Romans autobiographiques

Munkey Diary, Jane Birkin (2019)

Munkey Diary, c’est une sélection de passages du journal de Jane Birkin de 1957 à 1982 qui sont enrichis d’explications de celle-ci. Vous trouverez également quelques dessins de Jane Birkin qui a un très beau coup de crayon. Dans ce journal, elle dévoile son quotidien fait comme chaque vie de moments joyeux et d’autres plus sombres. Elle y raconte ses histoires d’amours avec John Barry, Serges Gainsbourg et Jacques Doillon, la naissance de ses filles Kate, Charlotte et Lou, sa carrière, ses tournages et ses chansons.

J’apprécie beaucoup les histoires de vie et j’ai donc pris plaisir à découvrir celui de cette femme que je ne connaissais pas si bien. J’ai beaucoup apprécié la façon dont elle parle de Gainsbourg et l’amour qu’elle lui porte. On sent que c’est un homme qui a beaucoup compté dans sa vie. Souvent nous avons l’image de stars qui vivent un rêve, dans ce livre, nous nous rendons compte que la vie de Jane n’a pas été un long fleuve tranquille rempli de paillettes. Elle s’y livre sans fard, telle qu’elle est, telle que tout un chacun pourrait s’adresser à son journal. Elle y raconte ses complexes, ses problèmes, mais également ses moments de bonheur.
ET c’est un coup de coeur !


Contemporains·Coups de coeur

Journal d’un vampire en pyjama, Mathias Malzieu (2016)

Journal-dun-vampire-en-pyjamaMathias Malzieu : un vampire poétique à l’humour dévastateur

Je remercie les Editions Albin Michel pour cet envoi. Mathias Malzieu est un écrivain que j’apprécie beaucoup. Je l’ai découvert par l’intermédiaire de son groupe Dionysos car pour ceux qui ne le savent pas encore, j’adore la musique. Le rock en particulier et le Bird’N’Roll plus précisément. Je me suis rendue à de nombreux concerts du groupe. J’apprécie leurs textes mêlant romantisme, folie, humour et poésie. Dionysos, c’est tout un univers à chaque album et de la joie à chaque show. Je remercie donc également Mathias Malzieu (et son groupe) pour le bonheur qu’il me procure par son énergie, ses textes et mélodies.

En novembre 2013, un peu avant la sortie de son film « la mécanique du coeur » mathias malzieu découvre qu’il est atteint d’une maladie rare : l’aplasie médullaire. Il doit être transfusé régulièrement en attendant une hypothétique greffe de moelle. Avec cette maladie, Mathias se transforme en Vampire, il a besoin de sang pour survivre. 

Dans ce roman autobiographie, l’auteur nous livre jour après jour son quotidien de vampire (malade) avec humour, fantaisie et poésie. Certains passaJournal d'un vampire en pyjama-mathiasmalzieuges sont plus sombres car évidement être malade n’a rien de drôle mais Mathias fait face à cette épreuve avec son bouclier fétiche : l’humour. Il se moque de Dame Oclès qui le suit partout avec son épée. Mathias a le don de voir le monde avec des lunettes qui le rendent plus beau. Il a tout un univers et voit les choses comme dans un film fantastique. C’est ce qui me plait dans ce livre et chez Mathias Malzieu : Cette capacité à s’émerveiller et rendre sa vie plus belle avec son imagination. Il traverse une épreuve difficile mais relativise toujours. Bien sûr, il a peur de ne pas s’en sortir mais il garde toujours espoir en faisant ce qu’il fait de mieux : la musique et l’écriture. Il lit également beaucoup de poésie et plus particulièrement Walt Whitman un poète américain que j’ai maintenant très envie de découvrir.
L’art à donc joué un rôle important durant son combat contre la maladie.Il remercie les soignants ces « super-héros du quotidien » et lance un appel au don.

Ce journal est également une Ode à l’amour, et comme vous le savez déjà j’adore l’amour donc mon petit coeur a fait boum boum. Une belle preuve d’amour adressé à Rosy son amoureuse qui a su vivre cette aventure à ses côtés. Un message d’amour également adressé à ses proches (son père et sa soeur) mais également ses amis qui n’ont pas quitté le navire quand il prenait l’eau. En effet, Mathias explique que la maladie a vite fait le tri entre les amitiés sincères et les autres.

Tour à tour, vampire, hamster et eggman, la maladie n’a rien de glamour mais avec l’humour et la fantaisie tout passe toujours mieux. Telle est la conclusion de ce roman autobiographique qui finit bien.