Jeunesse·Science-fiction

Cogito, Victor Dixen

Commencé pendant mes vacances avec beaucoup d’enthousiasme, j’ai eu un peu de mal à me replonger dans l’ambiance de Cogito. J’ai failli abandonné ma lecture, mais finalement qu’est-ce que j’aurais mal fait ! J’ai beaucoup aimé cette lecture.

Dans Cogito, Victor Dixen nous propulse dans un monde peut-être pas si lointain ou les I.A, les intelligences artificielles remplacent l’homme dans bien des domaines. Malheureusement, des hommes sont encore obligés de passer après les I.A pour faire le sale boulot. C’est le cas du père de l’héroïne de ce roman qui travaille pour HYGéa une intelligence artificielle qui gère le nettoyage de la ville. La où les machines ne peuvent pas intervenir, les hommes sont encore utiles. Roxane, notre héroïne une adolescente de dix-huit ans voit son père comme un déchet de la société. Elle essaie de s’en sortir comme elle peut. Elle fait partie d’un gang de filles : les clébardes. Un jour, elle est sélectionnée pour obtenir une bourse dans le but de passer son bac à l’aide de la programmation neuronale. Les stagiaires sont envoyés sur une île, des neurobots vont leur être injectés dans leurs cerveaux dans le but de les programmer pour réussir le bac. Et malheureusement bien évidement tout ne va pas se passer comme prévu.

Cogito fait référence à la célèbre phrase Cogito ergo sum (Je pense donc je suis) du Philosophe René Descartes. Dans ce roman il est donc question de philosophie et de réflexions. Réflexions générales sur la vie et plus particulièrement réflexions sur les I.A et la différence entre les humains et les machines.
J’ai beaucoup aimé apprendre des choses sur les I.A, ce n’est pas un documentaire bien sur mais l’auteur distille de nombreuses informations sur le sujet. Ce roman m’a donné envie de me documenter davantage sur ce thème.


J’ai également beaucoup aimé, le fait que l’auteur aborde la question des I.A d’un point de vue philosophie et qu’il intègre des concepts philosophiques à son récit.
Cogito est donc un coup de coeur pour toutes ces bonnes raisons.

Coups de coeur·Jeunesse

La tête sous l’eau, Olivier Adam (2018)

CVT_La-Tete-Sous-lEau_7949Quand j’ai ouvert « La tête sous l’eau » je m’apprêtais à verser un océan de larmes comme ce fût le cas avec « Je vais bien ne t’en fais pas » du même auteur. Je me suis tellement bien préparée psychologiquement que finalement je n’en ai pas versé une seule (de larme). J’ai passé un excellent moment la tête sous l’eau car une fois ouvert, impossible de le reposer. Trop de suspense les amis !

La tête sous l’eau, c’est l’histoire d’une famille qui en a ras le bol de Paris et qui part vivre en Bretagne. Enfin, ce sont les parents qui décident, car leur deux enfants ne semblent pas partager leur enthousiasme. Plus particulièrement, Léa qui est amoureuse et vit ce départ comme un déchirement. Au fil des pages, le lecteur découvrira des lettres d’amour de cette jeune fille adressé à un destinataire inconnu dont on présume qu’il s’agit de son premier amour laissé à Paris. Jusqu’au jour où Léa disparait. La famille est anéantie. Son frère semble avoir trouvé une échappatoire dans le surf et passe tout son temps libre à écumer les vagues. (bon je ne sais pas si ça se dit comme ça étant donné mes piètres prouesses en surf, voir article précédent)

J’ai adoré la construction de ce roman, l’intrigue entrecoupée par les lettres de Léa donne  de la force au récit et surtout l’envie folle de tourner les pages pour en savoir plus. J’aime beaucoup le style d’Olivier Adam et j’ai pris plaisir à le retrouver. Il s’agit d’un roman jeunesse, mais je vous encourage à le lire pour abolir la frontière entre roman pour ados et roman pour adulte. D’ailleurs, les ados peuvent tout à fait lire je vais bien ne t’en fais pas ! Non mais !!!

C’est un coup de coeur et ma 3eme lecture pour les 1% de Rentrée littéraire

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