Contemporains·Coups de coeur·littérature japonaise

La papeterie Tsubaki, Ito Ogawa (2018)

CVT_La-Papeterie-Tsubaki_7138Hatoko surnomée Poppo a 25 ans, suite au décès de l’Aîné, sa grand-mère maternelle qui l’a élevée, elle revient à Kamakura ville de son enfance. Celle-ci, écrivain public et gérante de la papeterie Tsubaki a initié Hatoko à son métier. Elle n’a pas toujours été tendre avec elle, ce qui explique peut-être son départ. La jeune-femme vient faire son deuil dans la ville où elle a grandi. Elle décide de prendre la succession de l’Aîné. Elle devient à son tour écrivain public. Hatoko va se fondre dans la peau des personnes qu’elle rencontre pour écrire des lettres à leur image.

Un roman qui nous fait voyager au japon et nous fait découvrir le métier d’écrivain public dans ce pays. un métier, qui est très codifié. Le choix des outils d’écritures, du papier et de l’encre enverra un message très différent au destinataire de la lettre. Hakoto s’investit pleinement dans ce nouveau travail, chacune de ses lettres est unique et demande beaucoup de travail et d’investissements de sa part.
J’ai aimé ce récit pour son côté très documentaire qui nous permet de mieux comprendre ce métier méconnu d’écrivain public et l’importance de celui-ci au japon un pays très attaché aux traditions.
Au fil des pages, vous découvrirez de très beaux portraits et vous en apprendrez d’avantage sur Poppo et sa relation particulière avec sa grand-mère. Au fil des lettres, Poppo apprendra à connaître autrui, mais également essaiera de trouver sa propre écriture, son propre chemin. Un gros coup de coeur.

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Ma 5eme lecture dans le cadre du Challenge 1% de rentrée littéraire. (Plus qu’un livre à lire et j’aurais atteint mon objectif 1%)

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Coups de coeur

La tombe des lucioles, Akiyuki Nosaka (1967)

Genre littéraire : Nouvelles

Thèmes abordés : Seconde guerre mondiale, bombardements, enfance en temps de guerre, 1945

L’histoire : Ce roman se compose de deux nouvelles :

-La tombe des lucioles
-Les algues d amériques

Deux nouvelles très différentes mais traitant d un meme sujet : La seconde guerre mondiale au japon

La première nouvelle relate l histoire de deux orphelins. Seita, le grand frère veille sur sa petite soeur Setsuko. Ils ont survécu aux bombardements de leur ville. Leur mère, malade n a pas eu cette chance.  Sans ressource, ils décident d aller vivre chez une tante.

La seconde nouvelle met en scène un couple de japonais qui recoit des Américains. La femme et son jeune fils ont été en vacances à Hawaii et les ont rencontrés sur l ile. Ils se montrent très généreux avec ceux-ci. Pour les remercier de leur bonté, elle leur propose de les héberger lors de leur venue au Japon.
Cette venue réveille des souvenirs de la seconde guerre mondiale à son mari. Il se souvient des américains et voit d un mauvais oeil cette initiative. Il éprouve encore de la rancune.

Mon avis : J ai lu ce livre après avoir beaucoup aimé l adaptation animée de la première nouvelle (la tombe des lucioles).
film d animation japonaise(Le tombeau des lucioles) réalisé par Isao Takahata qui m avait terriblement émue.
La lecture de la nouvelle de Nosaka est tout aussi intense, voir plus intense. Il faut savoir que l auteur à vécu ces bombardements, il perd ses parents adoptifs et doit s occuper de sa petite soeur tout comme Seita.  Une lecture dont assurément on ne sort pas indemne, à moins d avoir un coeur de pierre. (ce qui n est pas le cas des lecteurs de ce blog. Enfin j espère)

La seconde nouvelle n est pas aussi intense mais n en est pas moins intéréssante. Elle démontre que la génération ayant vécu la guerre ne fait toujours pas confiance aux américains  (fait preuve d un réel anti-américanisme). La femme du personnage principal essaye de s’ouvrir mais se rend finalement compte que le mode de vie américain est très différent des moeurs japonaises.

Ce livre s’adresse : à tous ! parce que c est un coup de coeur.

