Coups de coeur·Nature Writing

My absolute Darling, Gabriel Tallent

Il y a des livres qu’on ne voudrait jamais quitter, dans lesquels on est bien et qu’on referme avec beaucoup de tristesse. My absolute Darling au contraire est un livre qu’il nous tarde de quitter tant le sujet et l’univers sont angoissants.

My Absolute Darling, c’est l’histoire d’un père qui élève seul sa fille à Mendocino en Californie. Ils vivent sommairement dans une habitation pas très bien entretenue dans la foret et à l’écart de toute maison. Ce père élève sa fille à la dure, la jeune fille est sauvage et pas féminine du tout. Elle passe son temps à marcher en forêt des kilomètres durant quand elle n’est pas en train d’astiquer ses calibres. Son père lui apprend à tirer au fusil et aux pistolets. Il l’appelle croquette, le narrateur du roman l’appelle Turtle et son vrai prénom est Julia.


Très vite, j’ai beaucoup apprécié le personnage principal qui est Turtle. Pourtant elle ne fait rien pour être sympathique, elle appelle tout le monde connasse et se traite elle même de connasse. Elle voue un amour inconditionnel à son père qui pourtant la traite de la pire des façons. J’ai apprécié avoir le point de vue de cette jeune fille, comprendre comment elle vivait cette relation incestueuse. On peut penser ce que l’on veut, se dire quelle est bête d’aimer son père, mais c’est justement ce qui m’a plu dans ce livre, pas de cliché, pas de philosophie ou de morale de bas-étage. On vit une histoire, une histoire terrible, mais qui sonne tellement juste. Une histoire comme personne ne devrait en vivre. J’ai eu la nausée tellement certains passages sont durs. C’est un livre qui prend aux tripes, un livre qu’on veut finir au plus vite mais finalement ce n’est qu’un livre. Ce qui fait mal, c’est de se dire que pour certaine, c’est une réalité.

C’est un livre coup de poing ! c’est un livre coup de coeur !
Gabriel Tallent a beaucoup de talent 🙂

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Les virevoltants, Leila Meacham (à paraître aux éditions Charleston en Avril 2015)

Capture_d_e_cran_2015_02_12_a_12.02.23La petite Catherine Ann perd ses parents dans un accident de voiture. Elle va être confiée à sa grand-mère Emma qui vit modestement. Habituée à un certain train de vie en California, elle va débarquer dans un état (le texas) qu’elle ne connait pas, chez une grand-mère qu’elle ne connait pas beaucoup plus. Sous le choc de tout ces bouleversements, la petite fille va s’enfermer dans un mutisme. Pour faire face à ce problème, Emma va avoir une idée de génie : elle trouve en ses petits voisins John et Trey des protecteurs pour cette petite fille qui comme eux est Orpheline. John n’est pas vraiment Orphelin, il a un père mais celui-ci est souvent absent et est un alcoolique notoire. Situation qui va souder ses trois enfants.

Les virevoltants de Leila Meacham, c’est une histoire qui commence très bien, des pages qui se tournent toute seule. J’ai beaucoup aimé suivre l’enfance et l’adolescence de Cathy, John et Trey. Malheureusement la suite du roman ne m’a pas convaincue. En effet les projets des adolescents vont voler en éclat suite à différents secrets et la romance va se transformer en drame. Plus personne ne sera plus vraiment heureux. Ce roman est en quelque sorte un plaidoyer qui dit : Les triangles amoureux, c’est mal et vous n’en sortirez pas indèmne. Aucun des trois !
Comme vous le savez déjà, j’aime l’espoir. et hélas à partir de ce moment on sait que tout est foutu.

J’ai poursuivi ma lecture et j‘ai pris du plaisir à lire la dernière partie ou l’on retrouve un personnage : Le shérif. Il mène une enquête qui vous tiendra en haleine jusqu’aux dernières pages.  

à la fin de son roman Leila Meacham dit clairement qu’elle préfère les fins qui ressemblent à la vraie-vie aux fins hollywoodienne. Pour ma part j’ai trouvé son livre très hollywoodien. à un moment j’avais même l’impression d’être en train de lire le scénario d’un téléfilm. Je ne trouve pas que cette histoire fasse vraie sauf toute la première partie sur l’enfance et l’adolescence que j’ai beaucoup aimé.

Ce livre fait partie de mes Lectures en tant que lectrice CharlestonJe remercie Les Editions Charleston pour cet envoi. J’espère que le livre trouvera son public, malheureusement il ne m’était pas destiné.

lectrice charleston

Challenges/Swap·Contemporains

California Dream, Ismet Prcic (2012)

Un rêve Américain pas des plus joyeux !

california-dream,M102596Genre littéraire : Roman contemporain (en partie autobiographique)

Thèmes abordés : Bosnie, Guerre, Immigration, déracinement, Théâtre

Aujourd’hui et dans le cadre du challenge Un mot, des titres organisé par Calypso, je vous présente ce roman d’Ismet Prcic qui a reçu le prix du meilleur roman par le Los Angeles Time.
J’ai reçu ce livre pour mon anniversaire. J’avais commencé à le lire mais c’est un livre difficile sur le plan moral. Je l’avais donc délaissé. Le Challenge un mot, des titres m’a fait me replonger dans ce livre puisque le hasard a voulu que le mot Rêve soit tiré au sort. Pour tout vous dire je ressors de cette lecture chamboulée. Je ne sais pas si je vais pouvoir en parler comme il se doit… mais je vais essayer.

