Coups de coeur·Romans historiques·Témoignages

Les enfants d’Elisabeth, Hélène Legrais (2007)

Un roman sur la maternité d’Elne, de 1939 à 1944 Elisabeth Eidenbenz accueillait les jeunes femmes enceintes internées dans des camps au château del Bardou

les enfants d'elisabethEn 2014, j’ai eu la chance de rencontrer l’auteur de ce roman lors d’une réunion entre professeurs documentalistes. Je n’avais encore lu aucun de ses romans alors je me suis sentie un peu bête.

Nous avons rencontré hélène Legrais l’après-midi. Le matin, nous avions visité la Maternité suisse d’Elne. J’ai alors fait la connaissance de ce lieu chargé d’histoire et d’une femme exceptionnelle : Elisabeth Eidenbenz, . Elne est une petite commune des pyrénées-orientales (66). De 1939 à 1944, Elisabeth Eidenbenz fût la directrice de la maternité. Elle sillonnait les camps de réfugiés espagnols et accompagnait les femmes enceintes à Elne pour prendre soin d’elles. Des jeunes enfants malades ont également trouvé refuge dans cette maternité. Par la suite, elle a également pris soin de femmes juives. Elisabeth Eidenbenz est l’héroïne du roman d’Hélène Legrais. Il s’agit donc d’une histoire vraie mais quand même très romancée. 

maternité d'elneCette visite m’a profondément émue, par l’intermédiaire des photos mais également des textes explicatifs, j’ai découvert toute une partie de mon histoire régionale que je ne connaissais pas du tout. Je savais qu’il y avait eu des camps pour les réfugiés espagnols mais j’ignorais que le secours suisse était venu en aide à ces réfugiés et qu’il y avait eu cette maternité. Je savais que les conditions dans les camps étaient rudes mais peut être pas à ce point.
Si vous aussi vous souhaitez en savoir plus sur ce pan d’histoire, je ne peux que vous recommandez la lecture de ce roman.

Tereza et Elisabeth sont les deux personnages principaux de ce roman. Après une interview de l’auteur, je suis triste d’apprendre que Tereza n’a jamais existé. Elle s’est inspiré de plusieurs femmes pour créer de toutes pièces ce personnage. Un personnage très romanesque mais tellement puissant qu’on a envie d’y croire. Tereza arrive à la maternité et ne semble pas enchantée de son état. C’est une femme au fort caractère, elle a du laisser ses frères d’armes aux camps. Elle s’est rasé la tête pour se faire passer pour un homme car les femmes et les hommes étaient séparés et elle ne voulait pas êtres séparée de ses camarades. Au fil des pages nous ferons sa connaissance ainsi que celle d’autres mères et enfants de la maternité. Un livre qui rend hommage à une grande dame : Elisabeth Eidenbenz infirmière suisse qui a donné la vie à de nombreux enfants et égayés  un peu le quotidien de nombreuses femmes dans une période difficile de leur vie et de l’histoire.

à noter que l’auteur a recueilli des témoignages de femmes ayant accouché à Elne mais également des enfants d’Elisabeth. En effet, l’infirmière allait elle-même reconnaître les enfants naît à la maternité. Le livre est préfacée par Elisabeth ainsi qu’un de ses enfants. Une femme humble et discrète qui comme elle le dit si bien : « n’a fait que ce qu’elle avait à faire ! » 

bébé maternité suisse

Témoignages

Karine après la vie

Un livre déroutant sur l’au-delà

9782226134301-xMaryvonne et Yvon dray ont perdu leur fille Karine dans un accident de le route.  Agée de 21 ans, les parents sont terrassés par ce drame. Quelques mois plus tard, ils reçoivent des signes de Karine de l’au delà. Ils commencent donc à s’intéresser à la TCI  (transcommunication instrumentale) et d’autres techniques de communication avec l’au-delà. Ce livre reprend leurs différentes expériences et communications avec leur fille.
Le livre débute par une préface de Didier Van Cauwelaert qui s’est intéréssé au phénomène dans ses fictions. Il est ici confronté à un cas qui dépasse la fiction.

J’ai lu ce livre dans le cadre du challenge Un mot, des titres. Il fallait lire un roman contenant le mot Après. J’aime beaucoup Didier Van Cauwelaert et c’est un de ses rares livres que je n’avais pas encore lu. (enfin ce n’est pas vraiment un livre de lui puisqu’il n’a rédigé qu’une cinquantaine de pages qui reprennent sa rencontre avec Karine et la communication avec l’au-delà).
C’est un livre difficile à évoquer sur un blog parce que certains croient à ces communications avec l’au-delà et d’autres non. Je fais plutôt partie de ceux qui n’y croient pas, voilà pourquoi il m’est difficile de parler de ce livre. Je trouve l’idée belle de pouvoir communiquer avec les morts et apprendre d’eux mais je n’ai jamais expérimenté moi-même ce genre de pratique. Je ne demande qu’à y croire. Un livre qui fait donc réfléchir et qui permet de découvrir ces différentes pratiques.

J’en connaissais quelques unes notamment l’écriture automatique mais j’ai découvert de nombreuses autres méthodes. Je ne connaissais pas du tout la TCI sauf par le très bon film Fréquence interdite de grégory Hoblit : un homme qui communique avec son père grace à une vieille radio laissé par celui-ci.
C’est un thème que j’apprécie beaucoup en film ou en roman mais j’ai plus de mal avec les témoignages. Je pense que seuls ceux qui expérimentent ce genre de chose sont capables d’y croire vraiment. En tout cas, l’idée est belle et permet peut être d’appréhender la mort de façon plus sereine. Un livre qui fait donc réfléchir plus qu’il ne m’a réellement convaincue.

Challenge-Un-mot-des-titres