Bd

L’invitation, Jim et Dominique Mermoux (2010)

Pour la petite histoire, j’ai eu la chance de rencontrer Dominique Mermoux au Salon de la BD de Colomiers.

J’étais avec Rose et elle était surprise de voir dessiner des Monsieurs sur des livres alors que je lui interdis formellement d’écrire sur les siens.
Très gentil, il lui a donc proposé une feuille et prêté ses feutres pour qu’elle puisse exprimer ses talents. 

J’ai choisi de découvrir L’invitation, une BD qui m’a été conseillée par Julie du Blog Les petites lectures de Scarlett. Je sais que je peux écouter ses conseils les yeux fermés.
C’est une BD douce-amère qui raconte un test à l’amitié. En pleine nuit, un jeune-homme reçoit un appel d’un de ses meilleurs amis, il est en panne et lui demande de venir tout de suite. Il est réticent, lui demande pourquoi il n’appelle pas plutôt une dépanneuse. Il s’apprête à se recoucher, mais sa compagne le convainc d’aller aider son ami. Une fois sur place, il se rend compte que son ami n’est pas du tout en panne, c’était un test à l’amitié et il est loin d’être arrivé le premier !!! Je n’en dis pas plus pour ne pas vous gâcher le suspense. Je l’ai lu d’une traite et j’ai beaucoup aimé les dessins. Le scénario est génial, j’ai adoré cette idée de test à l’amitié. Une Bd à découvrir !

Bd·Coups de coeur

Les vieux fourneaux, Lupano et Cauuet (2014)

Les essayer, c’est les adopter ♥

97dbbb532638dc1df2acfce8f1f89Sur les conseils d’une amie, bibliothécaire comme moi, j’ai acheté les vieux fourneaux. Excellente idée ! j’ai adoré. Je peux enfin vous dire que j’ai eu un énorme coup de coeur pour une BD pour adulte !
Les vieux fourneaux, c’est l’histoire de 3 papis qui sont amis d’enfances et qui se retrouvent lors de l’enterrement de la femme d’un d’entre eux. Un secret va semer le trouble et nos compères vont se retrouver dans un road trip rocambolesque pour notre plus grand plaisir.

Les vieux fourneaux, c’est des dessins de toute beauté, un scénario génial et des personnages fantasques et fantastiques ! Et puis plein d’humour et d’amitié. Emportée par l’histoire j’ai lu les 4 tomes d’affilés sans pouvoir m’arrêter. J’attends le 5eme avec impatience !!!
coup de coeur

Coups de coeur·Jeunesse

Girl Online Tome 1, Zoe SUGG

girl onlineAvant de partir en vacances, ce roman me faisait de l’oeil à la médiathèque. Je l’ai donc emporté dans mes valises, très chargées en livres comme vous pouvez vous en douter. 

En voyant la couverture, je pensais que je trouverais une jolie romance d’été d’ados, et bien mauvaise pioche Joanna ! le livre se passe en hiver. ça m’a fait rire ! si vous souhaitez donc cet hiver lire un livre qui se passe durant les fêtes de fins d’années, vous pouvez opter pour Girl Online.

Trêve de blabla et entrons dans le vif du sujet. Girl Online, c’est l’histoire de Penny, une jeune fille mal dans sa peau (comme beaucoup d’ados) qui a une passion pour la photographie. Depuis peu, elle souffre de crise de panique, suite à celles-ci, elle décide de créer un blog anonyme dans lequel elle raconte à coeur ouvert ses problèmes. Sur la toile, elle est Girl Online, très vite, son blog rencontre un vif succès alors que dans la vraie vie rien ne semble tourner rond.

En embarquant Girl Online avec moi, je m’attendais à trouver une petite romance gentillette entre ados, pas de quoi casser trois pattes à un canard. Quel idiote ! Girl Online, c’est bien plus que ça. C’est un roman profond sur l’adolescence et sur un sujet que j’apprécie particulièrement les blogs. C’est également une jolie histoire d’amour et d’amitié. J’ai plus qu’adoré ! d’ailleurs je compte lire la suite prochainement !

