Contemporains·Coups de coeur·Feel-Good

On dirait nous, Didier Van Cauwelaert (2016)

Un rose-mary baby à la sauce didier Van Cauwelaert : Succulent, un régal !

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Je remercie les éditions Albin Michel ainsi que l’auteur pour l’envoi de ce livre. Pour ceux qui ne le sauraient pas encore, je vais le répéter : Je suis FAN DE DIDIER VAN CAUWELEART. J’attendais donc le nouveau bébé de Didier avec impatience. D’ailleurs l’année dernière étant moi-même enceinte, je l’avais rencontré à Collioure et l’avais questionné sur son prochain roman. Il n’avait rien répondu de concret. Dans ce nouveau roman il est donc question de Bébé.

Dès les premières pages, nous assistons au début d’une histoire d’amour. Celle d’Ilan et de Soline que rien ne prédestinaient à se rencontrer.Nous sommes dans un train, Ilan vient de se faire larguer, il a une place en trop : celle de son ex avec qui il avait prévu de partir en week-end pour l’anniversaire de celle-ci. Soline, elle, a un passager sans billet : Matteo sa contrebasse. Elle essaie de négocier avec le contrôleur mais celui-ci n’est pas du tout coopératif. Le train est complet et un des deux encombrants doit descendre. C’est à ce moment qu’Ilan, bon prince fait son entrée avec sa place supplémentaire. Le hasard fait bien les choses et une histoire d’amour naît de cette histoire. Installés ensemble à Paris, ils rencontrent un couple de trente ans leur aîné dans un parc. « On dirait nous » dit Soline à Ilan. Le vieil homme est un professeur à la retraite, son épouse Yoa Tliginte (amérindienne d’Alaska). Nageant dans le parfait bonheur malgré leur manque de moyen financier et leurs situations professionnelles précaires Soline et Ilan ont envie d’avoir un enfant. Ils ne sont pas les seuls à attendre ce bébé. Leurs voisins (le couple de trente ans leur aîné) espère beaucoup de cette naissance.
Maintenant, vous vous demandez tous pourquoi? ce à quoi je vous répondrais qu’il faut lire le livre.

à la lecture de ce roman je n’ai pu m’empêcher de faire un parallèle avec Un bébé pour rosemary d’Ira levin. Un Roman que j’ai beaucoup aimé. D’ailleurs dans son roman « on dirait nous » Didier Van Cauwelaert parle justement de rosemary baby donc je me suis sentie beaucoup moins seule. Le roman d’Ira levin est un roman gothique, la version de didier van cauwelaert est beaucoup plus joyeuse et humoristique. « On dirait nous » est un rosemary baby à la sauce Didier Van Cauwelaert, ponctué d’éclats de rire mais aussi de sentiments plus triste, de moments de doutes et de remises en question, d’amour et d’amitié aussi. Un roman a l’image de la vie (comme tous les romans de l’auteur) plein de surprises et de rebondissements. Un roman coup de coeur que je vous recommande chaudement à tous ! et que ça saute ! Et je ne dis pas ça parce qu’il y a un personnage qui s’appelle Joanna 😉 OUVREZ BIEN LES YEUX

Contemporains·Coups de coeur

Journal d’un vampire en pyjama, Mathias Malzieu (2016)

Journal-dun-vampire-en-pyjamaMathias Malzieu : un vampire poétique à l’humour dévastateur

Je remercie les Editions Albin Michel pour cet envoi. Mathias Malzieu est un écrivain que j’apprécie beaucoup. Je l’ai découvert par l’intermédiaire de son groupe Dionysos car pour ceux qui ne le savent pas encore, j’adore la musique. Le rock en particulier et le Bird’N’Roll plus précisément. Je me suis rendue à de nombreux concerts du groupe. J’apprécie leurs textes mêlant romantisme, folie, humour et poésie. Dionysos, c’est tout un univers à chaque album et de la joie à chaque show. Je remercie donc également Mathias Malzieu (et son groupe) pour le bonheur qu’il me procure par son énergie, ses textes et mélodies.

