Contemporains

C’est où le Nord ? Sarah Maeght (2016)

L’histoire d’une jeune femme à l’Ouest

1540-1

Je tiens à remercier les éditions Albin Michel ainsi que l’auteur pour l’envoi de ce roman.
C’est où le Nord?
c’est l’histoire d’une jeune femme prénommée Ella qui est à l’Ouest. Elle est originaire du Nord et professeur de français dans un collège catholique dans la région parisienne. Son copain l’a lâchement abandonnée, ne trouvant pas d’emploi de menuisier, il est reparti dans son département de naissance ou un poste l’attendait. Ella ne voyant plus d’avenir commun avec celui-ci va donc le larguer. Commencera alors pour elle une quête personnelle pour savoir ce qu’elle veut et qui elle est.

La préface de katherine pancol présageait un roman exceptionnel. J’ai rigolé car elle annonce : « Ne l’ouvrez pas à onze heures du soir en vous disant : « Tiens, je vais lire deux ou trois pages et m’endormir » vous ne dormirez pas » et c’est exactement ce que j’ai fait. Bon en fait si, Je l’ai laché mais pas au bout de trois pages mais une soixantaine. Le lendemain matin, je n’en ai fait qu’une bouchée.
C’est où le Nord est un roman avec un véritable style. J’ai beaucoup aimé l’écriture de Sarah Maeght qui a une écriture parlé par moment. Elle a également de l’humour et c’est quelque chose que j’apprécie chez un romancier. J’ai beaucoup aimé les passages qui se C'est ou le nord?passent au collège, les cours mais aussi la salle des profs. Les profs loufoques dont Ella ne se sent pas proche du tout et avec qui elle a du mal à entretenir des relations.
Au fil du roman, une mystérieuse personne lui livre des santons mutilés dans son casier. Je n’ai pas trop aimé l’intrigue qui se rattache à ces évènements et j’ai trouvé qu’elle gâchait un peu le roman car très différente du reste.
J’ai bien aimé suivre la vie de cette héroïne qui n’a rien de stéréotypée mais je n’ai pas eu un coup de coeur pour ce livre. Je ne pense pas que je garderais un souvenir impérissable de cette lecture. J’en attendais peut être trop après avoir lu cette préface élogieuse. C’est dommage car c’est un roman sympathique qui se lit d’une traite.