Contemporains

L’arbre du pays Toraja, Philippe Claudel (2016)

Un roman sur notre rapport à la mort, l’amitié, l’amour, la vie quoi !

l'arbre du pays torajaL’arbre du pays Toraja est le dernier livre de Philippe Claudel. Le personnage principal de son roman est un réalisateur cinquantenaire tout comme l’auteur lui même. Suite à un voyage en Indonésie où il découvre l’arbre du pays Toraja, celui-ci s’interroge sur le rapport que nous entretenons avec la mort. En indonésie, les bébés morts sont déposés dans le creux d’un arbre. L’arbre se referme et porte en lui tous ces petits êtres volés à la vie. à son retour en France, le personnage principal apprend que son ami et producteur Eugène est atteint d’un cancer. Ces deux évènements vont l’amener à se questionner sur la mort, l’amitié, l’amour et la vie.

J’ai lu des critiques sur babelio de personnes qui disaient que ce roman ne peut être compris qu’avec de la maturité. Je ne suis pas tellement d’accord. J’ai vingt sept ans et j’ai beaucoup apprécié ce roman. Il est vrai que l’auteur aborde la question de la mort et du rapport que nous entretenons avec celle-ci. à cinquante ans on est plus au bout de sa vie qu’au début et la question de la mort nous obsède d’avantage, pourtant je pense que la littérature permet justement d’aborder ce genre de question à n’importe quel âge.

J’ai apprécié la relation que le personnage principal entretenait avec son ami Eugène. J’aime beaucoup les histoires d’amitié et celle-ci est magnifique. J’ai aimé le personnage d’Eugène, un bon vivant fauché par la maladie entre deux amours. Eugène, un homme qui dès qu’il est amoureux fait un enfant et qui n’est pas capable de vivre sans amour. Lorsqu’il sent que la fin d’un amour arrive, il se met en quête d’une autre femme. Il quitte un amour pour un autre. à travers ce livre le personnage principal nous transmet l’amour qu’il porte à cet ami. 

J’ai moins aimé le fait que le personnage principal séparé de sa femme continue à faire l’amour avec celle-ci une fois par mois dans la chambre 107. J’ai bien aimé toutefois ce personnage féminin et leur passé commun, leur rapport très différent à la mort.

Dans ce roman, j’ai également beaucoup aimé un passage consacré à l’alpinisme. La montagne a pris beaucoup d’amis du personnage principal mais celui-ci vit avec. Il ne les a pas vu mourir. Un jour, il est confronté à la mort d’un compagnon de cordée. Cette mort est différente. J’ai apprécié ce passage car il est vrai que d’apprendre la mort de quelqu’un et d’y assister en direct est très différent. Pourtant il s’agit d’un même résultat. la personne n’est plus. Un passage qui illustre très bien notre rapport à la mort.L'arbre de toraja

Je vous recommande donc la lecture de ce très bon roman. J’avais déjà lu un roman de Philippe Claudel, La petite fille de monsieur Linh. J’avais également beaucoup aimé cette lecture. L’arbre du pays Toraja est un roman plus abouti, plus personnel et plus spirituel. Je lirais avec plaisir d’autres romans de cet auteur.

 

 

 

 

Challenges/Swap·Contemporains

La petite fille de Monsieur Linh, Philippe Claudel (2005)

Un petit roman touchant

petitefillemonsieurlinh philippe claudelGenre littéraire : Roman contemporain

Thèmes abordés : Exil, Immigration, Choc culturel, solitude, amitié

Histoire : Monsieur Linh fuit la guerre avec sa petite fille. Son fils et sa belle-fille sont morts. Il arrive en bateau dans un pays qu’il ne connait pas. Il ne parle pas la langue de ce pays et a peur de se perdre dans la ville. Il s’assoit sur un banc avec sa petite fille dans les bras.

Mon avis : Clémence du forum Livraddict m’avait recommandé ce petit livre. Comme je suis quelqu’un d’influençable et qu’en plus il se trouve que Séverine me l’a offert à l’occasion du SWAP GOURMAND, je me suis lancée dans la lecture de ce court roman. Je l’ai lu d’une traite. J’ai beaucoup aimé cette histoire sans pour autant décrocher l’ultime coup de coeur de 2013.
Pourquoi? Non, je ne suis pas cruelle mais Monsieur Linh ne parlant pas et ne s’exprimant pas vraiment, je ne me suis pas beaucoup attaché à ce personnage. J’ai par contre apprécié la fin de ce roman. Avant d’écrire mon avis, j’ai lu quelques critiques d’autres lecteurs. Beaucoup d’entre eux, avaient déjà deviné la fin. Je dois être un peu molle du casque parce que pour ma part, je n’ai rien vu venir. J’ai donc adorée cette fin. Merci Monsieur Claudel pour cette lecture agréable dont je me souviendrais comme un grand moment d’émotion.

Note sur l’échelle livresque : 7/10

En lisant ce livre j’ai pensé : ce n’est pas le nombre de pages qui fait un bon livre mais son intensité !