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Un jour on se rencontrera, Lizzie Doron (2015)

eho_doron3cJ’ai reçu ce livre dans le cadre de l’opération Masse critique, Je tiens donc à remercier le site chaleureusement ainsi que les Editions Héloïse d’Ormesson. Je remercie également Lizzie Doron, auteur de ce livre pour cette lecture enrichissante.

En 2014, j’ai fait le constat que je lisais très peu de livres d’Auteurs féminins. J’ai donc décidé de remédier à cette ignominie en 2015. Le livre de Lizzie Doron fait donc partie de ce challenge personnel dans lequel je me lance.

Ce roman se lit vite (200 pages), il s’agit d’une autobiographie romancée de l’auteur. Son histoire n’a rien de drôle puisqu’elle est la fille de deux survivants Polonais de la Shoah cependant l’auteur ne s’apitoie pas sur son sort et a su tirer des enseignements de son histoire personnelle.

Un roman sur la communauté juive mais pas que, « Un jour on se rencontrera » est aussi un roman sur l’absence de la figure paternelle. En effet, Aliza (Lizzie Doron) ne sait pas qui est son père, ni même si celui-ci est en vie. Dans ce livre, nous suivons sa quête pour enfin connaître la vérité. Un secret bien gardé qui finalement lui a rendu service puisque cette absence lui aura permis de devenir écrivain. En effet, petite fille, elle s’inventait des histoires sur ce père inconnu. Cette absence a attisé sa curiosité, elle passait son temps à demander où était son père et s’intéressait également à son voisinage.

La forme du roman peut désarçonner le lecteur au début de sa lecture. En effet, le passé et le présent s’entremêlent et il y a de nombreux personnages. Cependant c’est cette mise en forme qui fait la force et l’intérêt de ce roman. De petits paragraphes qui illustrent à la perfection des souvenirs. Fragments du passé qui avec des informations présentes donnent du sens au passé et permettent à l’auteur de reconstituer son histoire.

Album pour enfants

Y’a plus de papier ! De Céline Claire illustré par Mademoiselle Caroline

Un album écologique (dé) culotté !

1540-1Y’a plus de papier! est un petit album fort sympathique sur un endroit que vous fréquentez forcément une fois par jour : Le petit coin, le pipiroom, le trône et autres petits noms affectueux pour designer les W.C.
Nous suivons donc une famille : le papa, la maman, le garçon et la petite fille dans une aventure rocambolesque et non sans humour à la recherche de papier car malheureusement, comme ça arrive bien souvent, Il n’y en a plus. Tout le monde à forcément connu cette situation un jour.
Dans la première partie de l’album, les petites manies de chacun aux toilettes sont dévoilées. Force est de constater que cette famille utilise bien trop de papier. La rupture de stock de papier n’est qu’un prétexte pour nous amener et amener l’enfant qui lira cet album à la conclusion qu’il faut faire attention à sa consommation de papier et que les toilettes écologiques c’est le top! Il s’agit donc d’un album écologique.

J’ai beaucoup aimé ce petit  pour tout un tas de raison. Premièrement, je trouve que les illustrations sont magnifiques, simples mais efficaces et avec un style très personnel. Le travail de mise en page est rondement mené et les textes font mouches. Le deuxième point qui m’a plu : l’humour. Vous n’êtes pas sans savoir que l’ humour occupe une place primordiale dans ma vie. Dis comme ça, ça fait un peu sérieux mais ceux qui me connaissent pourront en témoigner et j’espère faire passer le message également par écrit. C’est donc avec plaisir que j’ai refermé cet album qui fait réfléchir tout en faisant rire.

Note sur l’échelle livresque : 7/10

J’ai reçu cet album dans le cadre de l’opération Masse critique organisé par le site Babelio. Je tiens donc à remercier chaleureusement Babelio ainci que la maison d’éditions les p’tits Braques pour cet envoi.
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Documentaires

L’enfer au féminin, Philippe Vignal (2012)

Le Gynécologue Philippe Vignal signe un documentaire qui gagnerait à être médiatisé !

Genre littéraire : Documentaire

Thèmes abordés : Cancer du sein, cancers gynécologiques, règles, contraception, prévention

Sujet : Le docteur Phillipe Vignal (gynécologue) démontre dans cet ouvrage  la relation qu’il existe entre le nombre de cycles menstruels et le risque d’apparition d’un cancer du sein. Il s’appuie sur différentes études menées dans le monde entier pour étayer sa thèse.

Pour lui, plus une femme aura de cycles (règles) dans sa vie et plus le risque d’être atteinte d’un cancer du sein augmente. Il balaie les idées reçues telle que « les règles servent à purifier le corps » et explique que celles-ci sont inutiles en dehors du projet de grossesse. Il préconise donc de bloquer le cycle menstruel en prescrivant une pillule progestative (sans oestrogènes). En effet, les oestrogènes en trop grands nombres seraient susceptibles de causer des cancers. Il en va de même pour les traitements de la ménopause contenant des oestrogènes.

Mon avis : Tout d’abord je tiens à remercier l’équipe du site Babelio et les éditions de la Martinière sans qui je n’aurais surement jamais ouvert ce livre. Je suis tombée dessus lors de la dernière opération Masse critique.

J’ai reçu le livre et je me suis mise à lire quelques pages chaque jour. En effet, je ne lis que très peu de documentaire. J’avais peur que ce soit un peu compliqué mais j’ai presque tout compris. Il y a un lexique à la fin du livre pour les mots « savants » que je ne maîtrisais pas au début de ma lecture. Je suis désormais « presque incollable ».

