Contemporains·Nature Writing

La vie en chantier, Pete Fromm (2019)

Marnie et Taz sont amoureux, ils vivent dans le Montana. Ils retapent une maison qu’ils ont acheté ensemble. Ils ne roulent pas sur l’or mais profitent de la vie et de la nature environnante. Marnie est enceinte, les futurs parents s’interrogent sur leur vie avec leur enfant à naître. Malheureusement Marnie va perdre la vie lors de l’accouchement et laisser Taz seul avec leur enfant, une petite fille nommée Midge.

Taz et Marnie formait un couple fusionnel. Un couple parfait et c’est avec la larme à l’œil et Le coeur serré que le lecteur assiste au deuil de cet homme et à la naissance de cet enfant qu’il devra élever seul. Enfin, c’est ce que Taz croit car la mère de Marnie viendra l’aider ainsi que son ami Rude. Taz est un homme qui a du mal à accepter qu’on lui tende la main.

La vie en chantier est un très beau roman sur le thème du deuil et la difficulté d’élever un enfant seul. C’est également un très beau livre sur la passion d’un homme pour son métier : menuisier. Nous ressentons également l’amour pour la nature de l’auteur. Je découvrais l’auteur par ce titre et j’ai maintenant très envie de lire ses autres livres.

Romans autobiographiques

Anne Pauly, Avant que j’oublie (2019)

Je continue ma découverte de romans de la rentrée littéraire 2019 avec ce premier roman qui est une auto-fiction d’Anne Pauly. Ma 4eme lecture de cette rentrée.

Au décès de son père l’auteur, Anne Pauly, revient sur sa vie avec cet homme si difficile à saisir et à définir.
Avant que j’oublie, c’est le portrait d’un père fantasque vu par sa fille. Alcoolique, violent, unijambiste, fan de Haïku et de statues de bouddha, bordélique et sensible, l’auteur dresse le portrait d’un homme qu’elle aura eu beaucoup de mal à saisir et qui une fois mort, lui pose encore des problèmes. Un livre plein d’humour, de tendresse pour cet homme, son père qui n’a pas toujours été facile à vivre, mais qu’elle a appris à aimer. Un livre qui décrit également sa relation avec son frère. Un livre sur le deuil et qui prouve que chacun garde un souvenir différent d’une personne quand celle-ci décède.

Un livre sur un sujet triste, mais facile et agréable à lire.

Mangas/Manhwa

Goodnight i love you, John tarachine Tome 1

Goodnight i love you, n’est surement pas un manga qui va vous faire rire. C’est l’histoire d’Ozora qui vient de perdre sa mère. les dernières volontés de celle-ci est d’envoyer son fils cadet en road-trip pour annoncer sa mort à des gens qui ont comptés dans sa vie. Sa mère a beaucoup voyagé, le voyage commence donc à Londres pour le jeune-homme.

J’avais lu des avis enthousiastes sur ce manga, j’ai donc voulu essayer. Malheureusement je n’ai pas trop aimé les dessins et le personnage principal m’a un peu agacé. L’histoire est intéressante, mais très triste. L’histoire de famille m’a bien plu et particulièrement la relation avec son frère. Je suis partagé entre l’envie de prolonger ma découverte avec le tome 2 et arrêter ma lecture car la révélation finale donne envie d’en savoir plus.

Contemporains·Coups de coeur

Sans oublier, Ariane Bois (2014)

Cette année, je participe au Prix des lectrices Charleston. Dans le cadre de ce prix, je dois lire une sélection de cette maison d’édition.

Le prix commence très bien pour moi puisque « Sans oublier » d’Ariane Bois est un gros coup de coeur.

Sans oublier, c’est l’histoire d’une femme, d’une fille, d’une mère, d’une soeur. Une histoire qui va vous marquer. C’est un roman criant de vérité sur le deuil. Une jeune femme vient de perdre sa mère et s’interroge sur la vie de celle-ci, mais également sur son propre rôle de mère. Ce deuil l’a replonge également dans un autre deuil vécu quelques années plus tôt : celui de son frère. Un livre qui décrit parfaitement cette période terrible et de la difficulté de continuer à vivre malgré tout.
L’auteur dresse un portrait d’une femme d’une justesse absolue, elle n’enjolive pas son personnage, ne nous le rend pas sympathique et nous livre une histoire poignante de secret de famille.

Coups de coeur

Juste avant le bonheur, Agnès Ledig

51splfa9oTL._SX342_BO1,204,203,200_.jpgJuste avant le bonheur est mon premier roman d’Agnès Ledig, sûrement pas le dernier, j’ai adoré ! Je l’ai trouvé triste et Joyeux à la fois. Je ressors donc de cette lecture avec un étrange sentiment. Je ne sais pas si je dois rire ou pleurer, mais une chose est sûre, j’ai été touché par cette histoire.

Julie est caissière dans un supermarché, elle est une jeune maman solo qui élève comme elle le peut son petit Lulu de 3 ans. Chassé par son père quand celui-ci a appris sa grossesse, la jeune femme n’a eu d’autre choix que de se débrouiller seule. Elle a dû ranger ses rêves au placard, ou plutôt revoir sa définition du bonheur. Un jour, alors qu’elle bipe les courses d’un énième client, elle laisse échapper une larme. Une larme qui va changer son destin à tout jamais. 