L’auteur qui est youtubeuse décrit parfaitement l’envers du décor du Web avec ses hauts et ses bas, les succès, le buzz, mais aussi les lynchages publics. Ce que j’ai aimé, c’est que rien n’est ni tout noir, ni tout blanc. Souvent, dans les livres la technologie est vue comme quelque chose de négatif alors que celle-ci peut également apporter un mieux être. Lorsque Girl Online se livre sur la toile et dévoile ses problèmes, elle partage des liens forts avec d’autres personnes et reçoit du soutien des internautes. Alors oui, il peut aussi y avoir un revers de la médaille, des insultes etc… mais je trouve qu’il est également important de montrer qu’internet a aussi ses bons côtés et peut rendre heureux. 

coup de coeur

Coups de coeur·Humour·Jeunesse

La fourmi rouge, Emilie Chazerand (2017)

Un Génialissime roman pour ado ! (et pour tout le monde, ce serait bête de s’en priver!)

couv-la-fourmi-rouge-620x987Je ne connaissais pas Emilie Chazerand, pourtant elle a déjà publié de nombreux albums pour la jeunesse, ainsi que des romans. J’ai adoré cette rencontre et vous risquez de m’y reprendre !

La fourmi rouge, c’est l’histoire de Vania Strudel qui souffre de ptosis (elle a un oeil à moitié fermé) et qui vit seule avec son père taxidermiste. Sa mère est morte quand elle avait 8 ans. En rentrant du lycée, elle fait du papi-sitting, activité qui consiste à garder un voisin âgé qui ne parle plus et à qui elle raconte sa misérable existence. à son retour de vacances son meilleur ami Pyrach de son vrai nom Pierre-rachid, n’est plus tout à fait le même, il sort avec l’idole du collège et l’ennemi jurée de Vania et elle ne voit pas cette relation d’un très bon oeil (sans mauvais jeu de mot avec son ptosis.)
Vania a une autre amie, Victoire qui est très belle, mais souffre du fish odor syndrom (une maladie qui fait qu’elle sent le poisson).
Vous l’aurez compris ce roman met en scène des personnages qui n’ont pas la côte. Des loosers auxquels on ne peut que s’attacher au fil des pages et suivre avec plaisir les aventures toujours de plus en plus rocambolesque.

La fourmi rouge est un roman bourré d’humour, je pouffais de rire toute seule au fil des pages. Les personnages sont tous attachants à leur manière. Ce n’est pas juste une petite comédie pour passer un bon moment, mais un roman profond sur la famille et la période de l’adolescence qui ne se traverse pas toujours sans encombre.

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Romans historiques

Au revoir là-haut, Pierre Lemaître (2013)

Au revoir là-hautJe n’invente rien en disant qu’Au revoir là-haut est un excellent roman. Dès les premières pages, je me suis plongée dans cette belle histoire en partie inventée mais, traitant également de faits historiques réels. Dans Au revoir là-haut, Pierre Lemaître raconte les dernières heures de la guerre de 1914-1918 et le destin de trois combattants : Edouard Péricourt, Albert Maillard et Henri D’Aulnay Pradelle. Trois hommes très différents de par leur condition, mais également de par leur caractère. Ces trois hommes sont liés et les chapitres s’enchainent décrivant la vie de chacun.

J’ai beaucoup aimé l’histoire qui lie Albert à Edouard. Je me suis un peu désintéréssée de l’histoire d’Henri. J‘ai donc eu un petit passage à vide à la moitié du livre.  à grand coup de pied au derrière, j’ai réussi à reprendre ma lecture et mon enthousiasme. Cette histoire est tout simplement fantastique et pleine de rebondissements. Je ne peux que vous encourager à passer un moment en compagnie de ces personnages qui vous fera voir la guerre de 14-18 avec un autre regard.
J’ai toujours des coups de coeur pour les personnages hors du commun, si comme moi, vous partagez cette passion, vous allez adorer le Fantasque Edouard.