En novembre 2013, un peu avant la sortie de son film « la mécanique du coeur » mathias malzieu découvre qu’il est atteint d’une maladie rare : l’aplasie médullaire. Il doit être transfusé régulièrement en attendant une hypothétique greffe de moelle. Avec cette maladie, Mathias se transforme en Vampire, il a besoin de sang pour survivre. 

Dans ce roman autobiographie, l’auteur nous livre jour après jour son quotidien de vampire (malade) avec humour, fantaisie et poésie. Certains passaJournal d'un vampire en pyjama-mathiasmalzieuges sont plus sombres car évidement être malade n’a rien de drôle mais Mathias fait face à cette épreuve avec son bouclier fétiche : l’humour. Il se moque de Dame Oclès qui le suit partout avec son épée. Mathias a le don de voir le monde avec des lunettes qui le rendent plus beau. Il a tout un univers et voit les choses comme dans un film fantastique. C’est ce qui me plait dans ce livre et chez Mathias Malzieu : Cette capacité à s’émerveiller et rendre sa vie plus belle avec son imagination. Il traverse une épreuve difficile mais relativise toujours. Bien sûr, il a peur de ne pas s’en sortir mais il garde toujours espoir en faisant ce qu’il fait de mieux : la musique et l’écriture. Il lit également beaucoup de poésie et plus particulièrement Walt Whitman un poète américain que j’ai maintenant très envie de découvrir.
L’art à donc joué un rôle important durant son combat contre la maladie.Il remercie les soignants ces « super-héros du quotidien » et lance un appel au don.

Ce journal est également une Ode à l’amour, et comme vous le savez déjà j’adore l’amour donc mon petit coeur a fait boum boum. Une belle preuve d’amour adressé à Rosy son amoureuse qui a su vivre cette aventure à ses côtés. Un message d’amour également adressé à ses proches (son père et sa soeur) mais également ses amis qui n’ont pas quitté le navire quand il prenait l’eau. En effet, Mathias explique que la maladie a vite fait le tri entre les amitiés sincères et les autres.

Tour à tour, vampire, hamster et eggman, la maladie n’a rien de glamour mais avec l’humour et la fantaisie tout passe toujours mieux. Telle est la conclusion de ce roman autobiographique qui finit bien. 

Science-fiction

Le sixième sommeil, Bernard Werber (2014)

Un livre qui n’a rien de soporifique !

107026894voilà bien longtemps que je n’avais pas lu de romans de Bernard Werber. C’est bien simple, plus de 5 ans puisqu’il n’y a aucun billet sur ce blog le concernant. C’est un auteur que j’apprécie beaucoup mais que j’avais mis de côté car je trouvais que c’était un peu toujours la même chose. à Noël mon mari a reçu « le sixième sommeil« du coup, je lui ai piqué et je me suis mise à le lire.
Pour tout vous dire, j’avais lu les premiers chapitres gratuits et je comptais me l’acheter coûte que coûte car je suis curieuse.

Je suis très contente de ma lecture, ce n’est pas un coup de coeur mais de belles retrouvailles avec cet auteur que je porte dans mon coeur. Le thème de ce livre est le sommeil. Ce qui m’a plu dans ce livre, c’est le mélange entre fiction et faits. Comme dans de nombreux livres de Bernard Werber, nous nous divertissons tout en apprenant plein de choses sur le sommeil. à noter quand même qu’il s’agit de science-fiction pour de nombreux éléments bien sûr (pour ceux qui ne connaitraient pas l’auteur).

Le personnage principal Jacques Klein est le fils d’une célèbre chercheuse sur le sommeil. Celle-ci disparait du jour au lendemain sans prévenir. Jacques perd le sommeil. Un soir en rêve, il fera la rencontre de celui qu’il sera dans 20ans et entame une discussion avec ce lui-même du futur.
L’intrigue est rondement bien mené et chaque fin de chapitre donne envie de poursuivre sa lecture. C’est un livre qui se dévore d’une traite. (Bien sûr étant donné que je viens d’avoir un bébé, j’ai pris mon temps pour le lire 😉 Bébé n’attend pas et est plus précieux que mes livres chéris.) mais je compte sur vous pour le lire d’une traite !