Note sur l’échelle livresque : 9/10

Ce que les autres blogueurs en pensent :
L ivresque des livres 

La litterature japonaise

En lisant ce livre : j ai versé une larme

Si vous avez aimé ce livre, vous aimerez peut être : l adaptation en animation japonaise de Isao Takahata

livre lu dans le cadre du challenge in the mood for japan


Contemporains

Cristallisation secrète, Yoko Ogawa (2009)

Imaginez une île où les choses disparaissent

Genre littéraire : roman

Thèmes abordés : Disparitions inexpliquées, Police secrète, régimes totalitaires

L’histoire :  La narratrice vit sur une ile de l’archipel japonais, à mesure que le temps passe, des choses disparaissent. Ce roman débute par une scène  où la maman raconte à sa fille, les objets qui ont disparus mais que celle-ci a gardés précieusement dans une commode. Sa mère a été raflée par la police secrète parce qu’elle s évertuait à garder en mémoire les choses disparues.

La première disparition dont la narratrice se souvient est celle des oiseaux. Disparition marquante puisque cet effacement précède la perte d un être cher : son père qui était ornithologue.

Un climat de tension règne sur l’île, les traqueurs de souvenir font la chasse aux villageois qui ne veulent pas oublier les choses disparues. Ceux-ci se cachent dans des refuges afin d échapper à la police secrète qui dicte sa loi.

La narratrice est écrivain, elle prépare un nouveau roman qui met en scène une dactylo qui perd sa voix. Elle écrit sans relâche jusqu’ au jour où les romans disparaissent de l’île. Entre temps, son éditeur est suspecté par la police secrète, elle décide de le cacher dans une pièce secrète de sa maison avec l aide de son grand-père, un personnage charismatique et attachant qui vit sur un ferry à quai.

Mon avis :  Au début, cette lecture m a émue, je trouvais l idée intéressante mais au fil des pages je me suis lassée. J ai beaucoup aimé le personnage du grand-père qui amène une touche positive dans ce roman qui est quand même très sombre. Normal me direz-vous puisqu’ il s  agit d une métaphore des régimes totalitaires. Régimes ou règnent la terreur et ou les choses et les gens disparaissent sans que personne ne se révolte. Rien de drôle dans ce roman, vous ne rirez pas à gorge déployée. Régime totalitaire aidant, vous n échapperez donc pas à la disparition des livres, scène horrible pour les bons lecteurs que nous sommes. Une bibliothèque en flamme achèvera cette vision d horreur.

Je disais donc : je me suis lassée… les disparitions se suivent et se ressemblent, j ai trouvé certains passages longs et sans grands intérêts. Je n ai pas trop aimé la fin et le fait qu’on ne sache pas pourquoi toutes ces choses disparaissent.  Je ne suis peut être pas habituée à tant de poésie pour apprécier cet ouvrage à sa juste valeur. (Mais il va falloir que je m habitue si je veux continuer mon bout de chemin en littérature japonaise)

Ce livre fait réfléchir, il pose de vraies questions sur la mort, la fugacité de la vie et le souvenir.

J ai beaucoup apprécié la mise en abyme, le fait qu il y est un roman dans un autre roman. J aime bien les parallèles qui existent entre la vie de l auteur et l héroïne de son roman. Le fait que celle-ci soit séquestrée et que l auteur séquestre elle-même son éditeur. Puis le fait qu à la suite de la disparition des romans, elle devienne dactylo tout comme son héroïne. Ces passages ont pour but de montrer comment l auteur transforme sa réalité, son quotidien en roman. Je trouve ces passages intéréssants à lire puisqu ils nous permettent d en apprendre d avantage sur le métier d auteur.

Ce livre s’adresse : aux poètes, et aux amateurs de littérature japonaise

Note sur l’échelle livresque : 6/10

Ce que les autres blogueurs en pensent :

Littérature  passion

perdue dans les livres

En lisant ce livre j’ai pensé : quelle ambiance pesante, c est triste de vivre sur cette ile. (les régimes totalitaires sont de vraies abominations qui détruisent toute une population et bien des talents.)

ce livre a été lu dans le cadre du challenge IN THE MOOD FOR JAPAN organisé par choco