfants. Doté d un esprit imaginatif, ils sont capables de croire à l impossible contrairement aux adultes à l esprit carthésien qui ne peuvent faire face à la situation. ca me fait penser à une citation d André Breton : / c est peut etre l enfance qui approche le plus de la vraie vie/

C est à dire que les enfants ont un regard direct sur les choses, ils ne sont pas formatés comme les adultes.

Ce livre s’adresse : à un public averti parce qu il y a des scènes de violences (ne convient pas à un jeune public)

Note sur l’échelle livresque : 10/10

Ce que les autres blogueurs en pensent :

My blog life

Chronique d un Newbie

En lisant ce livre : je me suis remémorée toutes mes peurs enfantines.

Si vous avez aimé ce livre, vous aimerez peut être : Battle Royale (bien que très différent)

Contemporains

Cristallisation secrète, Yoko Ogawa (2009)

Imaginez une île où les choses disparaissent

Genre littéraire : roman

Thèmes abordés : Disparitions inexpliquées, Police secrète, régimes totalitaires

L’histoire :  La narratrice vit sur une ile de l’archipel japonais, à mesure que le temps passe, des choses disparaissent. Ce roman débute par une scène  où la maman raconte à sa fille, les objets qui ont disparus mais que celle-ci a gardés précieusement dans une commode. Sa mère a été raflée par la police secrète parce qu’elle s évertuait à garder en mémoire les choses disparues.

La première disparition dont la narratrice se souvient est celle des oiseaux. Disparition marquante puisque cet effacement précède la perte d un être cher : son père qui était ornithologue.

Un climat de tension règne sur l’île, les traqueurs de souvenir font la chasse aux villageois qui ne veulent pas oublier les choses disparues. Ceux-ci se cachent dans des refuges afin d échapper à la police secrète qui dicte sa loi.

La narratrice est écrivain, elle prépare un nouveau roman qui met en scène une dactylo qui perd sa voix. Elle écrit sans relâche jusqu’ au jour où les romans disparaissent de l’île. Entre temps, son éditeur est suspecté par la police secrète, elle décide de le cacher dans une pièce secrète de sa maison avec l aide de son grand-père, un personnage charismatique et attachant qui vit sur un ferry à quai.

Mon avis :  Au début, cette lecture m a émue, je trouvais l idée intéressante mais au fil des pages je me suis lassée. J ai beaucoup aimé le personnage du grand-père qui amène une touche positive dans ce roman qui est quand même très sombre. Normal me direz-vous puisqu’ il s  agit d une métaphore des régimes totalitaires. Régimes ou règnent la terreur et ou les choses et les gens disparaissent sans que personne ne se révolte. Rien de drôle dans ce roman, vous ne rirez pas à gorge déployée. Régime totalitaire aidant, vous n échapperez donc pas à la disparition des livres, scène horrible pour les bons lecteurs que nous sommes. Une bibliothèque en flamme achèvera cette vision d horreur.

Je disais donc : je me suis lassée… les disparitions se suivent et se ressemblent, j ai trouvé certains passages longs et sans grands intérêts. Je n ai pas trop aimé la fin et le fait qu’on ne sache pas pourquoi toutes ces choses disparaissent.  Je ne suis peut être pas habituée à tant de poésie pour apprécier cet ouvrage à sa juste valeur. (Mais il va falloir que je m habitue si je veux continuer mon bout de chemin en littérature japonaise)

Ce livre fait réfléchir, il pose de vraies questions sur la mort, la fugacité de la vie et le souvenir.

J ai beaucoup apprécié la mise en abyme, le fait qu il y est un roman dans un autre roman. J aime bien les parallèles qui existent entre la vie de l auteur et l héroïne de son roman. Le fait que celle-ci soit séquestrée et que l auteur séquestre elle-même son éditeur. Puis le fait qu à la suite de la disparition des romans, elle devienne dactylo tout comme son héroïne. Ces passages ont pour but de montrer comment l auteur transforme sa réalité, son quotidien en roman. Je trouve ces passages intéréssants à lire puisqu ils nous permettent d en apprendre d avantage sur le métier d auteur.

Ce livre s’adresse : aux poètes, et aux amateurs de littérature japonaise

Note sur l’échelle livresque : 6/10

Ce que les autres blogueurs en pensent :

Littérature  passion

perdue dans les livres

En lisant ce livre j’ai pensé : quelle ambiance pesante, c est triste de vivre sur cette ile. (les régimes totalitaires sont de vraies abominations qui détruisent toute une population et bien des talents.)

ce livre a été lu dans le cadre du challenge IN THE MOOD FOR JAPAN organisé par choco