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Une arme dans la tête, Claire Mazard (2014)

La vie d’un ex enfant soldat

unearmedanslatete-claire-mazardEn lisant la quatrième de couverture de ce livre, j’étais intriguée. Je ne m’étais pas renseignée sur ce roman et je ne savais donc pas qu’il s’agissait de l’histoire d’un ex enfant soldat africain. Un sujet qui m’intéresse, je n’avais pas encore lu de roman sur ce thème, c’est désormais chose faite.

à l’âge de 11 ans Apollinaire, joue avec un ami à la guerre avec des bâtons. Les deux enfants s’éloignent de chez eux, sont enrôlés et deviennent des enfants soldats.
Le roman débute par le départ d’Apollinaire pour la France. Une nouvelle vie s’offre à lui mais les démons du passé hantent son esprit. L’auteur, Claire Mazard, entremêle l’histoire présente d’Apollinaire en France et son passé d’enfant soldat en Afrique. Un passé que le garçon doit accepter pour aller de l’avant et se reconstruire.
Dès les premières pages, le ton est donné, Une arme dans la tête est un livre qui traite d’un thème qui ne prête pas à rire : la guerre et la difficulté de se reconstruire quand on a prit par à celle-ci.

J’ai beaucoup aimé la plume de l’auteur que je découvrais pour la première fois. Une arme dans la tête est un roman qui m’a séduite malgré sa dureté. J’ai lu d’une traite. J’ai beaucoup aimé cette lecture, la chute est surprenante et très intéréssante. Je le trouve très dur pour un roman jeunesse. Un roman que je ne mettrais donc pas entre toute les mains. 

Challenges/Swap·Contemporains

La petite fille de Monsieur Linh, Philippe Claudel (2005)

Un petit roman touchant

petitefillemonsieurlinh philippe claudelGenre littéraire : Roman contemporain

Thèmes abordés : Exil, Immigration, Choc culturel, solitude, amitié

Histoire : Monsieur Linh fuit la guerre avec sa petite fille. Son fils et sa belle-fille sont morts. Il arrive en bateau dans un pays qu’il ne connait pas. Il ne parle pas la langue de ce pays et a peur de se perdre dans la ville. Il s’assoit sur un banc avec sa petite fille dans les bras.

Mon avis : Clémence du forum Livraddict m’avait recommandé ce petit livre. Comme je suis quelqu’un d’influençable et qu’en plus il se trouve que Séverine me l’a offert à l’occasion du SWAP GOURMAND, je me suis lancée dans la lecture de ce court roman. Je l’ai lu d’une traite. J’ai beaucoup aimé cette histoire sans pour autant décrocher l’ultime coup de coeur de 2013.
Pourquoi? Non, je ne suis pas cruelle mais Monsieur Linh ne parlant pas et ne s’exprimant pas vraiment, je ne me suis pas beaucoup attaché à ce personnage. J’ai par contre apprécié la fin de ce roman. Avant d’écrire mon avis, j’ai lu quelques critiques d’autres lecteurs. Beaucoup d’entre eux, avaient déjà deviné la fin. Je dois être un peu molle du casque parce que pour ma part, je n’ai rien vu venir. J’ai donc adorée cette fin. Merci Monsieur Claudel pour cette lecture agréable dont je me souviendrais comme un grand moment d’émotion.

Note sur l’échelle livresque : 7/10

En lisant ce livre j’ai pensé : ce n’est pas le nombre de pages qui fait un bon livre mais son intensité !

Challenges/Swap·Contemporains

California Dream, Ismet Prcic (2012)

Un rêve Américain pas des plus joyeux !

california-dream,M102596Genre littéraire : Roman contemporain (en partie autobiographique)

Thèmes abordés : Bosnie, Guerre, Immigration, déracinement, Théâtre

Aujourd’hui et dans le cadre du challenge Un mot, des titres organisé par Calypso, je vous présente ce roman d’Ismet Prcic qui a reçu le prix du meilleur roman par le Los Angeles Time.
J’ai reçu ce livre pour mon anniversaire. J’avais commencé à le lire mais c’est un livre difficile sur le plan moral. Je l’avais donc délaissé. Le Challenge un mot, des titres m’a fait me replonger dans ce livre puisque le hasard a voulu que le mot Rêve soit tiré au sort. Pour tout vous dire je ressors de cette lecture chamboulée. Je ne sais pas si je vais pouvoir en parler comme il se doit… mais je vais essayer.

Histoire : Un livre très difficile à présenter parce que très complexe. Nous suivons ici l’histoire d’Ismet Prcic, un jeune Bosniaque qui n’a connu que la guerre qui s’expatrie chez un oncle aux Etats-Unis. Les premières pages nous livrent son arrivée sur le sol Américain. Le roman est un flash-back du long parcours d’Ismet. Nous faisons la connaissance de ce jeune homme et de son long périple vers la California. En bosnie, il se prend de passion pour le théâtre. Passion qui lui fera quitter son pays pour l’écosse où il ira jouer avec sa troupe. Ensuite pour éviter d’être réquisitionné pour la guerre, il immigrera chez un oncle en Amérique. à noter que sa vie en Amérique est très peu abordée dans ce roman.

Mon avis : C’est un Roman qui ne peut laisser indifférent et qui aborde aussi bien la souffrance que l’amour. Amour d’une mère pour son fils et de ce fils pour sa mère. Amour de jeunesse qu’Ismet connaîtra. Souffrance d’Ismet et déchirement. Déchirement puisqu’il fuit son pays mais culpabilité vis à vis de sa mère qu’il laisse en Bosnie. Ismet n’est plus vraiment Bosniaque mais il n’est pas pour autant Américain. C’est un roman qui aborde de manière très juste le déracinement.
Un roman dur qui décrit des scènes de guerres et de violences difficilement supportable pour des gens comme moi qui n’ont pas connu la guerre.
Ismet qui a son arrivée en Ecosse croit à un attentat alors qu’il s’agit juste de feux d’artifices. Il est marqué de manière indélébile par la guerre.

La présentation du Roman m’a quelque peu déconcertée. Je n’ai pas toujours tout compris, je dois l’avouer mais je peux vous certifier que ce livre est bien écrit et mérite d’être lu. C’est un livre atypique.

Note sur l’échelle livresque : 7/10 parce que je préfère lire de la fiction

En lisant ce livre : j’ai été très émue

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