 

 

 

Coups de coeur·Romans autobiographiques

Seuls les enfants savent aimer, Cali (2018)

seulslesenfantsVous ne le savez peut-être pas, mais en dehors de la lecture j’ai une autre grande passion : les concerts. Et plus particulièrement, les concerts de Cali. Mes amis me demandent : »Tu vas encore voir Cali en concert? » tu n’en as pas marre ?  » Non car chaque concert est unique et que j’adore cet artiste qui donne beaucoup à son public. Merci beaucoup Cali pour ces moments de bonheur, car comme le dit une autre de mes idoles Didier Van Cauwelaert : « les heures de bonheur, on les a pour la vie, mais les heures de perdues ne se rattrapent jamais. »

Dans ce livre, il n’est pas question de bonheur mais de la perte d’un être cher. à l’âge de 6 ans Cali a perdu sa maman. Sa mère était également son institutrice. Il n’assistera pas à l’enterrement, il reste seul à la maison et observe les silhouettes toutes de noirs vêtus à la fenêtre. Son petit papa comme il l’appelle dans ce roman n’est plus que l’ombre de lui même, il noie son chagrin au bar du village. « Tu me manques à crever, maman. Jusqu’à quand vas-tu mourir ?  » demande le petit Bruno. Un enfant ne peut pas perdre sa maman. Ce n’est pas possible.
« La mort n’existe pas. Le désespoir, lui, je peux le toucher. C’est une matière visqueuse, une mauvaise sentinelle postée sur le chemin. Elle me surveille. Depuis ton départ, chaque jour crée une distance nouvelle. Tout est de plus en plus loin de toi. Ralentir, oui ralentir… Ne pas m’enfuir. à quoi bon prendre le large, maman? Ma vie, je veux te l’offrir entièrement.« 

Plus qu’un récit sur le deuil, Seuls les enfants savent aimer, c’est un rendez-vous avec les souvenirs d’enfance, l’école, les amis, le premier émoi et les colonies de vacances. Des thèmes déjà présents dans les textes de Cali chanteur. Un roman émouvant, déchirant, triste, mais aussi lumineux et joyeux. Un récit plein de sentiments, à l’image de la vie. Merci Cali pour ce beau roman.

J’aime autant le Cali écrivain que le Cali chanteur, ne t’arrêtes pas en si bon chemin, j’ai hâte de lire ton roman sur ta fugue !
Seuls les enfants savent aimer est un coup de coeur

coup-de-coeur

 

Mangas/Manhwa

Flying Witch, Ishizuka Chihiro (2012)

Un manga tout mignon et plein de douceur

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Makoto est une jeune fille étourdie qui a un sens de l’orientation qui laisse à désirer. Accompagnée de son chat et de (très) nombreux cartons contenant ses effets personnels, elle part vivre chez ses cousins Kei et Chinatsu. Kei a le même âge, Chinatsu est beaucoup plus jeune qu’eux. Sous ses airs de jeunes filles banales, Makato est en réalité une sorcière. 

Le premier tome de cette série a su me toucher particulièrement pour son personnage principal haut en couleur. Comme vous le savez déjà je suis allergique à la sorcellerie, Harry potter m’est tombé des mains, mais dans ce premier tome, la sorcellerie n’est clairement pas au premier plan. Je pense que cet aspect sera développé dans les prochains tomes. J’ai aimé le côté étourdi et gaffeuse de Makoto. Le dessin m’a également beaucoup plu, les traits sont fins et épurés. Des illustrations simples et pleines de douceur. L’histoire en elle-même n’est pas folle mais j’ai pris plaisir à suivre le quotidien de cette jeune-fille et son arrivée à la campagne chez ses cousins. Une histoire de vie qui se déguste plus qu’elle ne se dévore.