Juste avant le bonheur, c’est l’histoire de rencontres qui changent des vies. C’est l’histoire d’êtres cabossés « comme des grains de sables malmenés par la mer » qui arrivent quand même à surmonter les vagues et se relever pour sourire à nouveau : ensemble. Une ode à la vie , à la bienveillance et à l’entraide. 

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Coups de coeur·Romans autobiographiques

Seuls les enfants savent aimer, Cali (2018)

seulslesenfantsVous ne le savez peut-être pas, mais en dehors de la lecture j’ai une autre grande passion : les concerts. Et plus particulièrement, les concerts de Cali. Mes amis me demandent : »Tu vas encore voir Cali en concert? » tu n’en as pas marre ?  » Non car chaque concert est unique et que j’adore cet artiste qui donne beaucoup à son public. Merci beaucoup Cali pour ces moments de bonheur, car comme le dit une autre de mes idoles Didier Van Cauwelaert : « les heures de bonheur, on les a pour la vie, mais les heures de perdues ne se rattrapent jamais. »

Dans ce livre, il n’est pas question de bonheur mais de la perte d’un être cher. à l’âge de 6 ans Cali a perdu sa maman. Sa mère était également son institutrice. Il n’assistera pas à l’enterrement, il reste seul à la maison et observe les silhouettes toutes de noirs vêtus à la fenêtre. Son petit papa comme il l’appelle dans ce roman n’est plus que l’ombre de lui même, il noie son chagrin au bar du village. « Tu me manques à crever, maman. Jusqu’à quand vas-tu mourir ?  » demande le petit Bruno. Un enfant ne peut pas perdre sa maman. Ce n’est pas possible.
« La mort n’existe pas. Le désespoir, lui, je peux le toucher. C’est une matière visqueuse, une mauvaise sentinelle postée sur le chemin. Elle me surveille. Depuis ton départ, chaque jour crée une distance nouvelle. Tout est de plus en plus loin de toi. Ralentir, oui ralentir… Ne pas m’enfuir. à quoi bon prendre le large, maman? Ma vie, je veux te l’offrir entièrement.« 

Plus qu’un récit sur le deuil, Seuls les enfants savent aimer, c’est un rendez-vous avec les souvenirs d’enfance, l’école, les amis, le premier émoi et les colonies de vacances. Des thèmes déjà présents dans les textes de Cali chanteur. Un roman émouvant, déchirant, triste, mais aussi lumineux et joyeux. Un récit plein de sentiments, à l’image de la vie. Merci Cali pour ce beau roman.

J’aime autant le Cali écrivain que le Cali chanteur, ne t’arrêtes pas en si bon chemin, j’ai hâte de lire ton roman sur ta fugue !
Seuls les enfants savent aimer est un coup de coeur

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Coups de coeur·Feel-Good

La balade des pas perdus, Brooke Davis (à paraître éditions Fleuve le 8 octobre 2015)

La pépite australienne de cette rentrée littéraire

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Millie a 7 ans et demi, l’âge où nous prenons conscience que nous sommes mortels. Depuis qu’elle a découvert sa première chose morte, elle les consigne toutes dans un carnet. Rambo son chien fût sa première chose morte. Malheureusement la 28 eme pour Millie, fût son Papa.
Un jour, la maman de Millie l’accompagne dans un centre commercial. Elle lui demande de l’attendre. La petite fille obéissante ne se doute pas que sa mère ne reviendra jamais la chercher.

Karl était dactylo, maintenant il n’est plus qu’un vieu dont tout le monde se fout. Pas encore mort mais plus très en vie. Sa rencontre avec Millie va le faire se sentir à nouveau vivant.

Agatha vit cloîtrée dans sa maison depuis la mort de son mari. Les jours se suivent et la vieille dame effectue les mêmes gestes toujours aux mêmes heures. Elle ne sort plus de chez elle. Son plaisir : écrire des lettres de réclamation et critiquer les faits et gestes de ses voisins et gens qui passent. Elle leur crie dessus depuis sa fenêtre.

Le hasard va mettre en relation ces trois personnalités et ensemble, ils vont partir dans un road-trip des plus rocambolesque.Un roman qui interroge le lecteur sur la mort, la vieillesse et le deuil. Brooke Davis évoque ces sujets difficiles avec humour mais non sans émotion. Une réussite puisque le lecteur se délecte de ses aventures de la première à la dernière page. La seule critique, le voyage est bien trop court, on en reprendrait bien encore pour quelques kilomètres avec cette improbable famille de cœur.

à mi-chemin entre Le vieux qui ne voulait pas fêter son anniversaire, Little miss sunshine ou encore Forest Gump, Millie Bird du haut de ses sept ans à déjà tout d’une grande. Un personnage qui à coup sur va faire parler de lui.

Un gros coup de coeur pour ce roman qui je l’espère vous enchantera autant qu’il m’a enchanté.

Je tiens à remercier chaudement Alix de Roaldès des Editions Fleuve pour cet envoi.

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C’est le 2eme roman que je lis dans le cadre du Challenge 1% de la rentrée littéraire et le tout premier coup de coeur.

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