J’ai apprécié cette lecture, j’étais déjà au courant de nombreuses données telle que : « les règles ne servent à rien à par procréer ». Je ne fais pas partie de ces gens qui croient que les règles purifient le corps et je vois plus ça comme « un gros emmerdement » veuillez m’excuser du terme. Enfin soit, peut être que certaines l’apprendront par l’intermédiaire de ce livre et grand bien leur fassent.
J’ai trouvé le livre très intéressant.
J’ai appris pleins de choses dont le thème principal : plus nous avons nos règles et plus le facteur d’avoir un cancer du sein est important. J’ai également appris des informations sur le cancer : comment il survient et comment il prolifère, comment le dépister et le prévenir. Il y a également une grande partie consacrée aux différentes méthodes de contraception.

Le seul petit reproche que je pourrais faire, il y avait des répétitions mais je pense que c’était justement pour insister sur ce qui était important.

Ce livre s’adresse : à toutes les femmes

Note sur l’échelle livresque : Difficile de noter un documentaire mais pour la présentation et le fait que le livre soit accessible je donne 7/10

Coups de coeur·Romance

Didier van Cauwelaert, Corps étranger (2000)

Jetez-vous à corps perdu, vous ne serez pas déçus !

Genre littéraire : Roman

Thèmes abordés : Identité, Deuil, Reconstruction

L’histoire : Suite à la mort de sa femme Dominique et après la réception d’une lettre Frédéric Lahnberg décide de mener une double vie. Il est partagé entre deux personnalités : Frédéric, un critique littéraire et Richard Glen, pseudonyme utilisé pour la publication d’un roman La princesse des sables qu’il avait co-écrit avec son ex-compagne. (Dominique)

Richard Glen prend vie grace (ou à cause) de la lettre d’une lectrice qui le pousse à écrire un nouveau roman. 20 ans se sont écoulés depuis la parution de la princesse des sables. Ému par cette lettre Frédéric Lahnberg décide d’incarner Richard Glen. Au début, il l’est seulement par lettre puis il se prend au jeu et Richard Glen prend le pas sur Frédéric. Il loue un deuxième appartement en face de chez Dominique, achète une coccinelle et va même jusqu’à se raser et garder les poils de sa moustache pour en faire un postiche. Moustache de Frédéric Lahnberg qu’il doit arborer pour rester crédible.

Mon avis : j’ai adoré ! Une histoire à dormir debout comme je les aime avec un personnage principal attachant. Une histoire à dormir debout mais on ne peut s’empêcher d’y croire et de se dire : « c’est sur il existe des Richard Glen »

Ce livre s’adresse : à tous

Note sur l’échelle livresque: 9/10

Ce que les autres blogueurs en pensent:

SAG IN FOLIO

En lisant ce livre j’ai pensé: c’est un peu comme docteur Jekyll et Mr hyde, on a tous un Richard Glen en nous

Si vous avez aimé ce livre, vous aimerez peut être : Les autres livres de Didier Van Cauwelaert

Avec ce livre, je participe au concours lettre à l’écrivain organisé par babelio (à Vous de lire)

(vous pouvez lire la lettre en question en cliquant sur le lien) Votez pour moi 😉 si c est possible sans s incrire

Cher Didier van Cauwelaert,

Je me suis jetée à corps perdu dans Corps étranger. Quel doux plaisir de vous lire encore une fois. D’un coup de baguette magique vous rendez une histoire qui à première vue semble banale en une fresque fantastique mettant en scène des personnages hauts en couleur, oh combien différents mais qui aspirent tous au bonheur.

Une simple lettre peut transformer un homme : c est le message que je tire de votre roman. Cette missive de Bruges est l élément perturbateur qui redonnera vie à un homme. le terne Fréderic lahnberg, célèbre critique littéraire n est plus que l ombre de lui-même depuis la mort de sa femme. Une lettre toute simple va redonner vie à Richard Glenn, pseudonyme sous lequel il a écrit la princesse des sables avec sa compagne. Pour cette lectrice, il devient richard Glenn, d abord par échange épistolaire et ensuite en chair et en os. J apprécie beaucoup le fait que cet homme se divise en deux en ayant deux appartements et deux apparences distinctes. J ai ri de bon cœur lorsque Frédéric se rase la moustache et va en faire un postiche. le choix de la colle et le fait qu’il puisse aller à la piscine avec cet apparat. J aime toutes vos petites anecdotes si surréalistes mais auxquelles nous croyons dur comme fer, bons lecteurs crédules que nous sommes tous.

Je ne suis qu’une admiratrice parmi tant d autres. Comme vous le dites si bien dans ce roman: il est tellement plus facile de rêver les rêves des autres…ceux proposés dans un livre. Je me mets à la place de cette étudiante de Bruges qui dans votre roman écrit à un auteur qu’ elle apprécie pour lui demander un nouveau livre de sa plume, bien que vous ayez plus de succès que l auteur de la princesse des sables, et que Didier van Cauwelaert ne soit pas un pseudonyme. Peut-être après tout? Nous ne croyons que ce que nous voulons bien croire. Peut être recevrez-vous cette lettre dans une petite enveloppe jaune tout comme Richard Glenn. Je présume que je ne suis pas la première lectrice à avoir cette idée et à vous glisser ce clin d œil.

Pour vous aimer Monsieur van Cauwelaert, il faut croire en l impossible.  Vos romans sont des voyages sur des tapis volants, on aimerait rester dans ce monde avec vos personnages mais il faut regagner la terre pour ne pas passer à coté de son existence comme l’a fait Fréderic pendant vingt ans. Merci de rendre nos vies plus belles et continuez à nous faire rêver. Voyager en votre compagnie est toujours un vrai bonheur.

Joanna