Histoire : Un livre très difficile à présenter parce que très complexe. Nous suivons ici l’histoire d’Ismet Prcic, un jeune Bosniaque qui n’a connu que la guerre qui s’expatrie chez un oncle aux Etats-Unis. Les premières pages nous livrent son arrivée sur le sol Américain. Le roman est un flash-back du long parcours d’Ismet. Nous faisons la connaissance de ce jeune homme et de son long périple vers la California. En bosnie, il se prend de passion pour le théâtre. Passion qui lui fera quitter son pays pour l’écosse où il ira jouer avec sa troupe. Ensuite pour éviter d’être réquisitionné pour la guerre, il immigrera chez un oncle en Amérique. à noter que sa vie en Amérique est très peu abordée dans ce roman.

Mon avis : C’est un Roman qui ne peut laisser indifférent et qui aborde aussi bien la souffrance que l’amour. Amour d’une mère pour son fils et de ce fils pour sa mère. Amour de jeunesse qu’Ismet connaîtra. Souffrance d’Ismet et déchirement. Déchirement puisqu’il fuit son pays mais culpabilité vis à vis de sa mère qu’il laisse en Bosnie. Ismet n’est plus vraiment Bosniaque mais il n’est pas pour autant Américain. C’est un roman qui aborde de manière très juste le déracinement.
Un roman dur qui décrit des scènes de guerres et de violences difficilement supportable pour des gens comme moi qui n’ont pas connu la guerre.
Ismet qui a son arrivée en Ecosse croit à un attentat alors qu’il s’agit juste de feux d’artifices. Il est marqué de manière indélébile par la guerre.

La présentation du Roman m’a quelque peu déconcertée. Je n’ai pas toujours tout compris, je dois l’avouer mais je peux vous certifier que ce livre est bien écrit et mérite d’être lu. C’est un livre atypique.

Note sur l’échelle livresque : 7/10 parce que je préfère lire de la fiction

En lisant ce livre : j’ai été très émue

Challenge-Un-mot-des-titres

Classiques·Coups de coeur

Des souris et des hommes, John Steinbeck (1937)

Les aventures de Lennie Small et Geroges Milton dans les vergers de Californie

Genre littéraire : Roman

Thèmes abordés : Travaux des champs, hommes, amitié, californie

Histoire : Le décor : l’Amérique, plus précisément les exploitations agricoles de Californie. Georges Milton et Lennie Small sont amis d’enfance. Ils travaillent comme journaliers dans de grandes exploitations. Leur rêve : posséder un jour leur lopin de terre et vivre tel qu’ils l’entendent.

Mon avis :  Des souris et des hommes est avec les raisins de la colère, l’un des romans les plus connus de John Steinbeck. C’est un classique de la littérature américaine. Je n’ai pas encore lu les raisins de la colère mais il a rejoint la longue liste des classiques que je dois lire dans ma vie (enfin elle est dans ma tête alors souvent remise à zéro, il faudra que je pense à la coucher sur papier…)
J’ai beaucoup aimé Steinbeck, c’est simple et sincère. Vous allez peut être rire mais ça m’a fait penser à Marcel Pagnol. Marcel Pagnol est amoureux de son coin de pays et j’ai ressenti cet amour de la terre chez Steinbeck. Steinbeck, c’est la californie des années 30 et les exploitations agricoles. C’est aussi des personnages dont on ne sait pas grand chose mais auxquels nous nous attachons profondément.
Lennie small contrairement à son nom est un gros gaillard simplet mais gentil, un bon bougre si je puis dire. George Milton, son ami d’enfance vif d’esprit mais pas si fort le traîne comme un boulet, Il ne veut se contraindre à l’abandonner. Lennie lui cause bien du soucis, mais il le prend sous son aile et lui promet qu’un jour ils auront un lopin de terre et que celui-ci pourra s’occuper des lapins. Atteindront-ils cet objectif ?
Une histoire d’amitié qui ne peut laisser indifférent.

Ce livre s’adresse : aux amoureux de la terre et à ceux qui souhaitent découvrir les ranchs des années 30 en Californie

Note sur l’échelle livresque : 8/10 coup de coeur pour ce classique

Ce que les autres blogueurs en pensent :

Le grenier de Masha

Aline1102

En lisant ce livre j’ai pensé : je dois lire d’autres livres de Steinbeck