Romans autobiographiques

Le livre que je ne voulais pas écrire, Manu Larher (2017)

« Le livre que je ne voulais pas lire » 

le livre que je ne voulais pas écrire Manu LarherQuand j’ai vu de quoi parlait « le livre que je ne voulais pas écrire », j’ai tout de suite pensé que j’étais trop sensible pour le lire. Manu Larher était présent au Bataclan lors de l’attentat du 13 novembre 2015. Auteur de profession, il invente des personnages et des histoires, la réalité n’est pas son fond de commerce, il préfère la fiction.  Il ne veut pas de la célébrité factice liée à son statut de victime. Il est romancier et ne veut pas faire de son histoire personnelle un roman. Poussé par ses amis et proches, il finira par écrire « le livre que je ne voulais pas écrire », et il a bien fait car c’est une réussite.
Le livre que je ne voulais pas écrire est un O.L.N.I (objet littéraire non identifié) qui raconte cette soirée de son point de vue mais également du point de vue de ses proches et amis. une succession de chapitres qui alternent l’histoire vécue par l’auteur et les témoignages de ses proches. L’auteur se met également dans la peau des terroristes dans certains chapitres. De très beaux textes qui créent une oeuvre collective unique qui ne met pas l’accent sur l’horreur, mais plus sur la peur de la perte d’un être cher et l’angoisse qui les a submergés en cette triste soirée. 

Livre lu dans le cadre du Challenge 1% de la rentrée littéraire, c’est ma 4eme lecture !
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Témoignages

Karine après la vie

Un livre déroutant sur l’au-delà

9782226134301-xMaryvonne et Yvon dray ont perdu leur fille Karine dans un accident de le route.  Agée de 21 ans, les parents sont terrassés par ce drame. Quelques mois plus tard, ils reçoivent des signes de Karine de l’au delà. Ils commencent donc à s’intéresser à la TCI  (transcommunication instrumentale) et d’autres techniques de communication avec l’au-delà. Ce livre reprend leurs différentes expériences et communications avec leur fille.
Le livre débute par une préface de Didier Van Cauwelaert qui s’est intéréssé au phénomène dans ses fictions. Il est ici confronté à un cas qui dépasse la fiction.

J’ai lu ce livre dans le cadre du challenge Un mot, des titres. Il fallait lire un roman contenant le mot Après. J’aime beaucoup Didier Van Cauwelaert et c’est un de ses rares livres que je n’avais pas encore lu. (enfin ce n’est pas vraiment un livre de lui puisqu’il n’a rédigé qu’une cinquantaine de pages qui reprennent sa rencontre avec Karine et la communication avec l’au-delà).
C’est un livre difficile à évoquer sur un blog parce que certains croient à ces communications avec l’au-delà et d’autres non. Je fais plutôt partie de ceux qui n’y croient pas, voilà pourquoi il m’est difficile de parler de ce livre. Je trouve l’idée belle de pouvoir communiquer avec les morts et apprendre d’eux mais je n’ai jamais expérimenté moi-même ce genre de pratique. Je ne demande qu’à y croire. Un livre qui fait donc réfléchir et qui permet de découvrir ces différentes pratiques.

J’en connaissais quelques unes notamment l’écriture automatique mais j’ai découvert de nombreuses autres méthodes. Je ne connaissais pas du tout la TCI sauf par le très bon film Fréquence interdite de grégory Hoblit : un homme qui communique avec son père grace à une vieille radio laissé par celui-ci.
C’est un thème que j’apprécie beaucoup en film ou en roman mais j’ai plus de mal avec les témoignages. Je pense que seuls ceux qui expérimentent ce genre de chose sont capables d’y croire vraiment. En tout cas, l’idée est belle et permet peut être d’appréhender la mort de façon plus sereine. Un livre qui fait donc réfléchir plus qu’il ne m’a réellement convaincue.

Challenge-Un-mot-des-titres

Jeunesse

ce qu’ils n’ont pas pu nous prendre, Ruta Sepetys (2011)

Un roman Bouleversant

product_9782070635672_244x0« Ce qu’ils n’ont pas pu nous prendre » est l’histoire d’une famille Lituanienne et de son terrible voyage en train vers les camps de travail. Lina, une jeune fille de 16 ans est la narratrice de ce roman à la première personne. Lors de son arrestation, elle était chez elle avec sa mère et son jeune frère Jonas. Leur père se trouvait à l’université, son lieu de travail et la famille est donc sans nouvelle de lui.
Au fil des pages, Lina décrit les conditions de vie dans le train. Ils ne savent pas où ils vont, vivent entassés et dans de terribles conditions.

« Ce qu’ils n’ont pas pu nous prendre » est un roman bouleversant qui vous prendra aux tripes. Impossible de ressortir indemne de ce voyage et d’être insensible à toutes ces atrocités. C’est un roman mémoire qu’il faut avoir lu et qui devrait être lu par nos ados. Eux qui se plaignent sans vergogne à longueur de journée, peut être ce livre leur ferait prendre conscience que leur petits soucis ne sont pas la montagne qu’ils s’en font. Un livre qui remet les pendules à l’heure et vous donne envie d’arrêter de vous plaindre pour un rien.

Un témoignage poignant sur l’horreur de la déportation et des camps de travail. à noter que l’auteur s’est inspiré de témoignages de survivant des camps.

Un roman bouleversant et sensible à la fois. Sensible par l’intermédiaire de notre narratrice Lina, une jeune fille passionnée et passionnante qui tout au long de ce terrible voyage ne baissera jamais les bras. Sa passion sera en quelque sorte son échappatoire. Elle admire Munch et quand elle le peut dessinera son quotidien à ses risques et périls. Ce qu’ils n’ont pas pu leur prendre, c’est l’espoir mais aussi la rage de vivre quoi qu’il en coute. Une vraie leçon de courage !

J’ai lu ce livre dans le cadre du Challenge un mot, des titres organisé par Calipso du blog Aperto-libro
Il fallait lire un mot contenant le mot NOUS.

J’ai beaucoup aimé ce livre et je le recommanderai autour de moi.
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