Contemporains

Une robe couleur de vent, (2017)

Une-robe-couleur-de-ventAprès avoir eu un gros coup de coeur pour « un amour vintage » je me faisais une joie de retrouver un univers vintage, malheureusement, je dois avouer que ce roman m’a ennuyée de bout en bout. Dans ce roman, nous suivons le quotidien de Fabia Moreno, une jeune femme qui élève seule sa fille. Elle vient de s’installer à York et d’ouvrir une boutique de vêtements vintage. Fabia y propose également des créations inspirées du vintage. Contrairement à « un amour vintage » l’histoire ne met pas trop l’accent sur les vêtements  vintage. Ce point m’a donc un peu déçu. Une robe couleur de vent est davantage une histoire de famille qu’un roman sur l’amour du vintage.

J’ai bien aimé le personnage d’Ella mais j’ai trouvé qu’il ne se passait pas grand chose dans ce roman. J’attendais des rebondissements et des réponses à mes nombreuses questions. J’ai beaucoup aimé le côté un peu mystique et mystérieux de ce roman mais je trouve que malheureusement, c’est mal exploité et que l’auteur ne va pas au bout de ses idées… Il manque quelque chose. Je trouve que la fin est bâclée, tout est raconté dans les dix dernières pages. Depuis quelques temps, quand je n’accroche pas à un roman, j’arrête ma lecture. J’ai poursuivi ma lecture car je trouvais le roman bien écrit. J’étais curieuse de savoir ou l’auteur voulait en venir mais la fin m’a terriblement déçue. Nous avions programmé une lecture commune avec Julie du blog « Les petites lectures de Scarlett » et j’étais curieuse d’avoir son avis sur ce livre. Julie a beaucoup aimé cette lecture et pour une fois nous ne sommes pas du même avis. Je dois avouer que je trouvais un peu flippant  que nous soyons toujours du même avis. Ce livre ne m’était pas destiné, c’est un rendez-vous manqué. L’éditeur le classe en roman feel-good, mais je ne partage pas cet avis car il y a trop de drame et pas tellement d’espoir.

Une robe couleur de vent est mon second livre du challenge 1% de rentrée littéraire et ma première déception.

Contemporains

Le silence des bombes, Jason Hewitt (2015)

Un huis-clos sur le thème de la seconde guerre mondiale

Le silence des bombes jason hewittLe silence des bombes est le 3eme roman de la rentrée littéraire 2015 que je lis. Je n’avais pas prévu de le lire mais je me suis laissée tenter par l’histoire.
Il s’agit d’un huis-clos (enfin pas dès le début mais presque). Lydia une collégienne anglaise, a été envoyé au pays de galles pour être en sécurité. Elle n’apprécie pas être là-bas et décide de rentrer chez elle. Malheureusement, arrivée dans son village, elle se rend compte que tous les habitants ont déserté les lieux. Elle décide d’attendre l’hypothétique retour de sa mère. Force est de constaté au fil des jours, qu’elle ne reviendra pas.
Peu de temps après son arrivée, Un soldat (Heiden) va entrer dans sa maison et en faire son repère. Il porte un uniforme Anglais mais son accent le trahira, il est allemand. Pourquoi cet allemand est-il ici? Sont-ils en train de les envahir? De son côté Heiden se pose également des questions à propos de la filette.
De nombreuses analepses (flashback) nous font découvrir l’histoire de ces deux personnages. 

J’ai bien aimé cette lecture même si le thème n’a rien de nouveau : la seconde guerre mondiale. Un thème exploité à maintes reprises et pas toujours avec très bon goûts… Dans ce roman, il n’est pas question des atrocités de la guerre mais plus des relations humaines en temps de guerre. Jason Hewitt mise sur les sentiments amoureux et familiaux, et c’est un pari gagné. Le style de l’auteur est très poétique et doux. Bien sûr il s’agit d’une traduction donc bravo au traducteur Patrick Imbert. Ces deux personnages lui permettent de montrer deux points de vues très différents. Celui d’une enfant mais également celui d’un homme qui est devenu soldat par la force des choses et qui s’interroge sur cette guerre. Un soldat qui a également des souffrances alors qu’il est considéré comme un méchant par la fillette, un ennemi.

Le roman m’a fait penser à « La petite fille qui aimait la lumière » de cyril Massarotto. Ce n’est pas le même sujet mais c’est également une histoire entre un adulte et une filette. On y retrouve un peu la même ambiance, la même nostalgie du temps où l’on pouvait sortir et être insouciant. Je dois dire que si je devais conseiller un des deux romans, je recommande plutôt la petite fille qui aimait la lumière. J’ai trouvé ce livre magnifique.
Le silence des bombes est également un beau livre mais peut être un peu plus banal.

J’ai lu ce livre dans le cadre des 1% de la rentrée littéraire organisé par Sophie alias Hérisson

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