Contemporains·Romance

Le mec de la tombe d’a côté, Katarina Mazetti (2009)

L’amour au cimetière 

Genre littéraire : Roman

Thèmes abordés : Deuil, Amour, Différence culturelle

Histoire : Elle est bibliothécaire, il est agriculteur. Leur point commun : ils sont voisins de cimetière. Il ne sont pas morts, ils rendent visite. Sa tombe à elle est un carré de granit, sans fioritures, ni fleurs. Lui entretient une véritable pépinière. Deux êtres que tout oppose vont finir par se rencontrer.

Mon avis : Au début je n’accrochais pas trop puis je me suis attachée à cet agriculteur, c’est étrange puisque je rêve d’être bibliothécaire mais je me suis toujours sentie plus proche de Benny (l’agriculteur). Peut être parce que c’est un homme simple. J’ai trouvé que c’était parfois trop cliché. L’agriculteur qui veut une femme qui puisse le seconder à la ferme, qui travaille à mi-temps pour l’aider, qui sache faire des boulettes de viandes…
C’est le seul petit reproche que je peux faire, justement les clichés… mais c’est quand même très vrai. Les gens qui ont des diplomes ont tendance à considérer les gens qui n’en ont pas comme des idiots. Si tu choisis un travail manuel en quelque sorte c’est que tu n’as pas su réussir tes études. Ce côté est contre-caré à une partie du livre lorsqu’elle découvre les bulletins de notes de Benny qui s’avèrent être excellents. Celle-ci trouve que c’est du gachi, qu’il devrait reprendre des études. Elle ne peut imaginer que Benny ai choisi ce métier par amour pour celui-ci…

L’amour sera t-il plus fort que les différences ? Lisez et vous saurez 🙂 En tout cas, j’ai adoré la fin

Note sur l’échelle livresque : 7/10

Ce que les autres blogueurs en pensent :

Je ne sais pas choisir

S.ecriture 

Ce livre s’adresse : plutôt aux filles bien qu’il puisse être lu par un mec

En lisant ce livre j’ai pensé : ça m’a fait penser à l’émission l’amour est dans le près (veuillez excuser mes références un peu limite… ahah)

Contemporains

Les heures souterraines, Delphine de Vigan (2009)

Il y avait de l’espoir mais il s’est envolé !

Genre littéraire : Roman

Thèmes abordés : Séparation, Stress, Métro, RER, Stress au travail

L’histoire : Mathilde élève seule ses trois enfants, elle est persécutée par son ancien supérieur sur son lieu de travail, celui-ci a réussi à la rendre totalement hors-circuit de l’entreprise. Elle est là, sans être là puisqu’elle ne sert plus à rien.
Philippe est medecin, il effectue des visites à domicile. Vont-ils réunir leur deux solitudes? et quand vont-ils se rencontrer? 

Mon avis : Dans un premier temps, j’ai aimé cette histoire, je voulais en savoir plus! j’ai dévoré ce livre mais au final il ne m’a rien apporté. Si, en réfléchissant il m’a apporté de l’amertume. Au fil des pages, un gout amer a envahi ma bouche et je me suis dis : « des milliers de gens vivent comme ça et j’espère ne jamais faire parti de ce lot! » Pas vraiment positif, en même temps quand on commence un livre de Delphine de Vigan, on ne s’attend pas à rire à gorge déployée. Un peu d’optimisme que diable! Enfin, je fais parti des gens qui voient le verre à moitié plein quand Delphine, elle, le voit à moitié vide.
Je ne peux pas nier que ces situations existent et que le stress au travail broie des vies. De même que c’est triste d’être dans les transports en commun et d’être à côté de pleins d’identités, des identités qui se croisent mais ne se rencontrent jamais. On préfère regarder le sol que de regarder son voisin. Comme si croiser son regard pouvait nous brûler les yeux ou nous faire disparaître. Tout comme Delphine de Vigan, je trouve ces situations terriblement tristes. Le message est peut être là :  » On est triste que tout soit comme ça mais ce sont des situations qui nous dépassent » on pense ça et puis on passe à autre chose.
Je pense que pour ceux qui ne connaissent pas encore cet auteur, il vaut mieux lire No et moi.

Ce livre s’adresse : à tous ceux qui voient la vie en gris (si ça peut leur ouvrir les yeux sur leur situation)

Note sur l’échelle livresque :  5/10 (pour la plume de Delphine De vigan)

Ce que les autres blogueurs en pensent : 

Serial Reader

Tu lis quoi

En lisant ce livre  j’ai pensé : Si un jour ma vie ressemble à ça! penser à relire ce livre et agir en conséquence.


Contemporains·Coups de coeur

Jean-Michel Guenassia, Le Club des Incorrigibles Optimistes (2009)

Tout d’abord Excusez moi d’avoir déserté WordPress depuis quelques temps.
Non je n’étais pas en train de lire les incorrigibles optimistes et je n’ai pas d’excuse … Pourtant je reviens vous parler de ce livre achevé il y a de ça 1 mois. Au départ rebutée par le prix, le titre me faisait de l’oeil et puis je n’ai pas pu lui résister.
 

 

plus de 700 pages et pourtant pas une de trop

 

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

 

Jean-Michel Guenassia met en scène un lecteur nommé Michel. J’ai mis du temps à comprendre qu’il s’agissait d’une autobiographie. Et oui!  je ne suis pas une flèche.
J’aime commencer un livre sans aucun a priori.
Cependant le doute planant et me submergeant, je n’ai pu m’empêcher de chercher des informations sur son auteur. Recherches très décevantes puisque je n’en ai pas appris beaucoup plus.
Ce n’est donc pas une autobiographie au sens propre mais des anecdotes enchâssés. L’auteur s’inspire de sa vie mais y ajoute de la fiction, rendant ainsi le livre plus percutant et moins « -bonjour, c’est moi Michel et je raconte ma vie »
Le livre développe l’histoire de nombreux personnages, ce n’est donc pas une histoire de vie mais des histoires de vies. Le suspense est bien là et donne envie de poursuivre la lecture.

Un livre qui regorge de référence


Du cinéma, en passant par la musique et la littérature et ça plaît ou déplaît. On est souvent frustré parce qu’on n’a pas forcément toutes ces références. On sourit lorsqu’on en saisie une et on se sent un peu moins à côté de la plaque.
En même temps Michel lit du matin au soir et en marchant, Il se rend souvent à la cinémathèque et lorsqu’il n’est pas occupé à ces activités Il prend des photos au jardin du Luxembourg. Il lit même pendant ses cours à Henri VI. Difficile donc de se procurer toutes les références, films ou livres dont il est question. Pourtant, j’en ai parfois eu très envie. Promis un jour je lirai le lion de Kessel (Je vois de là vos commentaires … elle l’a pas lu …L’INCULTE)
La place occupée par la culture et les arts dans le livre est donc assez  importante.

Le club d’échec et les réfugiés politiques

L’ouvrage traite également de sujets plus graves, tel que l’exil, voulu pour certains et souvent cas de force majeure pour d’autres. Ces exilés se retrouvent dans une arrière salle d’un Bar nommé Le Balto. Michel ferra leur connaissance et entrera dans ce club.
Ce livre vous imergera au sein de ce club et la vie de chacun de ses membres n’aura de secret pour vous.
Comme d’habitude, je ne vous en dit pas plus pour ne pas gâcher le suspense.

ce qu’en pensent les autres blogueurs :
Plaisirs à cultiver