Un plaidoyer pour le rêve. Une ode au sommeil. Un livre qui n’a rien de soporifique.

 

Contemporains

Méfiez-vous des femmes exceptionnelles, Claire Delannoy (2015)

Un roman sur l’amitié et la liberté des femmes

9782226317360gLe personnage principal Diane, vient de perdre son mari avec qui elle entretenait une étrange relation. Chacun vivait des expériences séparés et ne se retrouvaient que de temps en temps avec pour accord de ne jamais se parler des autres partenaires pour préserver leur liberté.
Au début de ce roman, nous faisons donc la rencontre d’une Diane a côté de ses pompes nostalgique de ses expériences passées. Lors des funérailles, elle découvrira que Régis (son mari) lui a laissé un ultime secret.
Elle trouvera alors du réconfort auprès de ses amies : Diane , Chris, Nour, Sofia et Marie. Elles se sont rencontrées quand elles avaient vingt ans aux Beaux-arts. Chacune a pris un chemin différent autant professionnellement que géographiquement mais leur amitié a subsisté à la distance, aux assauts du temps et des non-dits. Ce roman est le témoignage de ces amitiés et des liens complexes qui unissent toutes ces femmes entre elles. Une incursion au coeur des vies de ces femmes chacune exceptionnelle à sa façon. Des femmes très différentes mais unis par une amitié indéfectible.

Un roman sur la complexité des relations humaines que ce soit familiales, amoureuses, amicales ou encore professionnelles. Des tranches des vies, des reflets d’existences singulières, portraits de femmes.

Méfiez-vous des femmes exceptionnelles est le premier roman de Claire Delannoy que je lis. Elle a reçu le prix Goncourt du premier roman pour La guerre, l’Amérique. Elle est également l’auteur de La conquête de l’Est, Remember me et d’un essai : Lettre à un jeune écrivain

J’ai lu ce livre dans le cadre du Challenge 1% de la rentrée littéraire 2015. C’est ma première lecture de la rentrée littéraire et j’ai beaucoup apprécié ce roman.

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Contemporains

Une affaire conjugale, Eliette Abecassis

Pas très gai !

abecassis eliette une affaire conjugaleJ’ai emprunté ce livre à la bibliothèque intriguée par la 4eme de couverture : « Pour bien commencer les choses, il faudrait commencer par divorcer » Comme je viens de me marier, je voulais en savoir plus. J’ai également été interpelée par la couverture, j’aime beaucoup cette œuvre de Klimt. Nous suivons ici un couple : Jérôme et Agathe. Ils ont deux jumeaux en bas âge.Jérôme a un bureau dans leur appartement, il ferme la porte à clé. Agathe n’en peut plus de vivre avec ce cachotier et entre par effraction dans le bureau. Elle se rend compte que son mari la trompe. Très vite, elle souhaite divorcer mais ne se sent pas capable. Elle a peur de perdre la garde des enfants. Un jour, elle saute le pas, elle est décidée, elle va divorcer. Dans ce roman nous assistons donc à ce divorce. Un divorce qui tourne mal car Jérôme est un profiteur. Agathe est une parolière célèbre, son mari est le gérant d’une Start-up qui n’a jamais décollé. Il vit depuis des années au crochet de sa femme. Son mari va se révéler dans ce divorce. C’est ce qu’on appelle un pervers narcissique. Finalement, elle en vient à la conclusion qu’elle ne connaissait pas la véritable identité de son mari avant de divorcer. Vous l’aurez donc compris, vous ne rirez pas à gorge déployé à la lecture de ce livre. Je l’ai lu, j’ai bien aimé mais bon on peut le dire : « ce roman ne respire pas la joie de vivre et l’optimisme.. » surtout pour quelqu’un qui vient de se marier, c’est un peu glauque de lire un livre sur le divorce. J’ai des idées des fois ! L’écriture d’Eliette Abecassis me plait, le sujet un peu moins. Ce n’est donc pas un coup de cœur

Note sur l’échelle livresque : 7/10